- Mais de quoi sont composées les affaires du monde ? - Du bien d'autrui....
L'honnêteté me fait sentir puissante dans un monde difficile.
- Qu'est-ce que vous faites mercredi prochain ? - Mercredi prochain... Rien ! - Parfait ! L'ami chez qui on devait aller ce soir redonne un dîner, vous êtes bien sûr invité ! - C'est vraiment très gentil ça ! - Non c'est normal, on vous a raté aujourd'hui, on ne va pas vous rater la semaine prochaine !
Le monde a besoin d'excitation de la mode.
Le monde est cruel. Il faut prendre les catastrophes avec une certaine volonté de l'emporter sur elles.
J'aimerais savoir pourquoi des idiots bien éduqués n'arrêtent pas de s'excuser auprès de gens paresseux et se plaignant qui pensent que le monde leur doit la vie.
Notre langage ne vaut rien pour décrire le monde des odeurs.
La religion commence peut-être au bord de la détresse.
Ce que Dieu a fait de mieux, c'est que chacun se trouve bien comme il est.
Mon amour pour elle est mort ce matin-là dans cette chambre du Waldorf Astoria. Il est mort mais il a laissé une cicatrice terrible. À dater de ce jour, j'ai toujours eu très peur de tomber amoureux, car cela signifie devenir vulnérable, faible, enchaîné. J'étais bien décidé à ne plus me laisser prendre.
C'est sérieux, les mots qu'on emploie. Il faut chercher le mot juste afin d'être bien sûr de penser selon une vérité profonde. Les mots aident à la découvrir.
La langue aimable, le monde est à elle.
Un nuage en cache bien souvent un autre.
Dieu se veut à l'origine de tous nos actes, et à leur dénouement aussi. Il est à la fois question et réponse.
Dans un monde de surplus, de pléthore, de biens matériels mal répartis, le seul bien unique, c'est justement l'amour entre les êtres.
Ce n'est point le perfectionnement des machines qui est la vraie calamité ; c'est le partage injuste que nous faisons de leur produit.
Une crème fouettée n'est pas une crème fouettée tant qu'elle n'est pas fouettée avec un fouet, tout le monde sait ça.
Quelle place la littérature prétend-elle prendre dans ce chaos où l'intime se mêle au politique, où tout semble mouvant et incertain, où le réel revendique sa part de piège et de risque ?
Il n'est pas difficile à un homme de faire quelques bonnes actions ; ce qui est difficile, c'est d'agir bien toute sa vie, sans jamais rien faire de mal.
À mon âge les bougies coûtent plus chères que le gâteau. Je n'ai pas peur de mourir, j'ai peur de ne pas avoir assez vécu. Il faudrait marquer en grand sur tous les tableaux des écoles du monde : la vie est une cours de récréation sinon elle n'est rien...
Il vaut mieux qu'une injustice se produise plutôt que le monde soit sans loi.
Pour la marche, le plus beau chapeau du monde ne vaut pas une bonne paire de chaussures.
Rien n'est dépourvu de sens, tout en ce monde est relié au reste.
Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense.
C'est une telle expérience de dingue d'être chaque soir face au public. Rien ne peut remplacer ça, cette remise en question quotidienne.
Il vaut mieux débattre d'une question sans la régler que la régler sans en avoir débattu.
Il n'est nul besoin d'aimer le monde qui vient pour le voir venir.
On doit tous être pareils. Nous ne naissons pas libres et égaux, comme le proclame la Constitution, on nous rend égaux. Chaque homme doit être l'image de l'autre, comme ça tout le monde est content.
Celui qui sert tout le monde n'est payé par personne.
Je ne juge pas mes personnages, et c'est mon travail de ne pas les juger. C'est mon travail de les traiter avec respect et de les regarder de leur point de vue.
C'est bien le fait d'une femme qui commande de se féliciter d'un bonheur avant qu'il apparaisse. La femme trop crédule en ses désirs se repaît vite de chimères; mais les nouvelles qu'elle proclame périssent aussi vite.