Si l'action ne soutient pas la pensée, la pensée perd son nerf et sa force s'effrite.
Le peuple donne son sang et son argent, moyennant quoi on le mène.
Il y a plus atroce qu'un amour qui n'atteint pas son but : celui qui l'atteint trop vite.
Le cinéma, c'est comme faire l'amour par correspondance, tandis qu'au théâtre on fait l'amour dans son lit.
Telle est donc la condition humaine que souhaiter la grandeur de son pays, c'est souhaiter du mal à ses voisins.
Un homme qui souffre demeure un grand enfant pour une femme, même s'il est son aîné.
J'ai choisi ma femme comme elle a choisi sa robe de mariée ; pas pour son apparence brillante et délicate mais parce qu'elle résisterait au temps.
Nul ne peut adorer Dieu ou aimer son prochain s'il a l'estomac creux.
Qui dépense et ne compte pas, Mange son bien et ne le goûte pas.
Chacun croit que son histoire est plus intéressante que celle des autres. La vraie originalité serait de la rendre plus intéressante.
Celui qui a affirmé que le chemin menant au coeur d'un homme passait par son estomac visait manifestement trop haut.
Le pauvre homme n'a que deux amis : sa pomme de terre et son cochon.
Dieu a fait l'homme à son image, c'est rassurant, ça veut dire qu'il aime le foot.
Un homme peut parler d'amour à une femme avec inspiration, mais son regard, lui, est toujours bien concret.
Le premier acte par lequel l'État se constituera réellement le représentant de toute la société, - la prise de possession des moyens de production au nom de la société, - sera en même temps son dernier acte en tant qu'État. [...] ► Lire la suite
Dessiner, c'est mettre des patins à son imagination, c'est réinventer les choses, des objets, c'est parler et dire à travers des formes, des ombres.
L'épouse parfaite est celle qui connaît tous les petits plats qu'adore son mari, et tous les restaurants où on peut les déguster.
Tout homme qui n'accepte pas les conditions de la vie, vend son âme.
C'est chose rare qu'un auteur cherche à se faire plus petit que son oeuvre.
L'être humain n'a aucun standard de qualité, hormis son besoin d'appartenance.
Qu'il est décevant de suivre une femme dans la rue, fasciné par sa démarche, de l'aborder et de constater que son visage est tellement moins expressif que son cul.
Le faible d'esprit se complaît dans son propre jugement et regarde souvent derrière lui pour voir si on l'admire.
Le plus horrible, c'est d'être solitaire en son for intérieur.
A la tête de l'auteur, le téléspectateur ne juge pas le livre, mais de son intérêt à l'acheter et à le lire.
Mieux vaut réaliser son souhait que souhaiter l'avoir fait.
Ce n'est pas en enfermant son voisin qu'on se convainc de son propre bon sens.
Marcher, c'est retrouver son instinct primitif, sa place et sa vraie position, son équilibre mental et physique. C'est aller avec soi, sans autre recours que ses jambes et sa tête. Sans autre moteur que celui du coeur, celui du moral.
Gagner son pain n'intéresse plus grand monde, c'est garder son gain qui compte.
Chacun trouve son plaisir où il le prend.
Le meilleur moyen de vivre une existence pleine d'idéal, tout en s'épargnant d'amères déceptions, est sûrement de garder son coeur pour Dieu seul.
Chacun voudrait que son voisin ait un peu de conscience, mais personne n'en veut pour soi-même.
La religion ne suit pas plus nécessairement le mouvement de la foi que celle-ci se précipite vers la foi en Dieu. Car si le concept de « religion » implique une institutions séparable, identifiable, circonscriptible, lié dans sa lettre au [...] ► Lire la suite
Ce qui rend un ami sûr de l'autre, c'est la connaissance de son intégrité. Il en a pour garants son bon naturel, sa fidélité, sa constance.
Ce qui m'excite le plus, c'est quand un entraîneur appelle un temps mort et mâche son attaquant parce que je viens de lui tremper la tête.
Tout Berbère avec son fusil est roi.
Combien désespérante la folie de l'homme, son mépris des autres, les signes trop nombreux que les leçons les plus élémentaires de l'histoire sont si mal retenues.
Au chaudron des douleurs, chacun porte son écuelle.
L'homme ne cherche que des prétextes à vivre, c'est-à-dire à dresser une image de son orgueil.
Par l'évolution des actes, celui qui dépouille est dépouillé à son tour.
Il faut prendre son bien où et quand on le trouve et ne pas se montrer trop difficile... Les sages s'arrangent pour tout concilier.
Si celui dont l'autorité est incontestée, dit "igname" personne n'osera répondre "manioc", à moins qu'il n'aille faire cuire son manioc ailleurs.
Les riches sans sagesse sont-ils autre chose que porcs engraissés par le son ? Les pauvres qui ne comprennent rien, que sont-ils, sinon des ânes malheureux condamnés à porter la charge ?
Il faut voir dans les événements la main de Dieu, sans jamais oublier que c'est son coeur qui guide sa main.
Le sage fait son deuil de sa mort.
L'esclave est un serviteur qui ne discute point et se soumet à tout sans murmure. Quelquefois il assassine son maître mais il ne lui résiste jamais.
Un gredin qui tourne la loi est moins à craindre en son action qu'un homme de bien qui la discute avec sagesse et clairvoyance.
Avec son courage et sa détermination, Malala a montré ce que les terroristes craignent le plus: une fille avec un livre.
Il est froid. Ne sourit pas. Je suis son faire-valoir, mais je ne dois rien valoir
La mort. C'est la seule solution que Dieu a imaginée pour écarter les prétendants à son sceptre.
Le vrai musc est celui qui répand son parfum et non celui que vante le droguiste.