Au plan national comme au plan mondial, la ligne de partage est nette entre les gagnants et les perdants de la modernisation. Dans nos pays, la répartition des fortunes et des revenus est de plus en plus inégale.
François Fillon est le candidat d'une droite pour laquelle < réforme > veut dire < recul > et < modernisation du pays > signifie < destruction de notre modèle social >.
Le président continue à nous dire que le virus va disparaître. Il continue à espérer un miracle. Je vais lui apprendre quelque chose: il n'y aura pas de miracle. Notre économie ne retrouvera jamais sa vigueur tant que nous n'aurons pas affronté ce virus.
L'effet le plus essentiel de l'élégance est de cacher les moyens. Tout ce qui révèle une économie est inélégant.
En affectant non seulement santé et hôpitaux, mais transports, commerces, écoles, réunions, perturbant économie mondiale et économies nationales, le virus (Coronavirus) révèle la complexité des interdépendances et inter-rétroactions de notre monde humain.
Peu de richesses ménagées avec économie valent mieux que de grands trésors mal employés.
Notre pays, comme chaque État moderne, a besoin de réformes démocratiques profondes. Il a besoin d'un pluralisme politique et idéologique, d'une économie mixte et de protection des droits de l'homme et de l'ouverture de la société.
Rien ne dure, sinon le renouvellement de nos regards en soi, sur le monde, sur autrui.
Vivre la modernité et lui résister. La construire et non pas simplement la consommer.
Le capital, sujet immense et qui peut bien être le pivot d'une économie politique.