Il n'y a pas un exil. Ce sont toujours des exils.
La vie est un exil : chaque homme vit en lui-même comme en pays étranger.
L'aube apprend de l'amour son nom qui toujours tremble et lui cachant sur quelles mers elle a dormi monte aux yeux désolés qui la cherchent ensemble éblouir leur exil aussi nu que l'oubli.
Un écrivain traduit est un écrivain en exil dans une langue étrangère.
C'est à trop voir les êtres sous leur vraie lumière qu'un jour ou l'autre nous prend l'envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence. C'en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude.
Le pire châtiment est la veille : l'insomnie est exil du meilleur paradis.
Jamais je n'ai cessé, même aux jours de succès près de l'institutrice, de ressentir au fond de moi cette seconde rupture du lien ombilical, cet exil intérieur qui ne rapprochait plus l'écolier de sa mère que pour les arracher, chaque [...] â–º Lire la suite
En exil partout chez soi.
La liberté, si durement acquise, n'est autre qu'un exil déguisé.
Finalement l'adolescence se vit à la fois comme un exil et comme une initiation au terme de cet exil.
Le savoir acquis dans un pays étranger peut être une patrie et l'ignorance peut être un exil vécu dans son propre pays.
Entre exil et exil, le poème est boussole du cadavre qui rentre au pays.
Elle s'est endormie un soir, croisant ses bras,Ses bras souples et blancs sur sa poitrine frêle,Et fermant pour toujours ses yeux clairs, déjà lasDe regarder ce monde, exil trop lourd pour Elle.
Le réel exil commence lorsque le présent est confisqué. Quand on est condamné à rêver le temps d'avant et attendre l'avenir.
La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestiaire de l'intelligence.