Dans le puits où tu as bu, ne jette point de pierre.
Chaque poète se taille un langage dans le langage comme s'il découpait un étendard dans le parquet de l'univers, un tapis volant, un autre monde, un Mexique, un lexique. Mais c'est l'ensemble du langage ainsi, qu'il pervertit, déroute, exalte et restitue.
Les grandes choses ne demandent qu'à être dites simplement, car elles sont gâtées par l'emphase ; mais les petites choses doivent être vêtues d'un langage élevé, car elles ne sont entretenues que par l'expression, le ton de la voix et le style de débit.
Un bateau n'est pas plus grand ou plus petit, selon qu'il se trouve au creux ou au sommet de la vague.
Entendre une phrase qui tombe juste, c'est voir son âme dans un miroir.
L'étreinte est le plus haut langage du corps et de l'âme.
Tous les discours n'avancent point les choses : Il faut faire et non pas dire.
L'école des petits garçons. Tous des planches avec écriture arabe. Le mot table de la loi, et toutes les indications antiques sur la manière d'écrire montrent que c'étaient des tables de bois. Les encriers et les pantoufles devant la porte.
Personne ne fit de discours sur sa tombe. Personne n'avait soupçonné qui il était. Et qui sait ? lui-même non plus peut-être. C'était pourtant un bien puissant magicien.
Je veux dire, plus précisément, ceci : je crois que la normalisation, les normalisations disciplinaires, viennent buter de plus en plus contre le système juridique de la souveraineté ; de plus en plus nettement apparaît l'incompatibilité des unes et de [...] ► Lire la suite