Le paradoxe de la condition humaine, c'est qu'on ne peut devenir soi-même que sous l'influence des autres.
Quel curieux sentiment de férocité j'éprouve pour tout ce qui paraît avoir peur de moi ! Si j'étais né dans un pays où les lois sont moins sévères et les goûts moins raffinés, je me donnerais le plaisir d'une lente vivisection sur ces deux êtres-là pour passer la soirée.
Il n'y a pas d'être plus malheureux sous le soleil qu'un fétichiste qui languit après une bottine et qui doit se contenter d'une femme entière.
Le pied ne bat que l'endroit qui lui va.
Celui qui demande qu'on lui rase la barbe ne doit pas se fâcher si on l'égratigne.
La corruption est l'intrusion du gouvernement dans l'efficacité du marché sous la forme de réglementations.
Je n'aime que lire et écouter des choses que je ne comprends pas parce que quand je ne comprends pas quelque chose, alors pour moi c'est comme une tapisserie sublime remplie de suggestions absolument inépuisables.
Tels sont les quatre âges de l'amour : il naît dans les bras du dédain, il croît sous la protection du désir, il s'entretient avec les faveurs et meurt empoisonné par la jalousie.
C'est un ménage à quatre : lui, elle, l'idée qu'elle se fait de lui et l'idée qu'il a d'elle.
- Quand je dis quelque chose, tu le fais ! Quand je te dis de bouger, tu bouges. Quand je te dis « Bouge plus », tu bouges plus ! Et si je te dis « Saute », qu'est ce que tu fais ? - Je dis : « Toi d'abord ! »
Cela m'est égal que d'autres aient écrit avant moi ce que je suis en train d'écrire, car c'est à la vie et non dans les livres que je prends mon bien.
Je me suis cru mort moi aussi, jusqu'à ce que je découvre que j'étais au Nebraska.
La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel.
Chaque homme est un livre dans lequel Dieu lui-même écrit.
Vous avez votre Dieu et moi aussi.
Les poèmes aideront à passer avec soi et d'autres êtres le nécessaire serment de fidélité à la vérité de la vie.
La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.
Comment vivre sans inconnu devant soi ?
La nature est un professeur universel qui observe l'activité humaine comme un mauvais élève.
Un secret n'est qu'un feu sous la cendre ; il suffit d'un souffle pour qu'il jaillisse et aille répandre partout sa lumière dangereuse et brûlante.
- Qui êtes-vous ? - Qui ? « Qui » n'est autre que la forme qui résulte de la fonction de « qu'est-ce-que », et ce que je suis c'est un homme sous un masque. - Ça je vois... - De toute évidence. Je ne mets [...] ► Lire la suite
Je ne suis pas comme certains qui sous prétexte qu'ils sont à la télévision se permettent mensonge et falsification.
Si Dieu nous a faits à son image, nous le lui avons bien rendu.
Quand la maison d'un homme est pleine de chiens sauvages il lui faut chercher la paix ailleurs.
Mon père tenait un salon de thé au Japon, j'étais fasciné par les tenues des geishas et le cérémonial du thé qui se déroulait chaque jour sous mes yeux.
Je sais que si j'étais fou, et depuis quelques jours interné, je profiterais d'une rémission que me laisserait mon délire pour assassiner avec froideur un de ceux, le médecin de préférence, qui me tomberaient sous la main. J'y gagnerais au [...] ► Lire la suite
Le caméléon a la lucidité de changer de couleur pour s'adapter à son environnement tandis que l'homme quant à lui opte pour le contraire, quitte à le détruire.
Le moindre accident de la vie porte en lui la semence d'un grand événement intérieur.
Je me suis toujours senti plus chez moi au Royaume-Uni qu'en France.
- Vous avez vu Salomon ? Ils ont des voitures maintenant, eh, eh, eh, ils ont des Rolls blanches, les noirs. - En tout cas, c'est pas à monsieur que ça risquerait d'arriver ! - Quoi donc ? - Que mademoiselle épouse un [...] ► Lire la suite
Le système nous veut triste et il nous faut arriver à être joyeux pour lui résister.