La musique. Probablement la langue véritable du subconscient, la langue universelle au-delà du possible.
Vous êtes musicien africain, donc vous jouez du djembé, du balafon, de la kora. Si vous jouez du saxo, oups, c'est plutôt noir-américain, vous n'êtes déjà plus tellement africain dans la tête de certains.
La voix de Philippe Noiret. Le timbre d'une plénitude chaleureuse, une fluidité grave de hautbois, comme un accord avec tout de la vie. Mais au fond de ce velours, il y a un éloignement, une mélancolie. Une mélodie qui semble tellement en harmonie avec les choses de la terre qu'elle annonce déjà comme un départ.
L'homme est allé sur la lune mais il ne sait pas encore faire un flamboyant ou un chant d'oiseau.
Une danseuse est une femme qui danse tantôt sur un pied, tantôt sur un autre, et qui gagne sa vie entre les deux.
Une musique sans mélodie est comme une perdrix aux choux qui ne se composerait que de choux.
Toute âme est une mélodie qu'il s'agit de renouer.
Elle entendait au loin son mari qui jouait imperturbablement de son livre ; ses doigts ne se lassaient jamais des anciens chants. En secret, elle souhaita que revienne un jour où il passerait autant de temps à l'étreindre et à la caresser comme une petite harpe qu'il en consacrait à ses invraisemblables livres.
La ville écrase la forêt pour y installer son décor sans songer au bruit que ferait le chant de tous les oiseaux morts
Vivre, c'est danser, j'aimerais mourir à bout de souffle, épuisée, à la fin d'une danse ou d'un refrain.