Au regard de la vanité, un fou s'est toujours regardé.
Mon expression préférée est : Quand tu montes à la cloche, sonne-la ? ou ne montez pas à la cloche.
Et peut-être que tel se pense bien habile,Qui trouvant de mes vers la rime si facile,En vain travaillera, me voulant imiter.
Tirer vanité de son rang, c'est avertir qu'on est au-dessous.
À l'encontre de l'homme aucun animal est obsédé par vanité ou arrogance.
L'homme est cet animal fou dont la folie a inventé la raison.
Ce n'est pas ce que l'on dit qui compte, mais ce qu'on entend. C'est fou comme la voix seule peut dire d'une personne qu'on aime - de sa tristesse, de sa fatigue, de sa fragilité, de son intensité à vivre, de sa joie.
Il n'est point dessein de bourreau qui ne lui soit suggéré par le regard de la victime.
Le fou n'est l'homme qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu, excepté la raison.
N'est-il pas clair comme le jour que l'Argent est précisément ce même Dieu qui veut qu'on le dévore et qui seul fait vivre, le Pain vivant, le Pain qui sauve, le Froment des élus, la Nourriture des Anges, mais, en même temps, la Manne cachée que les pauvres cherchent en vain ?
Vous avez appris qu'il a été dit : Oeil pour oeil, dent pour dent. Mais moi, je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui l'autre aussi.
C'est la deuxième fois que je vois un regard si peu expressif. La première fois, c'était dans un pré, entre deux cornes !
La révolution informatique fait gagner un temps fou aux hommes, mais ils le passent avec leur ordinateur !
Tout est vain sauf la bonté.
De fou vient folie, et de cuir courroie.
Le mobilier des pygmées se réduit à sa plus simple expression : une feuille.
Le suicide, c'est l'ultime expression de la liberté. De savoir que l'on peut choisir sa mort, ça aide à vivre.
La mer ! Sa seule beauté attire, retient le regard et donne l'impression d'une étendue intouchée de commencement du monde, d'une puissance qui dépasse l'être humain.
Il n'y a rien de plus touchant que le regard extasié d'un enfant devant une fleur sauf, peut-être, de voir un adulte qui parvient encore à en faire autant.
La raison pour laquelle je ne peux pas suivre la vieille philosophie oeil pour oeil, c'est qu'elle finit par rendre tout le monde aveugle.
Le fou ce ne sera plus l'exilé, celui qu'on repousse dans les marges de nos villes, mais celui qu'on rend étranger à lui même en le culpabilisant d'être celui qu'il est.
Le regard du nouveau né est plus sage que celui du grand savant, il faut parfois désapprendre pour mieux appréhender l'essentiel.
Un homme sage a une dignité sans fierté ; un fou a de la fierté sans dignité.
Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu'un cyprin doré d'âge patriarcal garde apparemment jusqu'à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
L'orgueil se contente de son propre suffrage, la vanité a besoin du suffrage des autres.
Il n'est pas indispensable d'être fou pour faire du cinéma. Mais ça aide beaucoup.
Tout ce qui flatte le plus notre vanité n'est fondé que sur la culture, que nous méprisons.
La vanité est la passion dominante de l'homme.
Qui remue le passé perd un oeil ; qui l'oublie perd les deux.
L'intensité du regard d'un bébé qui tète est vraiment poignante, c'est l'intensité de l'être qui est conscient qu'il contribue au vivre du monde entier.
Le fou se croit sage et le sage reconnaît lui-même n'être qu'un fou.