Il y a entre l'esprit étendu et l'esprit cultivé la différence de l'homme et de son coffre-fort.
Le monde ressemble à une vieille coquette qui déguise son âge.
Le public est gouverné comme il raisonne. Son droit est de dire des sottises comme celui des ministres est d'en faire.
Dieu est absence du livre et le livre, lent déchiffrement de son absence.
Donne à la souris un fouet elle se prendra pour un tyran en son sein se bousculent un loup et une brebis
L'hilarité d'une personne est inversement proportionnelle à son temps de compréhension.
Servitude pour servitude, il vaut encore mieux être asservi par son coeur que l'esclave de ses sens.
Les chats sont là pour nous apprendre que sur terre tout n'a pas son utilité.
Chaque siècle a son moyen âge.
Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d'étoffes s'assortir pour son argent.
Il en voulait à la vie de cette maladie sur laquelle il n'avait aucun pouvoir et qui lui gâchait le meilleur de son existence.
Si Dieu existe, c'est son problème.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
Personne n'est responsable de son destin.
Etrangement, le projet fondamental du socialisme, libérer l'homme de la Chose, semble, dans son application concrète, l'y avoir aliéné davantage. De l'ordre des Choses, il n'a rien renversé.
Que chacun apprenne à connaître son esprit.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
Par exemple être ailleursAvoir envie d'être ailleursRien faireAvoir envie de rien fairePrendre des ruesMarcher dans les avenuesCroiser les gensAvec les soucis d'argentSentir son coeur vide éperdumentComme s'il ne pouvait plus sentir les sentiments
Le gouvernement n'a pas d'argent. Son seul pouvoir est de prendre aux uns et de donner aux autres.
Tant que la justice n'a pas tranché, cette folle du logis qu'est l'imagination doit rester dans son coin.
Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
L'excitation est le fondement de l'érotisme, son énigme la plus profonde, son mot-clé.
On a beaucoup parlé de la face de Dieu. Jamais de son profil.
Le plus sûr moyen d'accéder aux charges suprêmes est de donner des gages assidus de son insignifiance.
On s'habitue à la prison de son enfance. Et même une fois qu'on en a ouvert la porte, on a toujours peur d'y revenir et que la porte se referme d'un coup.
Mes chers amis, quand je mourrai, plantez un saule au cimetière. J'aime son feuillage éploré ; la pâleur m'en est douce et chère, et son ombre sera légère à la terre où je dormirai.
Le regard est le fruit le plus lourd et secret Que la chose ait mûri en son été aveugle Toute beauté n'étant qu'une attente comblée Après laquelle la seule mort est désirable.
Le fils est innocent des fautes de son père.
Elle repose avec un doux sourire sur les lèvres, et ses dernières pensées ont été un retour vers les jours heureux de jadis. Sa vie a pris fin dans un rêve paisible puisse son réveil dans l'autre monde être aussi agréable !
Le plus heureux des hommes est celui qui désire le moins le changement de son état.
Quand la racine est sauve, le feuillage revient étendre sur la maison son ombre.
L'esprit de la conversation consiste bien moins à en montrer beaucoup qu'à en faire trouver aux autres. Celui qui sort de votre entretien content de soi et de son esprit l'est de vous parfaitement.
Ce n'est pas tous les jours qu'on peut se révéler à soi-même son courage.
Avec le temps, on ne vit plus que des sentiments mitigés : plus rien n'est plein, ni les bonheurs ni les malheurs ; toute chose à son ombre, qui s'allonge et où l'on pourra se reposer.
Etre reconnu, c'est aussi savoir fixer son prix.
Qui peut supporter une offense, peut mieux prendre à son point le temps de sa vengeance.
Chaque secret de l'âme d'un écrivain, chaque expérience de sa vie, chaque qualité de son esprit est écrit en grand dans ses oeuvres
La meilleure forteresse qu'un prince puisse posséder est l'affection de son peuple.
Le moi est une cabine d'essayage, on s'y enferme avec son miroir pour y choisir son image.
Il faut prendre la naissance de l'amour au sérieux pour n'avoir pas un jour à prendre son échec au tragique.
La renommée est dangereuse ; son fardeau est léger à soulever, pénible à supporter et difficile à déposer.
Toutes les guerres sont civiles, car c'est toujours l'homme contre l'homme qui répand son propre sang.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
Une fois qu'une femme vous a donné son coeur, on ne peut plus se débarrasser du reste.
Les pauvres ont un penchant à donner à de plus pauvres qu'eux... Quand on vit au jour le jour, ce n'est pas changer son état que de se démunir... Donner quand on possède, voilà qui est difficile.
Tant que Marine Le Pen n'aura pas renié son père sur Vichy et les chambres à gaz, le FN....
L'animal poursuit sa proie ; l'être humain court après son salut.
L'envie est un vice mesquin, sordide - le vice du forçat qui boude parce que son compagnon de captivité a reçu une plus forte ration de soupe.
Je n'osais pas marcher plus vite tant je craignais de lui faire peur, tant je craignais de détruire son petit courage qu'elle tenait bien serré contre elle.