Rien ne sera moins industriel que la civilisation née de la révolution industrielle.
Internet n'est pas seulement une révolution industrielle. C'est aussi une révolution politique : elle touche au pouvoir ; elle bouleverse les rapports de force. Par là, elle est profondément déstabilisatrice.
Tous les progrès sociaux de l'humanité, et nombre de progrès scientifiques, sont le fruit d'utopistes qui ont montré le chemin. Ce sont des hommes et des femmes que l'on a moqués, marginalisés, emprisonnés, assassinés pour avoir osé remettre en cause l'ordre établi en pointant ses aberrations ou sa stupidité.
La sortie du capitalisme aura donc lieu d'une façon ou d'une autre, civilisée le barbare.
L'éducation est un progrès social... L'éducation est non pas une préparation à la vie, l'éducation est la vie même.
Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules.
Comme le dit un jour un homme d'esprit, le cannibalisme fit place au capitalisme lorsque l'homme se rendit compte qu'il était plus rentable d'exploiter son prochain que de le manger.
Un capitalisme sans banqueroute est comme un christianisme sans enfer.
La civilisation a pour but, non pas le progrès de la science et des machines, mais celui de l'homme.
La monnaie d'échange des pensées, le mot, se dévalue à mesure que le progrès évolue.