Tout refus du langage est une mort.
La simple élégance du langage ne peut produire au mieux qu'une vaine renommée.
Le nuage est sombre mais ce qui en tombe est de l'eau pure.
Les fleurs sur la tombe d'un ennemi ont un parfum enivrant.
Le théâtre est un lieu utopique où venir toucher la terre du langage et atteindre ses forces.
Il faut trois jours à la justice pour décider de la mort d'un homme, et des années pour décider d'un héritage.
La mort a des rigueurs à nulle autre pareilles : On a beau la prier, La cruelle qu'elle est, se bouche les oreilles, Et nous laisse crier.
C'est impossible que la mort soit la fin ! Il persiste quelque chose dans l'esprit de ceux qui restent.
La mort, je l'ai vu de près... Eh bien, elle ne gagne pas à être connue ! Elle a une sale tête de mort !
La mort du jardinier n'est rien qui lèse un arbre. Mais si tu menaces l'arbre, alors meurt deux fois le jardinier.
À qui tu crois que tu parles ? Qui est-ce que tu penses avoir en face de toi ? Tu sais combien je me fais en un an ? Je veux dire, même si je te disais combien, tu le croirais pas. Tu [...] ► Lire la suite
Frôler la mort n'est rien. Passer à côté de la vie est beaucoup plus grave.
Quiconque a côtoyé la mort est condamné à la poésie.
L'art est la présence dans la vie de ce qui devrait appartenir à la mort ; le musée est le seul lieu du monde qui échappe à la mort.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
Sur tout l'onde éternelle étale son glacis. La vie la mort sont une même flamme.
Le peuple français est comparable à un chat : même s'il tombe de très haut, il retombe en bonne posture.
La pensée de la mort est une chose, mais son acceptation en est une autre, infiniment plus grave et déchirante.
Comme c'est étrange, ils m'ont dit "Tu vas perdre une journée de ta vie dans le vol entre Buenos Aires et l'Australie". Quel jour ? Le 6 juin, l'anniversaire de la mort de Ma. Et je me suis dit "Ca, c'est une journée que je serai ravie de perdre".
- C'était terrible quand j'ai perdu mon grand-père. - Ah il est mort comment ? - 2e Guerre Mondiale. - Il est mort au combat ? - Nan, il skiait dans le Vermont, c'était pendant la 2e Guerre Mondiale.
La mort n'est pas seulement la fin de la vie, elle en est le remède.
La mort n'existe que pour ceux qui restent.
Un jour, tout allait à la perfection et le lendemain, tout avait disparu - attrait, saveur, intérêt, contentement - tout. C'était l'un des moments en question, voyez-vous. Le souffle chlorotique de la fin de la jeunesse s'abattit sur moi et m'emporta.
Quelle autre chose est le temps qu'une route précipitée qui nous conduit continuellement à la mort malgré nous.
Ce verdict était tombé comme un couperet. La duchesse avait eu des ancêtres guillotinés. Un moment, on crut voir passer leurs fantômes.
Je ne suis pas un ange, affirmai-je, et je ne le serai qu'à ma mort : je serai moi-même.
Mieux vaut la mort dans le combat que la vie d'un vaincu.
Celui qui tombe se fait piétiner.
Mieux vaut être lâche une minute que mort tout le reste de la vie.
Sur le désert, la nuit tombe d'un coup, comme si quelqu'un avait éteint la lumière.
Faire de la peinture, ou de la littérature, ce serait donc bien apprendre à mourir, trouver le moyen de ne pas mourir dans la sottise de cette mort que les autres avaient en réserve pour nous et qui ne nous convient nullement.