Il y a des parents qui veulent, à tout prix, maintenir le prestige de l'autorité et qui ne réussissent qu'à installer, dans leur foyer, le spectre hideux de la tyrannie. Ils font, de leurs enfants, des esclaves ou de sauvages petits rebelles.
Les chats suivent le principe selon lequel on ne blesse personne à demander ce que l'on veut.
On ne guérit pas d'un mal en s'en occupant tout le temps.
Des gens meurent pour la liberté ; leur mort suffit-elle à insuffler la vie à leur idéal ?
Ma femme ! Qui a inventé cette possession ridicule ?
L'avenir est un inconnu à toutes les dimensions. Mais le passé est un abîme où l'on risque à chaque pas de s'anéantir si on ne réussit pas à faire taire les échos.
Les hommes quittent leur femme parce qu'elles ne peuvent plus avoir d'enfants.
C'est n'aimer qu'à demi qu'aimer avec réserve.
Celui qui connaît la destinée des choses qu'il entreprend dès leur début est un sage ou un sot. Mais qu'il soit l'un ou l'autre, il sera malheureux car il aura planté sa dague dans le coeur de la vie.
Une bouchée de pêche succulente est préférable à une demi-corbeille de poires pourries.
Le temps du Christ est le temps où nous sommes. Il nous demande encor d'inventer l'homme.
La renommée des grands hommes devrait toujours se mesurer aux moyens dont ils ont usé pour l'acquérir.
Le théâtre est un endroit où la pensée humaine peut avancer, un endroit où l'homme qui entre, n'est pas le même que celui qui sort.
Le théâtre doit parler des causes de la détresse humaine et des sources de la force humaine.
L'habitude est indispensable à la création. C'est la deuxième nature de l'acteur.
Le coq a un bec trop petit pour souffler dans une trompette.
L'écrivain est un homme ordinaire, peut-être est-il seulement plus sensible.
Il ne reste en France du catholicisme que le bruit des cloches.
La principale différence entre le boucher et le banquier c'est qu'il y en a un des deux qui ne dira jamais : "Il y en a un peu plus, je vous le mets ?"
A partir du moment où le plaisir des autres nous fait plaisir, les bons sentiments deviennent suspects.
Toute chose ici-bas se règle par l'action, non par le chagrin.
Plus qu'aucun autre art, celui des jardins dépend d'un bon vouloir allié à de gros et durables moyens.
On prend les portiers de boîtes pour des cerbères mais c'est faux : ils descendent directement du Sphinx de Thèbes. Leurs énigmes soulèvent de vrais problèmes existentiels.
Le christianisme, cadenasseur de vulves.
Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d'étoffes s'assortir pour son argent.
- Qu'est-ce que la jalousie ? - C'est un clairon sur une table servie.
On ne peut compter que sur ses doigts.
Si une tartine tombe toujours du côté beurrée, et qu'un chat retombe toujours sur ses pattes, que se passe-t-il si on laisse tomber un chat sur le dos duquel on a attaché une tartine beurrée ?
Les vers sont le parler des anges et de Dieu ; La prose, des humains.
La crainte me prêta des ailes pour fuir.
Il est des mystères que l'on peut à peine imaginer, et que l'on ne résoudra qu'en partie.
L'homme est parole, ses silences ne durent pas.
Ne dit-on pas que l'on aime davantage ce pour quoi on se bat ?
Les hommes de ma race viennent sur des bateaux sans ailes et sans yeux.
La plupart des golfeurs se préparent au désastre. Les bons golfeurs se préparent pour réussir.
Nous devrions nous poser trois questions avant de parler : Est-ce vrai ? Est-ce gentil ? Glorifie-t-il le Christ ?
Emoticône. Le nom est aussi vulgaire que la chose. Je hais ces trucs de feignants. Au lieu d'exprimer un sentiment, on l'expédie. On appuie sur une touche et tous les sourires du monde sont pareils. Les joies, les doutes, le [...] ► Lire la suite
Je suis homme, il suffit, et, né pour la souffrance,Aux rigueurs du destin j'oppose ma constance.
Seuls les tout petits chefs jouissent de leur pouvoir - au-dessus, on ne connaît que la peur de se faire poignardes dans le dos, la rage des trahisons et le poison des fausses promesses.
Tout ce qui devient mot devient pensée et nous éloigne de la vérité indicible.
Il en est beaucoup qui ne sont pas peu fiers d'être à la hauteur de leur irresponsabilité.
L'animal est ainsi le seul être animé dont l'existence se confonde avec l'existence, et avec l'existence seule. C'est pourquoi il peut, en un sens, être considéré comme le meilleur « témoin » de l'existence, le seul témoin qui soit à [...] ► Lire la suite
Faire un pas avec le peuple, pas deux pas sans lui.
J'ai passé l'hiverEn attendant un motC'est comme le désertSans une goutte d'eauLa barque à l'enversPosée sur les tréteauxOn voit au traversElle sert aux oiseaux.
Nul ne descend en soi tant qu'il demeure esclave du passé ou de l'avenir.
Finalement l'amour est une lumière, une chaleur, c'est aussi un noeud, un noeud coulant. : ne va pas trop vite, ne va pas trop loin, sinon ça va serrer.
Le temps est l'ami de l'entreprise merveilleuse, l'ennemi de la médiocre.
Il est peut-être caractéristique de la culture purement laïque d'Orwell qu'il n'ait pu voir que dans l'Etat la possibilité du mal et l'ait refusée à l'individu - le péché originel étant un dogme bon à prêter à rire. Le socialisme [...] ► Lire la suite
Une malédiction revigore.Une bénédiction relâche.
L'écriture, c'est ce neutre, ce composite, cet oblique où fuit notre sujet, le noir-et-blanc où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit.