Connaître à demi est périlleux. Bois à en perdre le souffle ou ne t'abreuve pas à la source des Muses. Là des courants affleurant la surface intoxiquent le cerveau, mais si tu bois à satiété ta lucidité t'est rendue
Tant de routes. Autant de détours. Autant de choix. Autant d'erreurs.
Si Dieu existe, à quoi sert-il ?
À ceux qui, inquiets, frustrés, oppressés, éructent contre le destin, les dieux, les démons, les princes, le triomphe de la masse et de la technique, je préfère ceux qui chuchotent, en passant, cette simple phrase : " Je ne sais plus où j'en suis. "
Je crois que les miracles et les bénédictions existent toujours.
Ne dites du mal de personne, mais dites tout le bien que vous savez de tout le monde.
La résolution d'éviter un mal est rarement formulée tant que le mal n'est pas assez avancé pour rendre l'évitement impossible.
De nos jours, nous n'avons vu de princes accomplir de grands résultats que ceux qu'on a tenus pour avares.
Ici, que la poésie morte revienne à la vie.
C'est drôle, beaucoup de gens pensent que je me prends au sérieux parce que j'ai l'air tellement sérieux parfois. Mais ce n'est pas que je me prends au sérieux, je prends ce que je fais au sérieux.
En France, c'est difficile de trouver de bons scénarios.
Nous sommes là pour soigner des gens, pas l'économie.
Je suis sans doute, le Steve Jobs de la mode, de la culture. Point. Et de loin.
Je pense que les gens en Angleterre prennent les choses pour acquises, nous nous plaignons de notre système NHS et oui ce n'est pas parfait mais croyez-moi, c'est bien mieux que ce qu'il y a ailleurs.
Je suis malade à mourrir des personnes célèbres qui utilisent leur célébrité pour promouvoir une cause. Si je vois un besoin particulier, j'essaie d'aider. Mais il y a beaucoup à faire en mettant un chèque au bon endroit et en se taisant à ce sujet.
Respecter complètement signifie prier beaucoup.
Je suis une personne assez fidèle.
Plus d'une centaine de films qui tous ne furent pas des chefs d'oeuvre. Certains ne sont même pas sortis en France, d'autres, je veux les oublier, dit-elle. J'ai souvent dit "oui" à n'importe quelles conditions.
D'être né en 1945, après que des villes furent détruites et que des populations entières eurent disparu, m'a sans doute rendu plus sensible aux thèmes de la mémoire et de l'oubli.
Dans certains pays où il y a beaucoup moins de protection sociale qu'en France, on peut lire dans le regard des gens la peur de perdre ce qu'ils ont. C'est terrible.
Les buffets de gare sont des endroits où l'on sert à des voyageurs qui passent des aliments qui, eux, ne passent pas.
Ça se passe mal. Ça s'est vraisemblablement toujours mal passé sur notre planète. Peut-être que dans un avenir proche, des millions de gens vont s'installer sur une autre planète et que, dès lors, c'est sur cette autre planète que ça va mal se passer.
Quand on règne par l'opinion, a-t-on besoin d'un autre empire ?
Les êtres humains n'ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c'est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
Qui donne à temps donne deux fois.
Ce qu'il y a de bien quand on devient vieux, c'est que toutes ces choses que vous n'avez pas pu avoir quand vous étiez jeunes, vous n'en avez plus envie.
On m'a reproché de conduire, par vanité, d'immenses voitures. Si vous connaissez une petite voiture dans laquelle on se sente aussi bien protégé, aussi confortable que dans une grande, téléphonez-moi.
Généralement toutes les professions détruisent l'harmonie des idées.
Je ne suis jamais entré dans un bureau sans me demander comment m'en échapper.
Mauvais marché où nul ne gagne.
On promet beaucoup pour se dispenser de donner peu.
L'humour est l'anthropophagie des végétariens.
L'homme n'est pas fait pour le malheur, la preuve, c'est que ça le chagrine.
Tout ce qui couvre découvre.
A ma première confrontation avec la mort et son caractère irréversible, j'avais 7 ou 9 ans.
Même lorsque l'acte ne nous ressemble pas, les conséquences, elles, nous ressemblent.
Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d'une terreur salutaire en entendant prononcer le mot dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature à l'air ? Regardez la commune de Paris. C'était la dictature du prolétariat.
Aussi ne saura-t-il jamais comme je l'aime; et cela, non parce qu'il est beau, Nelly, mais parce qu'il est plus moi-même que je ne le suis. De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles.
Face au désespoir... les êtres humains deviennent des animaux.
Une fourmi de dix-huit mètresAvec un chapeau sur la têteÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi traînant un charPlein de pingouins et de canardsÇa n'existe pas ça n'existe pasUne fourmi parlant françaisParlant latin et javanaisÇa n'existe pas ça n'existe pasEt pourquoi pas ?
Il était si bien dans le dorlotement de cette chambre voluptueuse, si délicieusement étourdi.
Je voudrais tant filmer la musique ! La musique naissante et renaissante.
Pour bien louer et pour être loué, de tous esprits tu dois être alloué.
Encore quinze ans, encore douze, encore dix avant d'être grand. On croyait ne jamais pouvoir le supporter. Et voici que l'enfance est finie aux yeux de tous, alors que l'enfant est encore là tout entier, tel qu'il a été marqué par les dures années sous-marines.
Je suis seul. C'est de moi que mon rire se moque ;Il a mangé la lune, ainsi font les vautours.L'ancre perce mon crâne : on dirait une coqueQui tourne, se retourne et n'a plus de contours.
J'ai des certitudes branlantes et des doutes robustes.
Il faut être dément pour se suicider.
Une société qui accepte que le fruit de la torture soit institutionnalisé comme accessoire de mode n'est pas une société civilisée.
On aime mal quand on ne permet pas à celui sur lequel on a jeté son dévolu de réaliser pleinement son être. On aime mal lorsque l'on ne pense qu'à soi et non à celui qu'on est censé aimer.
Je pense que tout stéréotype est de trop.