Nous sommes des somnambules éveillés.
Nous nous ressemblons autant que nous sommes différents. D'ailleurs, nos différences se ressemblent.
Par la vérité nous sommes défaits. La vie est un rêve. C'est le réveil qui nous tue. Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Nous ne sommes que les pions insignifiants d'un grand jeu de massacres que se livrent des politiciens et des industriels fous, sans scrupule, avides de pouvoir et d'argent...
Nous sommes comme les noix : nous devons être brisés pour être découverts.
Souvent qualifiée de "média chaud" la radio a un aspect de convivialité, de présence discrète, d'appel à l'imaginaire de l'auditeur dont elle a su, dans l'ensemble, tirer le meilleur parti.
Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas aujourd'hui confrontés à une vague d'immigration. [...] Le sujet de l'immigration ne devrait donc pas inquiéter la population française. [...] Nous ne devons pas mentir à nos concitoyens : l'immigration [...] â–º Lire la suite
Nous sommes plus curieux de la signification des rêves que des choses que nous voyons quand nous sommes éveillés.
Nous sommes tous des planches lithographiques dont une infinité de copies se tirent par la médisance.
Nous sommes éduqués à croire, et non à savoir. La croyance peut être manipulée. Seul le savoir est dangereux.
Ceux qui rêvent éveillés ont conscience de mille choses qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis.
Partir, c'est beaucoup plus une façon de demander autre chose qu'un moyen sûr d'obtenir quelque chose. Naufragés, nous représenterions quelque chose, pour une fois, nous occuperions l'attention, nous nous regarderions nous même avec surprise, avec intérêt, avec compassion. Nous sommes l'autorité que nous conservons sur nous-mêmes. Nous ne sommes rien que l'autorité du désespoir.
Si le monde entier est une scène et si nous ne sommes que les comédiens, à quand, diable, l'entracte ?
Il faut préciser que l'effet nocif du lait sur la santé est maintenant démontré. Logique, nous ne sommes pas censés boire du lait en étant adultes, et encore moins celui d'une autre espèce.
Nous sommes les prophètes d'un avenir qui n'est pas le nôtre.
Nous attendons toujours, pour nous exécuter, l'instant où nous sommes forcés par les circonstances.
Nous ne sommes pas nés seulement pour rester pudiques !
Nous sommes écartelés entre l'avidité de connaître et le désespoir d'avoir connu. L'aiguillon ne renonce pas à sa cuisson et nous à notre espoir.
Les anciens, monsieur, sont les anciens, et nous sommes les gens de maintenant.
On appelle cette mise en question de ma spontanéité par la présence d'Autrui, éthique. L'étrangeté d'Autrui - son irréductibilité à Moi - à mes pensées et à mes possessions, s'accomplit précisément comme une mise en question de ma spontanéité, comme éthique.
La présence des autres est créatrice de violence. Car les autres sont au moins deux : l'un devient rival, l'autre l'objet de la rivalité.
Notre véritable sentiment n'est pas celui dans lequel nous n'avons jamais vacillé, mais celui auquel nous sommes le plus habituellement revenus.
La vie est le matériau brut. Nous sommes les artisans. Nous pouvons faire de notre existence quelque chose de magnifique ou d'affreux. Notre destin est entre nos mains.
Toute vie est ponctuée de morts ou de départs et chacune ou chacun cause de grandes souffrances qu'il vaut mieux endurer que de ne pas avoir connu la présence de ces personnes quand elles existaient.
Au Maroc, nous sommes fondamentalistes, mais, justement, le fondamentalisme nous interdit l'intégrisme.
C'est un merveilleux assaisonnement aux plaisirs qu'on goûte que la présence des gens qu'on aime.
L'amour arrache les masques sans lesquels nous craignons de ne pas pouvoir vivre et derrière lesquels nous savons que nous sommes incapables de le faire.
La plupart d'entre nous, nous sommes pour la liberté de parole, mais seulement quand nous n'avons , sur le sujet traité, aucune réelle conviction.
Nous sommes tous liés les uns aux autres comme des rameaux de la même branche. Nous sommes tenus à bout d'âme par les êtres les plus spirituels.
Ce n'est pas assez posséder le Soleil si nous ne sommes capables de le donner.
C'est la guerre qui est le moteur des institutions et de l'ordre : la paix, dans le moindre de ses rouages, fait sourdement la guerre. Autrement dit, il faut déchiffrer la guerre sous la paix : la guerre, c'est le [...] â–º Lire la suite