Un saint est quelqu'un qui ne trouve pas Dieu. Ne le trouvant pas, il le cherche. Le cherchant, il finit par trouver Dieu mieux que s'il ne l'avait pas cherché.
Une société a tout ce qu'il faut pour éveiller dans les esprits, par la seule action qu'elle exerce sur eux, la sensation du divin ; car elle est à ses membres ce qu'un dieu est à ses fidèles.
Si on a le bon Dieu avec soi, les inspirations se cristallisent en créations heureuses. Si c'est le contraire, ça ne devient plus que de l'effort et de l'agitation stériles.
L'esclave commence par demander justice et finit par vouloir porter une couronne.
Un homme qui joue toujours la comédie se fait parfois mal juger. On finit par ne plus le prendre au sérieux.
Il est de l'intérêt du genre humain d'examiner si la religion doit être charitable ou barbare.
A l'image du Dieu monothéiste, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient l'icône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement.
Si Dieu n'était pas ! alors que sommes-nous ? Rien, rien qu'une sorte d'excroissance absurde, un lichen de vie et de conscience sur une planète dérisoire perdue au milieu du lent ballet du monde.
Le sage honore Dieu même en gardant le silence ; ses actes ont plus de prix que ses paroles.
Le monde est divisé en hommes qui ont de l'esprit et sans religion et des hommes qui ont de la religion et sans esprit.
Parce que la religion est divine, doit-elle régner par la haine, les tortures, les meurtres ?
Quittons cette Europe qui n'en finit pas de parler de l'homme tout en le massacrant partout ou elle le rencontre, à tous les coins de ses propres rues, à tous les coins du monde.
- Il est où le père Étienne ? - Bah Il est là. - Oh l'enculé. - Pardon mon père ? - Dieu soit loué.
La société et la science ont tellement baigné dans les idées du mécanisme, de l'utilitarisme et de la libre concurrence économique, que la sélection a remplacé Dieu comme ultime réalité.
J'ai toujours été étonné qu'on laissât les femmes entrer dans les églises. Quelle conversation peuvent-elles tenir avec Dieu ?
Un Dieu existant - disait mon maître - serait quelque chose de terrible. Que Dieu nous en préserve !
Le péché est ce qui empêche la survie de l'individu dans sa plénitude mentale.
On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis.
Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
Il ne faut jamais désespérer puisque tout finit bien par s'aggraver.
L'homme sage cherche la connaissance, le fou suit le rapport des autres.
Nos goûts s'émoussent aisément par la satiété, et il faut rendre grâces à Dieu de nous avoir donné les privations nécessaires pour les conserver.
Peut-être Dieu a-t-il créé le désert pour que l'homme puisse se réjouir à la vue des palmiers.
Une civilisation débute par le mythe et finit par le doute.
Je le risque et Dieu m'assiste.
Dieu a tout créé. Dieu a créé le racisme. Mais Dieu a aussi créé l'antiracisme. Avec tout le respect que je lui dois, Dieu est un sacré fouteur de merde.
La société est un mur. L'idéaliste, c'est celui qui cherche à y percer des fenêtres.
Toute vie humaine est un reflet de la divinité, et... chaque acte d'injustice ternit et défigure l'image de Dieu dans l'homme.
- Mais pour qui prenez vous cet homme ? Pour Dieu ? - Non, Dieu aurait pitié, pas Rambo.
Nous demandons à Dieu ce qu'il nous plaît, et il nous donne ce qu'il nous faut.
Nous sommes pauvres, nous, mais, Dieu merci, de toute ma vie vos maris n'ont jamais eu à rougir lorsqu'il s'est agi de recevoir un hôte.