La violence, en s'épanouissant, produit un épi de malheur, qui ne fournit qu'une moisson de larmes.
Le peuple n'a pas besoin de liberté, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise...
J'me suis détruit, en construisant l'avenir des miens, j'me remets en question avec des larmes dans mon vin.
C'est par le malheur qu'on apprend le plus.
Combien faut-il de larmes pour noyer un chagrin d'amour ?
Que pourrais-je répondre à cette âme pieuse, voyant tomber des pleurs de sa paupière creuse ?
On juge bien avilissantes ces actions qui se répètent et qui portent en elles le malheur de n'être utiles à personne.
La plus grande partie de la misère humaine est causée par l'indolence.
La violence engendre la violence.
Le bonheur prêté aux autres se résume souvent à un malheur soigneusement dissimulé.
Une violence infantile mal gérée sera la logique d'une violence conjugale par déguisement et vengeance.
Aucun bonheur n'est aussi parfait qu'on ne le pense, alors qu'un malheur peut être bien pire que ce que l'on imagine.
L'action poursuit la pensée. Malheur si elle la rattrape.
Réalité sans tabou, sans théâtre: le malheur des uns fait le bonheur des autres.
La souffrance est une sorte de besoin de l'organisme de prendre conscience d'un état nouveau qui l'inquiète, de rendre la sensibilité adéquate à cet état.
Il est des êtres qui se révèlent dans la souffrance si émouvants et si beaux, qu'on peut à peine regretter de les rendre malheureux.
C'est une souffrance étrange. Mourir de nostalgie pour quelque chose que tu ne vivras jamais.
Y'a des gens qui sont nés pour avoir la misère après eux comme la chair après les os.
La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l'ennui.
Le gouvernement est une réunion d'hommes qui fait violence au reste des hommes.
Penser la violence comme une exception, comme une anecdote, c'est une erreur totale.
Si l'on a toujours pitié de soi, l'on a parfois honte de la misère des autres.
L'amitié diminue lorsqu'il y a trop de bonheur d'un côté et trop de malheur de l'autre.
Le malheur d'autrui nous console de notre propre malheur.
Mets les rieurs de ton côté - et le bateau chavire. Il te verse avec eux dans le vulgaire.
Pauvre enfant ! il semble qu'elle soit une de ces "âmes que la nature a élevées trop haut, que la souffrance fait tomber trop bas."
Le théâtre est un art violemment polémique. Il ressemble à la guerre. La représentation est toujours le simulacre d'un conflit.
C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Que vous jetiez l'Océan ou un verre d'eau sur le trou d'une aiguille, il n'y passera toujours qu'une goutte d'eau.
La faiblesse personnelle est aussi dangereuse que la violence d'autrui.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !