La mémoire, ce fléau des malheureux.
- Comment ça va depuis la dernière fois ? - Pourquoi ? Je vous ai déjà vu ? - Bien sûr, nous nous voyons chaque semaine, je suis le Docteur Feldheim. Et vous ? - Nobody. Nemo Nobody. - C'est un nom original. Vous [...] â–º Lire la suite
Un homme est malheureux quand il a trop besoin des autres.
Nous vivons tous des tragédies, nous avons tous des secrets, les errements de l'âme unissent l'humain. Nous avons ça en commun, nous voudrions être le seul à être la mémoire de la femme aimée, nous voudrions être des amants, avec des étreintes et du jus, entendre "encore, encore". Nous finissons sans talent !
Le principal fléau de l'humanité n'est pas l'ignorance, mais le refus de savoir.
Qui se croit malheureux en prend vite l'habitude.
Les pensées métamorphosent le cerveau lui-même.
Les lièvres, obsédés par leur couardise, convinrent de se suicider. Ils se transportèrent donc sur une falaise au pied de laquelle se trouvait un étang. Les grenouilles, au bruit de leurs pas, se réfugièrent dans les profondeurs de l'étang. À [...] â–º Lire la suite
La mémoire rend les êtres et les lieux impalpables.
Il y a un langage pour chaque situation.
J'ai eu une très belle enfance malgré tout... j'ai été élevé du côté campagne, en dehors de Bruxelles. Et j'ai toujours grandi parmi les chiens. Les animaux ne parlent pas trop. Ils "parlent" avec du feeling, mais ils n'ont pas [...] â–º Lire la suite
Se suicider trop tôt, c'est manquer de mémoire et d'imagination.
Langue. Greffe d'un sens commun dans le cerveau de chacun, qui permet à chacun d'être un pays, de faire partie d'un peuple.
La multitude, cruel fléau !
La victime meurt face à un assassin. L'assassin, lui, meurt face au monde entier.
L'homme est malheureux parce qu'il ne sait pas qu'il est heureux.
Les hommes veulent tout avoir, et ils se rendent malheureux par le désir du superflu.
Vous avez eu l'indulgence de faire allusion concernant mes livres à «l'art de la mémoire avec lequel sont évoquées les destinées humaines les plus insaisissables.» Mais ce compliment dépasse ma personne.
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
De nos jours, les cadeaux se sont multipliés et ont beaucoup grossi : le jouet le moindrement sérieux exige désormais au moins six megs de mémoire vive, soit l'équivalent du contenu de la bibliothèque d'Alexandrie.
La production des idées, des représentations et de la conscience, est d'abord directement et intimement mêlée à l'activité matérielle et au commerce matériel des hommes : elle est le langage de la vie réelle.
Pour libérer sa parole, le sujet est introduit, par la psychanalyse, au langage de son désir.
Y a-t-il une seule nation qui puisse se vanter d'être arrivée au meilleur gouvernement possible, qui serait de rendre tous les hommes, non pas également heureux, mais moins inégalement malheureux ?
C'est deux fois secourir un malheureux que de le secourir promptement.
Les souvenirs sont des enfants du hasard, seuls les truqueurs ont leur mémoire en ordre.
Le monde est complexe, tout comme toi. Les vraies gens sont toujours là, avec leurs problèmes, leurs qualités, leurs espoirs, leurs rêves. Il est juste difficile de les aider à prendre les bonnes décisions quand leur cerveau est saturé de fake news, et qu'ils ont perdu toute foi en l'avenir.
Le contexte et la mémoire jouent un rôle puissant dans tous les vrais bons repas de la vie.
C'est étrange de voir comment ton cerveau pouvait savoir ce que ton coeur refuse d'accepter.
La pensée, seul trésor que Dieu mette hors de toute puissance et garde comme un lien secret entre les malheureux et lui.
Le jardin le plus fertile au monde est un cerveau d'enfant. Il suffit d'y semer un mot pour y voir verdoyer une forêt de songes.
La mémoire de ma mère et ses enseignements ont été, après tout, le seul capital dont j'ai disposé pour affronter la vie. Et ce capital m'a fait devenir ce que je suis.