Nous échouons à traduire entièrement ce que notre âme ressent : la pensée demeure incommensurable avec le langage.
C'est la littérature qui permet à l'être humain de conserver sa conscience d'homme.
J'ai une âme et je suis superbe.
Croire que la religion dans laquelle on a été élevé est fort bonne et pratiquer tous les vices qu'elle défend sont des choses extrêmement compatibles, aussi bien dans le grand monde que par le peuple.
Je sais que tu peux te battre, mais c'est ton esprit qui fait de toi un homme.
Une conscience troublée par les désirs ne peut se libérer. Une sagesse troublée par l'ignorance ne peut se développer.
Si tu souffres plus qu'un autre des choses de la vie, il ne faut pas t'en étonner : une grande âme doit contenir plus de douleur qu'une petite.
Le malheur, en s'attachant à moi, m'enseigna peu à peu une autre religion que la religion enseignée par les hommes.
Je ne suis pas pour autant dans la retenue, je fais juste attention à ce que je dis, afin que le fond de ma pensée soit recevable.
Tous les hommes sont égaux : la race, la couleur ou la religion n'ont pas d'importance. Seuls comptent les intentions et les actes.
Si c'est les meilleurs qui partent les premiers, que penser alors des éjaculateurs précoces ?
Quel esprit ne bat la campagne ?
La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain.
Rien n'est plus séduisant pour un homme que sa liberté de conscience, mais rien n'est plus cause de souffrance.
Les mots sont les fantômes des imaginations malades, au-dessus desquels il y a la vie qu'il faut vivre sans penser aux mots.
La mauvaise conscience ne fait que retarder inutilement l'accomplissement d'actions discutables que l'on aurait, de toutes façons commises.
Quand on aime, les mots sont trop petits pour contenir notre âme trop grande.
Notre marche vers la liberté est irréversible. Nous ne devons pas laisser la peur nous barrer la route.
La liberté intellectuelle dépend des choses matérielles.
Le chemin de la sagesse ou de la liberté est un chemin qui mène au centre de son propre être.
Il y a une douce pensée qui jaillit souvent en moi, parce qu'elle parle de toi.
L'artiste romantique doit se transcender. Il lui faut être plus qu'un créateur. Il lui faut être la conscience de la nation, un prophète, une institution sociale.
La culpabilité ne sert à rien. Seule la conscience est ta soeur. Elle te dit la vérité. Elle n'a rien à cacher, à te cacher. Elle est pure. Elle est ce que tu voulais être et que tu n'es pas.
C'est un défaut courant des hommes : penser qu'avec un peu d'argent ils obtiendront toujours ce qu'ils voudront.
Ce qu'il y a d'horrible avec les femmes, c'est que leur esprit est encore une manière de résister.
Penser ne suffit pas : il faut penser à quelque chose.
Le génie de la France est une source où, de tout temps, puisa la pensée des peuples libres.
Le prisonnier voit la liberté plus belle qu'elle n'est.
Ceux qui professent vouloir la liberté et déplorent l'agitation sont comme le paysan qui voudrait récolter sans avoir labouré.
Tout homme qui acquiert la capacité de prendre pleine possession de son propre esprit peut prendre possession de tout ce à quoi il estime avoir droit
Si Dieu n'était pas ! alors que sommes-nous ? Rien, rien qu'une sorte d'excroissance absurde, un lichen de vie et de conscience sur une planète dérisoire perdue au milieu du lent ballet du monde.