Que sait-on d'un tas de merde tant qu'on n'a pas glissé dessus ?
Il n'y a d'autre savoir que de savoir qu'on ne sait rien, mais on ne le sait qu'après avoir tout appris.
Les maximes générales sont surtout bonnes contre les peines et les erreurs du voisin. Mais contre une fureur d'amour trompé ou d'ambition, ou d'envie, que pourrait une maxime ? Autant vaudrait, contre la fièvre, lire l'ordonnance du médecin.
J'ai compris une autre loi de notre vie : celle qui dit que celui qui sait ce qu'il veut, celui qui sait où il va, celui-là a déjà fait la moitié du chemin.
Sachons reconnaître au célibataire endurci ce mérite inappréciable qui consiste à se retenir de faire une malheureuse de plus.
Je suis juste une conne qui sait ce qu'elle veut.
Aucun journaliste ne sait plus ce qu'est une bonne nouvelle.
Le poète, l'artiste, l'écrivain, n'est trop souvent que celui qui sait rendre : il ne garde rien.
Quand on s'en va pour la première fois, on ne sait pas comment se retourner.
Aux dispositions de la providence et à ses lois, sachez reconnaître la bonté de Dieu.
Dans tous les cas, le jour qui se lève est l'aube d'un nouveau pas sur le chemin de l'évolution, de la croissance de l'être et - qui sait ? - de la sagesse.
Les censures faiblissent, les interdits craquent. On ne sait plus à quelle répression se vouer pour être heureux.
La chauve-souris n'est pas un oiseau mais elle ne le sait pas et elle continue de voler et de pondre des oeufs.
À la Sécurité sociale, tout est assuré. Sauf la pendule. Ça, on risque pas de la voler : le personnel a les yeux constamment fixés dessus !
Plus le comédien est grand, plus il sait réduire notre sottise à une formule comique terrifiante et inéluctable, et plus on est contraint de rire.
Remplir sa journée, remplir son devoir conjugal, on sait précisément ce que sait. Mais remplir sa vie ?
Le silence est une puissance redoutable pour qui sait le manier.
Il faut le dire : il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle.
Un dépravé sait mieux porter le masque d'un saint.
La mort, c'est un peu comme la connerie. Le mort, lui, il ne sait pas qu'il est mort... ce sont les autres qui sont tristes. Le con c'est pareil...
La vie est une perpétuelle conversation, et on ne sait pas converser. Personne ne vous l'enseigne.
Le VIH ne rend pas les gens dangereux, vous pouvez vous serrer les mains et leur donner un câlin: le ciel sait qu'ils en ont besoin.
Un gentleman, c'est quelqu'un qui sait jouer de la cornemuse et qui n'en joue pas.
On ne sait jamais qu'une femme a de vieilles robes tant qu'on ne l'a pas épousée.
Celui qui, par quelque alchimie sait extraire de son coeur, pour les refondre ensemble, compassion, respect, besoin, patience, regret, surprise et pardon crée cet atome qu'on appelle l'amour.
Qui sait si vivre est ce qu'on appelle mourir et si mourir c'est vivre ?
On vit près d'un enfant. On s'approche d'un mystère. Ses jolis mots nous touchent et nous amusent. Parfois, ils reposent sur une apparente maladresse de langage. Mais on sait bien. En fait, ils sont la marque d'une supériorité. Avec les mots que nous lui apprenons, il dit ailleurs et davantage.
Perdre est une sensation définitive ; elle n'a que faire du temps. Quand on a perdu quelqu'un, on a beau le retrouver, on sait désormais qu'on peut le perdre.
Je peux lire dans vos yeux la même peur qui pourrait saisir mon coeur. Un jour peux venir où le courage des hommes faillira où nous abandonnerons nos amis. Mais ce jour n'est pas arrivé ! Ce sera l'heure des loups [...] ► Lire la suite
Crèches, écoles maternelles : dès que l'enfant commence à reconnaître des formes, il est façonné par une pensée politique. La première couleur qu'on lui fait aimer est le rouge. Les premiers gestes qu'il imite sont révolutionnaires - lever le poing, en frappant le sol du talon. Les premiers chants sont des hymnes guerriers.
L'apparence prend toujours le dessus sur le réel, le masque sur le masqué. On montre pour cacher, mais on montre surtout pour montrer...