La mémoire, ce fléau des malheureux.
La mémoire a bien ses raisons que l'on ne se souvienne plus.
Ce ne sont pas les fils qui perpétuent la mémoire des pères, ce sont les bonnes actions et les bonnes moeurs.
Sept Français sur dix sont malheureux en ménage. Les trois autres sont célibataires.
On ne peut échapper au malheur et à la solitude qu'en sachant qu'il y a un homme plus malheureux et plus seul que soi.
Les arcanes de notre mémoire sont comme d'immenses souterrains où la lumière de l'esprit ne pénètre jamais mieux que lorsqu'elle a cessé de briller au-dehors.
Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents, dans la mémoire des vivants.
Dieu a voulu que le temps qui coule dans la mémoire des hommes use lentement les souvenirs ; et c'est la raison pour laquelle les hommes perdent la mémoire.
Dans la maison de NormandieTout a rouillé, tout a jauni,Mais le bonheur est encore là,Blotti dans les détails, dans les taillis,Dans les fleurs qui n'ont pas fleuri,Et le bonheur est dans mon coeur aussi.L'herbe rase et les pommiers morts,Rien n'est [...] â–º Lire la suite
La mémoire est l'ennemie presque irréconciliable du jugement.
Les amants malheureux vieillissent en un jour.
En quoi le lion qui dévore un mouton, l'aigle qui chasse une colombe sont-ils plus féroces que la cigogne qui mange une grenouille, que l'hirondelle qui mange un insecte ? En rien ; mais ils sont redoutables pour l'homme, et celui-ci, fléau des animaux, n'admet pas que ses victimes puissent l'attaquer à leur tour.
Lorsque la mémoire était la seule écriture, l'homme chantait. Lorsque l'écriture naquit, il baissa la voix. Lorsque tout fut mis en chiffres, il se tut.
L'homme malheureux de Paris est l'homme malheureux complet, car il trouve encore de la joie pour savoir combien il est malheureux.
L'amour, c'est quasiment injuste. Tu peux aimer qui te rendra malheureux et passer à côté de quelqu'un qui ferait ton bonheur. L'amour ce n'est pas une chose qu'on voit.
Les malheureux peuvent se résigner, mais les coupables ne connaissent aucune paix.
Chacun a sa mémoire ; la meilleure est souvent la pire.
Le principal fléau de l'humanité n'est pas l'ignorance, mais le refus de savoir.
Les femmes ont un coin de la mémoire réservé aux fautes qu'elles n'ont pas commises.
Plus que toute autre création humaine, le livre est le fléau des dictatures.
- Attila !, le fléau de Dieu ! - Ah c'est sur, c'est pas Joe le Rigolo !
Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir.
Si l'argent est le but de ceux qui se disputent le pouvoir, il n'y a pas de mal à ce qu'il soit aussi le but des malheureux électeurs.
La religion a toujours persécuté la science.
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
On devient malheureux mais on naît solitaire.
Si les communautés nationales se sont construites avec la mémoire du passé, la communauté mondiale, elle, se construira comme la promesse d'un avenir.
Le songe est peut-être à l'être humain ce que les cavernes sont à la terre : le refuge d'une mémoire qui s'invente au fur et à mesure.
La mémoire est toujours déjà imagination.
Il y a une mémoire d'au-delà de la mémoire : c'est ce qui remonte à la surface grâce à ces grands coups de sonde que constituent l'acte poétique.
Au malheureux le sommeil est doux, mais terrible est le réveil !