Je ne diffère des morts que par la faculté de suffoquer quelques moments de plus ; leur existence en un sens me paraît plus assurée que la mienne.
Les conducteurs de taxi parfois se mettent en grève. Ce sont des moments difficiles où l'on n'en trouve pas. Comme d'habitude.
Il est inutile de respecter les vivants, à moins qu'ils ne soient les plus forts. Dans ce cas, l'expérience conseille plutôt de lécher leurs bottes, fussent-elles merdeuses. Mais les morts doivent toujours être respectés.
Juge tes amis dans les moments fâcheux de la vie, et en voyant la part qu'ils prennent à tes périls.
Il me paraît certain que l'aboutissement normal de l'érotisme est l'assassinat.
Les morts n'ont pas de voix, heureusement. Si les morts pouvaient se plaindre, quel cri, quelle clameur. On ne s'entendrait plus vivre.
Il faut convaincre les vivants que les morts ne savent pas chanter.
Ce n'est que rétrospectivement que la vie paraît douce. Elle ne nous semble vivable que lorsque le moment présent est supportable.
Il y a des moments où j'ai envie de mourir, Alors, la mort, ça m'est égal.
Un mort en France est plus émouvant que 10 000 morts à l'étranger. Le premier est une tragédie, les seconds une statistique. La sensibilité suit la loi de la proximité.
Que les morts deviennent bons, compréhensibles et désirables à mesure que l'absence et le temps les éloignent.
Quand un vrai génie paraît dans le monde, on le distingue à cette marque : tous les sots se soulèvent contre lui.
Choisis toujours le chemin qui semble le meilleur même s'il paraît plus difficile : l'habitude le rendra bientôt agréable.
Les vivants ne sont que des morts qui ne sont pas encore entrés en fonction.
Rien ne remplace la chaleur d'une bande d'amis. Rien, ni le travail, ni l'argent, ni la vie familiale. Rien ne remplace ces moments où des amis se retrouvent, partagent leurs idées, leurs rêves, leurs repas ! Moi, en tout cas, [...] â–º Lire la suite
- Il paraît que tu t'es mise à poil dans sa voiture. - Non ! J'étais pas complètement à poil. Il faisait trop froid pour que j'enlève mes chaussettes.
Des moments libres. Toute vie bien réglée a les siens, et qui ne sait pas les provoquer ne sait pas vivre.
Nous allons tous être victimes de la tentation à plusieurs moments de notre vie.
Etre original, c'est, en un sens, mettre en valeur la médiocrité des autres, ce qui me paraît d'un goût très douteux.
Le dimanche soir, l'un des pires moments que l'on puisse imaginer : encore en congé mais déjà au travail, toute la force du capitalisme à l'oeuvre.
On a plébiscité ce livre parce qu'il est agréable à lire, sans temps morts ni effets de style, se lit d'une traite. Peut-on faire compliment plus laid dans la littérature que 'ce que j'aime dans le livre, c'est que j'ai eu le sentiment de n'avoir pas eu besoin de le lire ?'
L'humanité se compose plus de morts que de vivants.
Invisibles, nos morts ne sont pas des absents : Anges de foyers, ils sont toujours présents.
Les morts sont plus nombreux que les vivants. Leur nombre augmente. Les vivants sont rares.
D'un autre côté, tous les phénomènes d'un corps vivant sont dans une harmonie réciproque telle, qu'il paraît impossible de séparer une partie de l'organisme sans amener immédiatement un trouble dans tout l'ensemble.
Les chiens morts ne mordent pas.
Celui-là il faut lui marcher dessus: d'abord il ne comprend que ça et en plus il paraît que ça porte bonheur.
J'ai beaucoup de mal à comprendre que les autres méritent d'être immortels. La chose ne me paraît indispensable que pour moi.
Le théâtre, c'est la vie ; ses moments d'ennui en moins.
Telle pensée qui d'abord nous occupe et nous paraît éblouissante, n'attend que demain pour flétrir.
Voici les lieux charmants où mon âme raviePassait à contempler SilvieLes tranquilles moments si doucement perdus.Que je l'aimais alors, que je la trouvais belle !Mon coeur, vous soupirez au nom de l'infidèle :Avez-vous oublié que vous ne l'aimez plus ?