Je ne suis ni un homme, ni un poète, ni une feuille, mais un pouls blessé qui pressent l'au-delà.
Je ne suis pas un produit de mes circonstances. Je suis un produit de mes décisions.
Je déteste le gouvernement. Je suis apolitique. Ecrivez ça. Je ne suis pas un républicain.
Agresseur ou attaqué, jusqu'à votre dernier souffle, ne vous expliquez jamais à aucun prix.
Je suis prêt à toute situation dangereuse qui pourrait se présenter à moi, à condition d'avoir un marteau sur moi.
Nous naissons, nous vivons, bergère, Nous mourons sans savoir comment ; Chacun est parti du néant : Où va-t-il ? Dieu le sait, ma chère.
Quand un homme parle à Dieu, on dit qu'il prie. Quand Dieu parle à un homme, on dit de ce dernier qu'il est schizophrène.
Si tout le monde vous donne raison, c'est que vous êtes d'une intelligence remarquable ou bien que vous êtes le patron.
Il est dangereux de remettre les clés de la République a un homme tenté par le pouvoir personnel.
La façon dont on raconte l'Histoire contemporaine ressemble à un grand concert où l'on présenterait d'affilée les cent trente-huit opus de Beethoven mais en jouant seulement les huit premières mesures de chacun d'eux.
Le jour où le ciel est gris, le soleil n'a pas disparu à tout jamais.
Il n'est pas un archevêque, ni un savant illustre, qui ne croie à la providence, chacun de son côté : le savant en contemplant sa science et l'archevêque en regardant son archevêché.
Derrière les combinaisons du capital et du travail, derrière les mutations technologiques et sociales, derrière les structures de l'échange et les jeux de la conjoncture, il y a, il y a toujours eu, il y aura toujours, les décisions ou les renoncements des hommes, leur énergie ou leur passivité, leur imagination ou leur immobilisme.
Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baisemain qui fait la tendresse.
Il n'est pas de plaisir plus doux que de surprendre un homme en lui donnant plus qu'il n'espère.
Les révolutions sont des temps où le pauvre n'est pas sûr de sa probité, le riche de sa fortune et l'innocent de sa vie.
Je suis une personne assez fidèle.
Un être vraiment raisonnable ne dit jamais : je crois ou je ne crois pas. Il réfléchit, il vérifie, il expérimente longtemps les choses, et à la fin il peut dire non pas je crois mais je sais.
Je suis tellement fainéant que je ne fais même pas mon âge.
Quand un homme ordinaire atteint le savoir, il est sage. Quand un sage atteint la compréhension, il est un homme ordinaire.
Il ne peut y avoir de révolution que là où il y a conscience.
Un hasard n'est rien pour une âme froide ou distraite ; il est un signe divin pour une âme obsédée.
Hiver n'est bon que pour les choux, Où qu'à faire gagner la toux.
C'est vraiment en jouant à être un génie que je le suis devenu.
A partir de maintenant nous vivons dans un monde où l'homme a marché sur la Lune. Ce n'est pas un miracle; nous avons juste décidé d'y aller.
Pour le colonisé, tous les Européens des colonies sont des colonisateurs de fait. Et qu'ils le veuillent ou non, ils le sont par quelque côté : par leur situation économique de privilégiés, par leur appartenance au système politique de l'oppression, par leur participation à un complexe affectif négateur du colonisé.
- Vous êtes un homme bien ? - Oui, je le crois... - Mais vous avez déjà tué. - Oui... - Alors dites moi, comment un homme bien, décide quand il va tuer...
Le succès n'a rien à voir avec ce que vous gagner ou accomplissez pour vous. C'est ce que vous faites pour les autres.
L'homme a ce choix : laisser entrer la lumière ou garder les volets fermés.
Personnellement, je suis à droite, et cela ne me gêne pas de le dire. Je suis même de « droite-droite ».
Cette frontière extrême du langage, où la parole est la demeure de l'être.