L'assassinat n'a jamais changé l'histoire du monde.
Les livres sont ceci, ils propagent le silence.
Les journalistes sont des avocats qui écrivent.
L'écrivain peut se permettre n'importe quoi : on le considère aujourd'hui comme un être inoffensif.
L'esclave ne souffre plus. C'est ce qu'on appelle l'évolution d'une civilisation.
Vous ne pouvez obliger les soufflés à monter deux fois.
Les miracles, cela arrive, ou presque.
En politique, j'apprécie les prolétaires ; en amour, les princesses russes.
La moindre liberté est grisante.
Toutes les démocraties sont critiquables parce qu'elles admettent la fatalité des dictatures.
Le théâtre, c'est la possibilité, pour un homme, de faire mourir des personnages qu'il a créés.
Ceux qui nous aiment, même sincèrement, ne peuvent s'empêcher de se repaître de nos malheurs.
Le troisième millénaire sera rigolo ou ne sera pas.
L'objet aimé n'est jamais que ce que nous nous imaginons qu'il est.
Les favoris, les hommes en place mettent quelquefois de l'intérêt à s'attacher des hommes de mérite, mais ils en exigent un avilissement préliminaire qui repousse loin d'eux tous ceux qui ont quelque pudeur.
Aimons avec d'autres visages ceux qu'ont griffés les ronces de l'âge.
Lorsque nous pleurons les yeux ne nous servent pas à voir.
Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir.
Quand dans une réunion, un homme ne dit rien alors que tout le monde parle, on n'entend plus que lui.
Si vous voulez réussir en politique, vous devez garder fermement votre conscience sous contrôle.
Maintenant les gosses jouent à des jeux tellement compliqués qu'on dirait des boulots.
C'était le ba, be, bi, bo, bu etc. Je me souviens à quel point c'était difficile et décevant, ces leçons d'apprentissage, et il fallait toute ma confiance dans cette femme, pour admettre que ce qu'elle trouvait bien dans notre leçon de la matinée n'était pas le résultat d'un dérangement de son esprit.
Qui n'est pas pour moi est contre moi, disait Pompée, et Pompée fut battu ; qui n'est pas contre moi est pour moi, disait César, et César demeura vainqueur.
Tous les hommes ne se gouvernent que par les idées qu'ils ont de leur avantage et de leur bien-être.
Avant que le blé ne monte en épis, dans la terre il faut qu'il fermente. C'est la loi.
Il n'y a que deux femmes qui doivent se trouver mêlées à la vie de chaque homme pour son bonheur : sa mère et la mère de ses enfants. Hors de ces deux amours légitimes, outre ces deux créatures sacrées, il n'y a qu'agitations vaines, qu'illusions douloureuses et ridicules.
J'exprimerai sans rougir devant vous mes amoureux transports ; le temps étouffe la timidité dans les coeurs.
Parfois les hommes, par crainte d'un moindre danger, se jettent dans un plus grand.
Une constatation importante : jusqu'ici, l'Inconnue n'a pas dit un mot de ses éventuelles prétentions. L'affaire n'a pris son essor qu'en-dehors d'elle, on pourrait dire : malgré elle.
Il n'est pas mauvais de rappeler que, si Versailles a pu s'élever, c'est parce que Louis XIV - avec Colbert - a su restaurer les finances ruinées par la Fronde.
Si la présidentielle se réduisait à un catalogue de propositions dont la crédibilité dépendait de leur chiffrage, ce serait une tragédie.
C'est toujours avec angoisse que j'anticipe le retour de la nuit, le moment de la grande rencontre avec moi-même, le moment d'ajouter un autre zéro au total du passé, le moment de me rapproche de tout un pas de la frontière au-delà de laquelle il n'y a plus rien, même plus de futur.
Le malheureux petit Chose, arraché à son rêve, tombé de son ciel, promenait autour de lui de grands yeux étonnés où se peignait un effarement si naturel, si comique que toute la salle partait d'un gros éclat de rire.
Le RPR n'est pas le PSU. La branlette intellectuelle ça ne marche pas.
Un échec est souvent plus riche d'enseignements qu'un succès.
J'ai aimé la rencontre avec les hommes de ma vie, la dualité, la complicité, le rire, la quiétude, la séduction, l'impérieux besoin de reconquérir chaque matin, de rêver une vie à deux tout en sachant parfaitement que rien ni personne ne résisterait à mon piano, à mes théâtres, à la route partagée avec d'autres.
Nous allions, changeant de pays plus souvent que de souliers,A travers les guerres de classes, désespérésLà où il n'y avait qu'injustice et pas de révolte.
Je crois en l'homme, et ça veut dire que je crois en sa raison ! Sans cette croyance, je n'aurais pas la force de me lever le matin de mon lit.
Un fou brame dans la nuit,Qui bande comme un cerf,Ô mort je suis ce cerf,Que dévorent les chiens,La mort éjacule en sang.
Le vrai bourgeois, c'est-à-dire, dans un sens moderne et aussi général que possible, l'homme qui ne fait aucun usage de la faculté de penser et qui vit ou parait vivre sans avoir été sollicité, un seul jour, par le besoin de comprendre quoi que ce soit...
La pauvreté a le pouvoir a le pouvoir de faire sentir aux êtres humains la pesanteur de la chair et la servitude lamentable de l'esprit.
D'autre part, à la limite, les Européens d'Europe sont des colonisateurs en puissance : il leur suffirait de débarquer. Peut-être même tirent-ils quelques profits de la colonisation. Ils sont solidaires, ou pour le moins complices de cette grande agression collective de l'Europe. De tout leur poids, intentionnellement ou non, ils contribuent à perpétuer l'oppression coloniale.
Il y a pusieurs attitudes vis-à-vis de l'amour : on peut le manger, on peut le boire,on peut le respirer, et on peut vivre en lui. Ceux qui le mangent restent dans le pain physique, et ils ne peuvent pas être satisfaits parce qu'ils se contentent des plaisirs inférieurs.
Il faut aimer danser pour s'y tenir.
L'oisiveté n'est vice que chez les pauvres.
Les syndicalistes sont toujours ceux qui font semblant de combattre et enterrent en général les travailleurs.
Je n'ai pas pleuré - alors j'ai grandi à l'intérieur.
C'est la passion qui fait vivre l'homme ; la sagesse ne le fait que durer.
La danse est le pur langage de l'âme - elle nous accompagne depuis le tout début.
Lorsque vous êtes gentil avec quelqu'un en difficulté, vous espérez qu'il s'en souviendra et qu'il sera gentil avec quelqu'un d'autre. Et ça deviendra comme une traînée de poudre.