L'académicien français : le commun des immortels.
Les Français peuvent être considérés comme les gens les plus hospitaliers du monde, pourvu que l'on ne veuille pas entrer chez eux.
L'amour a ceci de commun avec la grâce que tout - et jusqu'à la manière de pousser une porte ou de nouer un lacet - est modifié. Rien de ce qui était avant ne demeure.
L'Anglais pense assis, le Français debout, l'Américain en marchant, l'Irlandais à retardement.
Le Français chante faux et pense juste ; l'Allemand chante juste et pense faux ; l'Italien ne pense pas mais il chante.
Est anglais qui peut ; est français qui veut. Toute la différence est là !
Attendre le courrier comme on attend le Père Noël est un trait commun à tous les écrivains.
Tous les jeunes gens, jeunes hommes et jeunes femmes, enfants de riche ou de pauvre, seront traités sur un pied d'égalité : fils de bourgeois, fille des quartiers, peu importe leur religion mais tous d'abord français et passionnément au service de la France.
Ce qui peut être commun est toujours de peu de valeur.
Il suffit souvent au Français de s'être épris d'une chimère pour qu'il prétende en faire une réalité.
Tous les hommes ont les mêmes droits... Mais du commun lot, il en est qui ont plus de pouvoirs que d'autres. Là est l'inégalité.
Le Français est rarement aimable de premier jet ; on dirait toujours qu'il est aimable par ordre, par calcul.
Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences.
La langue est système commun à tous ; le discours est à la fois porteur d'un message et instrument d'action.
Cet effort délibérément organisé en commun entre nos deux Républiques, l'une d'Europe, l'autre d'Amérique latine, serait un exemple entraînant et un changement important dans l'actuelle conjoncture internationale.
La France, c'est le français quand il est bien écrit.
Un gentilhomme anglais est un homme, le matin, habillé comme son valet de chambre ; un gentilhomme français est un homme qui a un valet de chambre habillé comme lui.
Si le Français est "tout yeux", l'Anglais est "tout oreilles".
Les Français sont très individualistes.
Combien de temps la politique étrangère de la France se décidera-t-elle en fonction de l'émotion du moment, si justifiée soit-elle, ou d'un prochain congrès de parti ? Les Français n'auraient-ils pas encore compris que le péché majeur, en diplomatie, est de se laisser guider par la politique intérieure ?
En France l'argent est un vilain péché. C'est pourquoi de plus en plus de Français vont se confesser en Suisse.
La bureaucratie ne se contente pas de se substituer au pouvoir politique placé au-dessus d'elle. Elle tend à se substituer aux administrés situés au-dessous d'elle. Elle offre des moyens illimités à l'intolérante passion du bien commun qui anime les meilleurs de ses hommes.
Le désir du privilège et le goût de l'égalité, passions dominantes et contradictoires des Français de toute époque.
Un journaliste français c'est soit une pute, soit un chômeur.
Deux français sur trois gardent leur béret basque pour faire l'amour. Le troisième s'en sert comme préservatif.
Que serait la francophonie si personne ne parlait français ?
L'artiste habite à côté du monde. Le sens commun lui échappe, les gens de tous les jours l'ennuient et le déroutent.
Difficile de donner un âge à celui que l'alcool a attaqué. C'est le prototype du Français qui aime trop le vin, nez déformé, la fraise, visage bouffi, voix d'outre-tombe, les dents jaunes et avariées.
Le mal français est-il incurable ? Répondre non, c'est s'engager à esquisser les principes d'une thérapeutique. Ne craignons pas de paraître présomptueux. Le malade, c'est nous-mêmes : est-ce présomptueux que de vouloir guérir ?
Quand j'écoute un chanteur américain, je veux écouter sa musique dans sa langue, car il est plus spontané - il est plus naturel - et j'ai besoin de son point de vue. Et notre point de vue ici à Bruxelles est le français et le flamand.