L'amour, comme la mort, égalise les êtres.
La vie est un éclair, la beauté dure un jour ! Songe aux têtes de mort qui se ressemblent toutes.
On éprouve un plaisir qu'on n'a jamais connu avec aucune femme. La politique dévore ses serviteurs. On peut l'aimer et survivre. On peut en mourir aussi. Cela vous ronge de l'intérieur, cela vous pompe tout votre amour propre. Et l'individu qu'on a été n'est plus qu'un homme politique.
A la mort, ce qui comptera, ce sera la densité de notre amour et de notre esprit de service.
En prison, la mort ne fait pas peur. Ce qui fait peur, ce sont les vingt ans à passer dans une cellule.
Par l'absence à la mort vous vous accoutumez.
Le fils est la mort du père, c'est certain, mais pour le grand-père, le petit-fils est une sorte de renaissance ou de revanche.
Aucun vrai fiasco n'a jamais commencé par l'unique volonté de prouver une simple compétence, il y a une devise des services spéciaux de l'armée de l'air britannique qui dit que « qui ne risque rien n'a rien », une seule pousse de [...] â–º Lire la suite
Il n'y a pas d'autre mort que l'absence d'amour.
Se plonger dans ces échanges, c'est prendre la mesure de l'aventure d'une amitié créatrice, d'une ferveur partagée intensément entre deux êtres qui, passé deux ou trois ans d'estime mutuelle, vont instaurer entre eux une complicité véritablement ‟fraternelle", selon l'adjectif employé plusieurs fois par Breton.
L'énergie déborde des êtres comme les larmes de résine perlent du tronc du pin.
Non, en amour, rien n'est jamais acquis. Il faut aussi accepter de traverser les enfers, car dans tout amour existe une part d'enfer.
Les être sensibles ne sont pas des êtres sensés.
Un arrêt de mort est surtout un arrêt de vie.
Curieux cette impossibilité de se détacher tout à fait des êtres que l'on a aimés, ce besoin de les retenir, de retarder désespérément le moment où ils ne seront plus rien pour nous.
Toute vraie passion ne songe qu'à elle.
Et le monde se brise un peu plus chaque jour, car l'argent a plus d'importance que les êtres humains...
Gardons-nous d'appeler amour ce qui relève seulement du hasardeux frisson et de la brève moiteur.
La mort est une loterie méprisable, ordinaire, illogique, même sur le champ de bataille.
L'amour maternel est infiniment complexe et imparfait. Loin d'être un instinct, il faut plutôt un petit miracle pour que cet amour soit tel qu'on nous le décrit.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.
Veux-tu distinguer le faux amour du vrai ?Vois : le faux se cherche lui-même et chute dans la souffrance.
Les êtres ne se possèdent pas, ils se reconnaissent.
Ce qui comble, ce n'est pas la passion sensuelle ; c'est la rencontre, c'est l'intimité.
La mort transforme parfois l'antipathie en amour. C'est ainsi qu'on peut avoir de la répugnance pour le porc vivant et manger avec plaisir du saucisson.
La mort s'est tellement rapprochée qu'on tient compte d'elle même pour de toutes petites décisions, savoir, par exemple, s'il vaut encore la peine ou non de se faire plomber une dent.
Quand je donne des concerts, je suis de nouveau connecté au monde, mais cela n'a plus le même goût qu'avant. Je porte la mort en moi, les gens le savent. Ils viennent me dire au revoir.
Que c'est donc vite fait, la mort des autres.
Tout amour pense à l'instant et à l'éternité, mais jamais à la durée.
Ce qui console de la mort des amis, c'est qu'ils laissent des veuves.
Dis un autre mot à propos du meurtre de mon frère et je te trancherai la gorge.