Le doute gronde comme une avalanche ou un feu de paille.
La religion est le soupir de la créature opprimée, l'âme d'un monde sans coeur, comme elle est l'esprit des conditions sociales d'où l'esprit est exclu. Elle est l'opium du peuple.
Dieu est absent des champs de bataille et les morts du début de la guerre, ces pauvres petits pioupious en pantalon rouge garance oubliés dans l'herbe, faisaient des taches aussi nombreuses mais pas plus importantes que des bouses de vache dans un pré.
On se trompe presque à coup sûr quand on prétend résoudre ce calcul par l'application des données psychologiques déjà acquises, par une sorte de prolongement logique du caractère connu de la vie passée.
Les enfants méprisent leurs parents jusqu'à l'âge où ils deviennent tout à coup comme eux, préservant ainsi le système.
Le feu de bois vert donne plus de fumée que de chaleur.
Le coup d'oeil est souvent trompeur, pas le coup de nez.
Celui qui vend une voiture de fumier enlève un mille de paille à son grenier.
C'est une honte, cette conception du mariage ! La femme, propriété du mari ! On ne lui laisse même pas le droit de s'appeler de son vrai nom ! Elle doit porter, imprimée au fer rouge sur son front, la marque de propriété du mari ! Comme une bête !
Le mariage succède à l'amour comme la fumée aux flammes.
La vague inquiétude Qui fait que l'homme craint son désir accompli.
Partir ne mène nulle part, j'ai mis longtemps à le comprendre ; mais pour cela sans doute était-il nécessaire d'avoir fait tout le chemin.
L'écriture ne soulage guère. Elle retrace, elle délimite. Elle introduit un soupçon de cohérence, l'idée d'un réalisme.
Parce que la religion est divine, doit-elle régner par la haine, les tortures, les meurtres ?
Le courage existe seulement où il y a du bon sens et non l'emportement irraisonné d'un moment. Dans un coup de tête, on ne peut accomplir une action d'éclat, mais le vrai courage exige de la patience et du renoncement.
L'écrivain a ce singulier pouvoir de créer de la réalité avec des sornettes, de faire passer pour rouge ce qui est bleu, de transformer les vessies en lanternes. Qu'il ait du talent, et ses mensonges, deviennent plus vrais que des certitudes.
La poésie éclaire comme un feu d'artifice, elle ne veut pas chasser la nuit, mais, au contraire, en tirer parti.
L'amour est une chose merveilleuse, miraculeuse, mais qui a ceci de commun avec le feu : il faut l'entretenir et l'alimenter.
Seule l'épreuve du feu produit l'acier le plus résistant.
Je n'aurais jamais dû jouer avec le feu et je l'ai fait. Et j'ai été très brûlé.
Vous pouvez mettre du rouge à lèvres sur un cochon. C'est encore un cochon.
L'expérience consommée est la couronne des vieillards, et leur gloire est la crainte de Dieu.
La littérature : un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous.
Tête légèrement levée vers la gauche : surdité partielle... Premier angle d'attaque. En deux, la gorge : paralyser cordes vocales, étouffer hurlement. En trois, gros buveur présumé, côte flottante : dans le foie. En quatre, pour conclure, traîne la patte gauche, coup dans [...] ► Lire la suite
La seule certitude que j'ai, c'est d'être dans le doute !
De toutes les inventions de l'homme, je doute qu'aucune n'ait été aussi facile que celle du ciel.
Si la certitude est plus apaisante, le doute est plus noble.
Il y a une étincelle en vous, vous devez juste allumer la lumière et la laisser BRILLER.
Vous qui avez le doigt sur la puissance armée et sur les codes du feu nucléaire, vous qui, d'une simple parole pouvez faire pleuvoir un déluge de fer et de sang sur des milliers d'innocents pour neutraliser quelques dizaines de criminels, m'accorderiez-vous quelques minutes avant de lâcher vos projectiles ?
Je pense que les gens vont au concert parce que ça avive des souvenirs... La plupart de ceux qui vont au concert ne sont certainement pas musiciens et se préoccupent sans doute très peu de musique.
Le rire tue la peur, et sans crainte, il n'y a pas de foi. Car sans crainte du diable, il n'y a pas besoin de Dieu.