La résilience n'est pas un catalogue de qualités que posséderait un individu. C'est un processus qui, de la naissance à la mort, nous tricote sans cesse avec notre entourage.
On ne doit pas se réjouir de la mort d'un ennemi. Notre vie ne sera pas éternelle.
La mort sans l'Eglise est sans grandeur. Elle a l'air un peu d'une formalité administrative, d'une opération d'arithmétique physiologique, d'une soustraction charnelle : Un tel y était. Il n'y est plus. Ca fait moins un. A qui le tour ?...
La mort n'atteint pas seulement celui qui doit fermer les yeux à jamais mais aussi les autres, tous les autres qui recevront l'horreur et l'absence en partage.
L'imparfait est le temps de la fascination : ça a l'air d'être vivant et pourtant ça ne bouge pas : présence imparfaite, mort imparfaite ; ni oubli ni résurrection ; simplement le leurre épuisant de la mémoire.
Si la peur de la mort arrêtait les hommes, vous n'auriez ni grands soldats, ni grands sportifs.
On peut décréter et ressentir sa mort, sans attenter à sa vie. La mort est un état d'âme.
La vie entrave l'âme. La mort dégage. C'est peut-être le seul temps d'amour.
Le bon vieux temps : tout ce que la mémoire range dans ses débarras en gommant le médiocre pour ne retenir que le meilleur.
Ce n'est pas la mort qui effraie, mais la douleur qui la précède.
Je vivais en homme qui désire la mort mais n'a pas le courage de se la donner.
Dans la graine, la vie est cachée dans la mort ; dans le fruit, la mort est cachée dans la vie.
Tous les êtres intelligents ont donc une volonté libre qui vient du jugement de l'intellect. C'est là avoir le libre arbitre, qui se définit comme libre jugement provenant de la raison.
La mort est acceptée aussi longtemps que la date et les circonstances de sa venue demeurent incertaines.
La mort n'est peut-être qu'une absence totale d'amour, qu'une sursaturation de haine.
L'homme de bien situe la justice au-dessus de tout. Un homme de bien qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un rebelle. L'homme médiocre qui a la bravoure mais qui ignore la justice sera un brigand.
La mort nous sourit à tous, tout ce qu'on peux faire c'est lui sourire à notre tour.
La mort n'existe pas, elle n'est qu'un changement de monde.
- Dans ce cas, justifie un peu tout ça Bella ! À quoi bon mon amour pour toi ? À quoi bon ton amour pour lui ? À quoi bon ta mort ? À quoi bon autant de souffrance ? La mienne, la tienne, la [...] â–º Lire la suite
La légèreté naît du poids et le poids de la légèreté; chacun paie le bénéfice qu'il tire de sa vocation, chacun s'use à la mesure du mouvement qui l'anime. Et chacun meurt à tout instant. Toutes les forces se détruisent [...] â–º Lire la suite
Le repentir est un jugement que l'on porte sur soi-même.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.
Il y a toujours quelque chose à retenir d'un médiocre match de football : une talonnade, un tir... On lit un livre raté avec la conviction que le suivant sera meilleur.
Vivre sans temps mort et jouir sans entrave.
Une mort manquée a sur le moment un charme unique : celui de nous égaler à l'erreur et aussi de nous précéder dans un passé qui n'a pas été le nôtre.
Penser à la mort raccourcit la vie.
Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art, la souplesse des roseaux que la main du vent froisse, en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.
Ne vous attachez qu'aux hommes estimables ; fuyez plus que la mort la société des lâches : nul ne les respecte, pas même leurs semblables.
De toutes les morts, la mort atomique est la moins chère...
La mort de l'eau est plus songeuse que la mort de la terre : la peine de l'eau est infinie.
L'amour est une loterie où celui qui gagne, gagne la mort !