Ma grand-mère se souvenait de son voyage de noce à Paris, mais pas d'avoir été mariée.
Comprendre les grands principes du monde et leurs détails parfois dérisoires fascine le scénariste ou l'acteur que je suis.
Sans la moelle épinière, on peut pas marcher, c'est un peu comme la chaussure du système nerveux...
Folles amours font les gens bêtes.
Une faute, une fois niée, est deux fois commise.
La violence avec laquelle s'est affirmée la suprématie des valeurs blanches, l'agressivité qui a imprégné la confrontation victorieuse de ces valeurs avec les modes de vie ou de pensées des colonisés font que, par un juste retour des choses, le colonisé ricane quand on évoque devant lui ces valeurs.
Être aimable, rien n'est plus utile.
On ne dévore pas un bon livre, c'est plutôt dans son ventre que vous risquez de finir. Comment reconnaître un bon lecteur ?
Chaque année, donc, un tiers seulement de l'aire cultivée était abandonné à la jachère et livré, semble-t-il, à la dépaissance du bétail.
C'est une tête de mort sculptée dans un calcul biliaire.
Il a toujours profondément méprisé la nature humaine, en raison même de l'échantillon que lui renvoyait son miroir.
Trois pensées trois coquelicots trois soucisTrois soucis trois roses trois oeilletsLes trois roses pour mon amieLes trois oeillets pour mon amiLes trois coquelicots pour la petite fille si tristeLes trois pensées pour mon amiLes trois soucis pour moi.
Quelle horreur : vivre dans sa propre maison. Ce doit être encore plus dur que vivre dans sa propre peau.
Ce n'est pas parce que l'on a mangé une fois du caviar que l'on a traversé la Volga à la nage.
La poésie suggère. En cela, elle est plus proche qu'on ne pense de la vie, qui est toujours en deçà de l'instant qui frappe.
Ce n'est pas important d'avoir du talent, puisque ça n'excuse jamais de ne pas avoir de génie.
Un type qui ne boit pas de vin est un type qui ne connaîtra jamais le bonheur.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
Mon nom est celui d'un oiseau migrateur. Un peu difficile à porter car le butor est très décrié.
Je pense à MarieJe pense à MarieAux yeux de MarieAux mains de MarieAu corps de MarieAu coeur de MarieJe pense à Marie-Louise.
La foi avait toujours donné réponse à tout. Mais elle avait été reléguée aux oubliettes avec Freud et Darwin. Nous étions et nous sommes encore des hommes perdus.
Un enlèvement fait d'ordinaire, après quelques semaines, un voleur et deux volés.
Ça fait quinze ans que ça vous emmerde que j'aie raison, et plus ça vous emmerde, plus ça me fait plaisir.
Le monde réel est un vrai foutoir.
Je ne pense pas être un poète... Un poète, ça vole quand même un peu plus haut que moi... Je ne suis pas poète. J'aurais aimé l'être comme Verlaine.
La plupart des hommes ne font pas autre chose que gagner leur pain.
Seulement les âmes contemporainement matelassées d'une épaisse toison de bêtise impénétrable à n'importe quelle balistique de l'Art.
Que d'autres se targuent des pages qu'ils ont écrites ; moi je suis fier de celles que j'ai lues.
Depuis que mam. n'est plus, je n'ai plus cette impression de liberté que j'avais en voyage (quand je la quittais pour peu de temps).
Pour être vrai, l'amour doit mépriser l'argent.
Mao a également compris que la révolution ne durerait que si elle était d'abord faite dans les esprits. Elle ne s'est pas bornée à distribuer des armes, de la nourriture, des terres ; elle s'est efforcée de donner aux paysans l'envie de se battre, le goût de travailler intelligemment, la volonté de conquérir leur terre.
On s'habitue à tout, a-t-on coutume de dire. Je n'en suis pas certain. Je crois plutôt qu'on est capable de se déshabituer de tout. C'est différent.
Ces négligences, ces compromissions, ces faiblesses, ces petitesses : autant d'avatars de l'indifférence qui appellent autant de réactions : la colère, le courroux, le dépit, la rancune, l'exaspération, le chagrin, la rage.
Veux-tu, homme, exprimer ce qu'est l'éternité ?Il te faut d'abord rompre radicalement avec toute parole.
Lors de mes visites en Amérique, j'ai découvert que le vieux dicton marxiste, "De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins", était probablement plus en vigueur en Amérique - ce saint des saints du capitalisme - que dans tout autre pays. dans le monde.
Je suis pour un art qui grandit sans savoir que c'est de l'art.
Vivre vaut la peine si l'on peut contribuer d'une petite manière à cette chaîne sans fin de progrès.
Des gens comme Air, Sébastien Tellier, Rone, Gesaffelstein pour la scène française sont aussi des gens avec qui j'ai des affinités.
On croit que si rien ne se passe, on disparaît. Ce n'est pas vrai.
Riez autant que vous respirez et aimez aussi longtemps que vous vivez.
Donnez une éducation à une fille et introduisez-la convenablement dans le monde, et dix contre un mais elle a les moyens de bien s'installer, sans frais supplémentaires pour personne.
Souhaiter c'était espérer, et espérer c'était attendre.
Il est très difficile d'obtenir la dynamique où deux personnes peuvent se stimuler et être heureuses.
Vous devez faire confiance à votre instinct, à votre jugement et faire confiance à la narration qui a précédé et à la qualité du jeu avec l'émotion.
Avoir un nom de scène, c'est comme avoir un complexe de Superman. J'entre dans la cabine téléphonique en tant qu'Eric Bishop et en ressort en tant que Jamie Foxx.
C'était un cordonnier, sans rien d'particulierDans un village dont le nom m'a échappéIl faisait des souliers si jolis, si légersQue nos vies semblaient un peu moins lourdes à porter
Mon travail sur le capital humain a commencé par un effort pour calculer les taux de rendement à la fois privés et sociaux pour les hommes, les femmes, les Noirs et d'autres groupes à partir d'investissements dans différents niveaux d'éducation.
Qu'y a-t-il à l'origine des grandes inventions ? Des rêves !
Il faut des sacrifices ainsi que du talent.
Je suis vivant et je veux continuer à vivre.