L'art est soit une révolution soit un plagiat.
L'art, autant qu'il le peut, suit la nature, comme un élève imite son maître ; ainsi votre art doit être, pour ainsi dire, le petit-fils de Dieu.
Il faut que l'auteur dramatique sache mettre lui-même sa pièce en scène. Une pièce de théâtre ne peut être bien pensée, bien faite, bien dialoguée, bien répétée, bien jouée, que sous les auspices et par les soins d'un seul homme.
Le karaté c'est comme la vie, un art des rencontres, mais surtout l'art de la rencontre avec soi-même.
Moi, compliquée ? Non, je suis simplement une mosaïque de plusieurs personnes en une seule.
Il n'y a pas d'autre art que l'art amoureux. C'est l'art souverain de la lenteur et de la vitesse. C'est l'art de susciter un éclair, sans jamais l'arrêter en l'orientant vers nous.
Le théâtre demeure un des rares espaces où il est encore possible de réfléchir devant et avec les autres.
C'est tout un art de savoir s'entourer.
Un sybarite du mensonge ne trouve de jouissance dans son art qu'autant qu'il exerce sur des incrédules endurcis.
Celui qui sert une révolution laboure la mer.
La politique révolutionnaire est la forme laïque et progressive de la religion, puisqu'elle veut relier les hommes entre eux.
Le bonheur est un art à pratiquer, comme le violon.
Le théâtre n'est qu'un lieu de rencontre, l'espace du risque et du possible. Cette rencontre est sans doute une rencontre de parole.
L'enseignement, qui est normalement l'un des plus gros employeurs dans chaque pays, est l'une des seules industries qui n'ait pas subi de révolution technologique.
La lecture est un art et tout le monde n'est pas artiste.
Politique : art de promettre, de ne pas tenir et de réussir quand même.
Nous sommes un escalier à double révolution : quand une moitié de nous monte, l'autre descend.
Je reconnais que j'avais une fenêtre d'opportunité qui s'était ouverte en raison de mon exposition en tant qu'acteur.
Cette tricherie salutaire, cette esquive, ce leurre magnifique, qui permet d'entendre la langue hors-pouvoir, dans la splendeur d'une révolution permanente du langage, je l'appelle pour ma part : littérature.
Le théâtre est un des instruments les plus expressifs, les plus utiles à l'édification d'un pays, le baromètre qui enregistre sa grandeur ou son déclin.
Etre doué pour un art et ne pas pouvoir en vivre, voilà la vraie difficulté.
Le théâtre est un façon de vivre, le cinéma une façon de travailler.
Le théâtre est l'érection du phallus universel. Au commencement était le théâtre et le théâtre était désir.
Le théâtre est le lieu où se rencontrent le monde visible et le monde invisible.
La tâche du théâtre consiste en une expérience de gestes qui témoignent du passé et en font le signe de l'avenir.
Pas d'épousailles du théâtre et du cinématographe sans extermination des deux.
Demande-t-on au grand théâtre autre chose : nous représenter ce qui, dans le chemin unique d'un homme d'exception, rejoint l'aventure universelle ?
Dans le théâtre des humains, les places de spectateurs sont réservées à Dieu et à ses anges.
La révolution est une aventure merveilleuse pour ceux qui peuvent y gagner quelque chose.
Le théâtre est trop profond pour moi. Je préfère le vélo.
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.