La littérature contient toutes les composantes de la foi: le sérieux, l'intériorité, la musique, et le contact avec les contenus enfouis de l'âme.
Un chien affamé n'a foi qu'en la viande.
Les dégâts que j'ai causés dans cette délicate profession éclipsent ceux provoqués par les inondations de 1910.
Il faut à une vie, une religion laïque ou mystique, une grande idée, une foi, même si cette foi est faite d'un universel doute... ou bien, il faut être tout à fait un imbécile et les imbéciles sont très malheureux.
Ma poésie : c'est une île qui vole à la recherche de sa page natale.
La mémoire est un filtre malhonnête. Comme la littérature d'ailleurs. Et c'est sans doute bien ainsi.
L'honneur, c'est la poésie du devoir.
La poésie est l'art de ne pas comprendre. Elle ne s'adresse pas à la raison, et n'est pas faite de sentiments, mais parle au vent et provoque des sensations.
Un bon classique ne va pas sans un peu de médiocrité.
Toute plaisanterie doit être courte, et même le sérieux devrait bien être court aussi.
Le problème tu vois, c'est que je ne peux m'empêcher de penser à toi. C'est pas faute d'essayer pourtant. J'ai essayé des dizaines de fois. Que dis-je, j'ai essayé des millions de fois même. Mais y'a vraiment rien à faire. [...] â–º Lire la suite
Les directeurs de théâtre ne connaissent plus les voix, et parfois même l'opéra en général, pour jouer leur rôle de garde-fou.
Ce sont les martyrs qui font la foi plutôt que la foi ne fait les martyrs.
Je hais les railleurs malsains, les petits jeunes gens qui ricanent, ne pouvant imiter la pesante gravité de leurs papas.
Si croire en la réalité d'une abondance planétaire et individuelle est un acte de foi, il n'en est sûrement pas moins un acte de foi de croire en la valeur des billets verts que nous utilisons tous les jours.
Aller au théâtre est très important : entendre des choses rares, belles, profondes, est très enrichissant. C'est la vie redessinée.
L'important, en littérature comme en cinéma, c'est de dire des choses graves avec légèreté.
Le problème avec un système purement collectif est non seulement qu'il nécessite une croissance économique, et le bon type de tendances démographiques, mais qu'il empêche les gens de penser à leur avenir de manière responsable.
Un sujet normal est essentiellement quelqu'un qui se met dans la position de ne pas prendre au sérieux la plus grande part de son discours intérieur.
Dans le ghetto et les camps, j'avais vu des gens dans tout leur égoisme, leur bassesse, mais aussi dans leur générosité....Ces instants rares ne faisaient pas qu' élever une lumière dans l'obscurité, ils ancraient en vous la foi en l'idée que l'homme n'est pas un insecte.
Qu'est-ce que la foi ? C'est de croire fermement ce que l'on ne comprend pas.
Il n'y a pas de ministres en difficulté. C'est la réalité qui est difficile. Même un secrétaire d'état aux Choux farcis aurait un jour un problème avec les choux !
Beaucoup de gens veulent que le gouvernement protège le consommateur. Un problème beaucoup plus urgent est de protéger le consommateur du gouvernement.
Le théâtre est l'accomplissement qui vient dans l'inaccompli.
Le principal est que personne, homme ou femme, ne se trouve sans un gardien, placé au-dessus de lui, et que personne ne s'habitue à agir de sa propre initiative, au sérieux ou pour rire.
Quand on s'imprègne d'une personne ce n'est plus la force de gravité qui nous retient au sol mais elle. On pourrait tout être pour cette personne, un frère, un amie... un protecteur.
Dès sa naissance, l'homme porte le poids de la gravité sur ses épaules. Il est boulonné à la terre. Mais l'homme n'a qu'à sombrer sous la surface et il est libre.
La littérature est prostitution.
Nul lieu n'est impénétrable pour quiconque est animé d'une foi sincère.
Le divorce est le sacrement de l'adultère.
La poésie vit d'insomnie perpétuelle.