Dans une révolution, on doit triompher ou mourir.
La chose la plus révolutionnaire que l'on puisse faire est de proclamer haut et fort ce qui se passe.
Ce n'est pas la révolte en elle-même qui est noble, mais ce qu'elle exige.
Marx disait que le prolétariat, en se libérant, libérerait le monde entier. Si le prolétariat s'est largement émancipé - l'ouvrier est désormais un électeur comme un autre -, le monde n'a en revanche pas été libéré.
La révolte est la seule issue à la situation coloniale, qui ne soit pas un trompe-l'oeil, et le colonisé le découvre tôt ou tard. Sa condition est absolue et réclame une solution absolue, une rupture et non un compromis.
Le prolétariat se recrute dans toutes les couches de la population.
Quiconque n'est pas révolutionnaire à seize ans, n'a plus à trente ans assez d'énergie pour faire un capitaine de pompiers.
Provoquez donc une émeute pendant que vous avez encore une armée pour l'étouffer.
C'est l'événement imprévisible qui provoque le renversement des attitudes et le rapprochement des camps ennemis face au danger commun.
La révolte des jeunes : vomir. L'ultime révolte des vieux : chier partout.