Quand la bouche dit : oui, le regard dit peut-être.
Les femmes aussi ont leurs saisons. L'été ne dure pas toujours et après l'été... Ah oui ! Les splendeurs de l'automne ! Mais combien éphémères !! Qui prend le temps de regarder et d'aimer l'automne ?
Votre livre terminé est devenu un objet, une sorte de magma un peu pâteux, une masse informe dont vous avez une vision de détails, mais pas de vue d'ensemble.
Les Blancs changent sans arrêt le monde pour l'adapter à la vision fluctuante qu'ils ont de l'avenir. Les aborigènes mobilisent toute leur énergie mentale pour laisser le monde dans l'état où il était. En quoi cette conception est-elle inférieure ?
Chaque film est l'émanation d'une vision personnelle de la réalité.
L'homme est le seul animal qui, pour se reproduire, commence par enfoncer sa langue dans la bouche de sa femelle. Toutes les autres bêtes sans exception trouvent du premier coup quels sont les organes adéquats.
Ce n'est pas la lumière qui manque à notre regard, c'est notre regard qui manque de lumière.
Il est parfois difficile de ne pas être spectateur de nous même.
- T'as sucé des mecs pour un portable ?! - Oui mais c'était un beau portable !
- Ça va aller tu vas t'en sortir. - T'as fait exploser leur provisions. - Oui tout a explosé. - Super. - Il faut que tu gagnes. Tu veux bien chanter ? - D'accord. Sous le vieux saule Au fond [...] ► Lire la suite
Vivre en pleine conscience, ralentir son pas et goûter chaque seconde et chaque respiration cela suffit.
J'ai tant rêvé de toi que tu perds ta réalité. Est-il encore temps d'atteindre ce corps vivant et de baiser sur cette bouche la naissance de la voix qui m'est chère ?
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
Un gouvernement c'est comme un bébé. Un tube digestif avec un gros appétit à un bout et aucun sens des responsabilités de l'autre.
Je me sens seul ce soir loin de toi, toi qui occupe toutes mes pensées. Il n'est pas une heure, une minute où tu ne me manques. J'ai envie de me blottir contre toi, sentir tes mains sur mon corps, [...] ► Lire la suite
En science comme en religion il faut être attentif aux signes. Nombre de grandes découvertes sont la conjonction du hasard et de l'acuité d'observation et d'interprétation des signes.
Dans la bonne société anglaise, le talent plus le utile est de savoir bâiller la bouche fermée.
La photographie a ouvert des horizons illimités à la pathologie du progrès, puisqu'elle nous a incités à déléguer à la multitude de nos machines de vision le pouvoir exorbitant de regarder le monde, de le représenter, de le contrôler.
En général, la mort fait que l'on devient plus attentif à la vie.
Un idéal n'est souvent qu'une vision flamboyante de la réalité.
L'amour est insaisissable. C'est un vide intérieur qui se comble. La beauté retrouvée grâce au regard d'un autre. C'est vivre au présent, pour l'avenir, en brûlant le passé. C'est la seule façon de se sentir vivant.
Un ami, un véritable ami, c'est aussi un témoin, quelqu'un dont le regard permet d'évaluer mieux sa propre vie.
Un regard dérange plus qu'une claque.
La vérité sort de la bouche des enfants.
Mon père restait silencieux même dans ces moments où il fallait s'exclamer et rire. Comme dans les rues de la promenade, comme au jardin, son regard semblait détourné du lieu proche, cherchant ailleurs.Son destin, une enveloppe restée vide. Cette vie, une page blanche.
Notre vision du futur s'est rétrécie.
- Revenez quand vous voudrez, vous êtes le bienvenue chez nous. - Oui si je traine dans le coin un de ces quatre... Et que je cherche des toilettes.
Le metteur en scène met son silence dans la bouche de l'auteur.
Je la revois chez sa couturière, assise devant les grands miroirs à multiples faces, et disant : " Regarde ! Cinq images différentes du même sujet. Si j'étais écrivain, c'est ainsi que j'essaierais de dépeindre un personnage, par une sorte [...] ► Lire la suite
L'art scénique, le seul qui tire l'oeuvre de sa fixité irrémédiable, de son irrémédiable solitude, est le plus beau et le plus tragique de tous. Il vit comme la vie, il meurt comme la vie.
Mon pauvre oncle disait souvent : "Il faut toujours tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler." Que devrait-on faire avant d'écrire ?