Le théâtre est fait pour diviser, voire déranger.
Le spectateur est tel un enfant qui a peur des monstres mais qui veut regarder sous le lit avec une lampe de poche.
La performance physique n'est tant pas une métaphore de la puissance sexuelle qu'une représentation du désespoir triomphal des hommes, du bond qu'il leur faudrait faire pour n'être plus mortel.
Le théâtre : c'est un domaine où les êtres et les choses touchent enfin à la liberté.
Le théâtre est l'apparoir de l'être. Apparition toujours plus difficile à mesure que le monde renonce à la contemplation et confond l'action avec l'activité.
Toutes les pièces de théâtre ont fini par créer un monde à côté de la vie, qui se fait illusion à lui-même et finit par se croire vivant.
Le théâtre et la vie peuvent parfois ne faire qu'un.
Pas d'épousailles du théâtre et du cinématographe sans extermination des deux.
Il en est des gens qui bâtissent des systèmes comme d'un homme qui construit un immense château, mais qui loge soi-même dans une grange.
Le théâtre n'est pas le lieu des apparences, il est le lieu des apparitions.
Tous les pouvoirs coalisés, c'est le principe même de légitimité et de représentation qui est mis à mal, et on se retrouve devant une situation de fin de la souveraineté, puisque les pouvoirs sont tous d'un côté.
Le théâtre doit faire de la pensée le pain de la foule.
Mes parents n'ont jamais parlé de la mode, mais nous parlions de la littérature, du théâtre et des arts... c'est pourquoi j'ai gardé une relation réelle avec le monde de l'art, en mettant des livres dès le début dans les vitrines de mes magasins.
On va au théâtre pour voir et savoir, pour sentir et ressentir. On se met en état d'attente, dans l'espoir d'attendre ou de comprendre quelque chose que l'on n'a pas su comprendre jusqu'alors.
Le théâtre est l'inaugural qui vient dans l'augural.
C'est dans les rêves que loge l'inspiration, la graine des chefs-d'oeuvre de l'humanité.
Il y a trois genres littéraires bien différents : la poésie qui est chantée, le théâtre qui est parlé et la prose qui est écrite.
Ceux qui veulent comprendre au théâtre sont ceux qui ne comprennent pas le théâtre.
Le théâtre est l'érection du phallus universel. Au commencement était le théâtre et le théâtre était désir.
Le théâtre est l'endroit où on embrasse le plus et où on s'aime le moins.
Au théâtre les spectateurs veulent être surpris. Mais avec ce qu'ils attendent.
L'art devrait réconforter les dérangés et déranger les confortables.
Il faudrait faire du théâtre satirique avec la netteté d'un Beaumarchais et l'abondance d'un Rabelais.
Aller au théâtre est très important : entendre des choses rares, belles, profondes, est très enrichissant. C'est la vie redessinée.
Le théâtre a toujours été une école pour les jeunes, les gens à demi-cultivés et les femmes, qui, possédant encore le bas talent de se tromper ou de se laisser tromper, sont accessibles à l'illusion et à la suggestion de l'auteur.
Bientôt l'amour, fertile en tendres sentiments,S'empara du théâtre ainsi que des romans.
Le théâtre est le premier sérum que l'homme ait inventé pour se protéger de la maladie de l'Angoisse.
On ne peut pas demander au théâtre d'être ce que la société n'est pas. On a le théâtre qu'on mérite.
Au milieu d'une salle qui éclate de rire, je ne vois que le spectateur qui ne rit pas.
Impossible de palper le temps, mais il s'insinue là entre les fibres les plus ténues de l'être, s'y loge en intrus et s'y creuse un nid fatal.