Les idées scandaleuses sont de vieilles rengaines qui passent inaperçues en s'abritant sous des habitudes.
Les paysannes sont comme les fleurs des champs : sous le nez, ça ne sent rien, ou ça sent mauvais.
La lumière de la chair dévoilée par le vent bourrasques change nos plans. Oh oui, vision brutale et brûlante d'un bout de corps en mouvement.
Quel est le roi le plus juste ? C'est le roi sous le règne de qui les gens de bien sont en assurance, et que les méchants redoutent.
Les idiots pensent que la mémoire fait partie de la connaissance et de la vie.
La plupart des hommes passent la première moitié de leur vie à rendre la seconde moitié misérable.
La France ne se diminue pas quand libre de toute visée impérialiste et ne servant que des idées de progrès et d'humanité, elle se dresse et dit à la face du monde: «Je vous déclare la paix».
La superbe que donne l'uniforme à ceux qui n'ont rien d'autre à se foutre sous l'aiguillon de la vanité.
Je sortais me brûler sous la lune et dérober de gros brugnons blancs dont je n'ai jamais retrouvé la saveur.
Sénèque ferma le vaste cercle de sa connaissance en apprenant qu'un ami au pouvoir était un ami de moins.
Dieu. Créature mythique et fictive à la base de toute conception religieuse.
Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité.
Chacun de nous a sa blessure : j'ai la mienne - Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne - Elle est là, sous la lettre au papier jaunissant - Où on peut voir encore des larmes et du sang !
Être auteur, c'est assumer ses idées pour le meilleur et pour le pire.
Pourtant, sous la tutelle invisible d'un Ange, L'Enfant déshérité s'enivre de soleil, Et dans tout ce qu'il boit et dans tout ce qu'il mange Retrouve l'ambroisie et le nectar vermeil.
Quand on est né dans la capitale du monde, on en est prisonnier. C'est comme ça. Parce que c'est ce que tout le monde veut. C'est le désir dont il s'agit. On n'a plus de besoin. C'est comme le matin [...] â–º Lire la suite
Les flots passent les uns après les autres et se poursuivent éternellement.
Rien ne m'exaspère davantage que les gens qui parlent sans cesse d'eux-mêmes sous prétexte que c'est le seul sujet qu'ils connaissent. On perd, en les écoutant, un temps précieux qu'on pourrait consacrer à sa propre personne.
Il faut souffrir ponctuellement de la présence des autres, pour apprécier ensuite la solitude en connaissance de cause : les vrais solitaires ne sont pas des ermites, mais des mondains intermittents.
Il serait assez intéressant de calculer le poids exact d'un homme compte tenu du fait qu'il a le bras long, les idées larges, la vue courte et l'oreille basse.
Ma réalité, ce sont les idées fausses sur moi.
Nous n'en voyons les conséquences que lorsqu'elles sont sous notre nez.
La connaissance de quelque chose, puisque toutes choses ont des causes, n'est acquise ou complète que si elle est connue par ses causes.
Que de bégaiements d'intelligence chez autrui furent à la source même de nos plus vastes idées !
Le seuil du temple de la sagesse est la connaissance de notre propre ignorance.
La télévision est une machine à montrer ceux qui y passent et à cacher ceux qui n'y passent pas.
Beau projet et drap neuf rétrécissent à l'usage.
L'histoire est le déroulement d'une trame d'éternité sous des yeux temporels et transitoires.
Nous sommes dans la voiture de son ami Chico. On doit garder ses pieds sous ses jambes, car il n'y a pas de plancher. On voit l'asphalte défiler et les trous d'eau verte. On dirait une décapotable à l'envers.
Un acteur cherche la reconnaissance, qu'elle soit sous forme de récompense ou de sollicitation.
La télé : c'est la vision carrée d'un monde qui ne tourne pas rond.