Les humains sont des merdes. Tout ce qu'ils aiment, c'est se faire diriger. Punir, récompenser, guider. La nature de l'homme, c'est de tuer son prochain.
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.
Les hommes de main, serviles, commencent déjà à rire tandis que le potentat cherche nonchalamment dans son imagination le plus raffiné des supplices.
L'artiste par excellence est celui qui a pris comme matière à sculpter sa propre chair, comme toile à peindre son visage et son corps, comme terre à modeler sa pensée et ses sentiments.
Depuis qu'il a du "son", le cinéma fait l'âne.
L'homme forme un tout, à moins que son prochain n'en décide autrement.
Le ridicule est comme la mauvaise haleine ; on ne la remarque que chez son voisin.
Quand on a le malheur d'avoir plus d'esprit que son supérieur, il faut paraître en avoir moins.
Etre statufié de son vivant, ça vous pétrifie.
Pourquoi les problèmes qu'un élève ne comprend pas sont toujours les derniers de son devoir ?
On prend goût à son désespoir. C'est plus facile que de lutter !
Mieux vaut porter le poids de son propre chagrin que le fardeau d'autrui.
L'homme dissipe son angoisse en inventant ou en adaptant des malheurs imaginaires.
Puis, on le vit, étrange rite,Qui baptisait les margueritesAvec l'eau de son bénitierEt qui prodiguait les hosties,Le pain bénit, l'Eucharistie,Aux petits oiseaux du moutier.
Qui a une femme auprès de soi, vit paisiblement sous son toit.
Un homme qui n'a rien à voir avec son propre temps n'a aucune conscience de son intrusion dans celui des autres.
L'Écossais ne se bat pas jusqu'à ce qu'il voit son propre sang.
Je défie un ermite de jeûner sans donner un goût exquis à son eau claire et à ses légumes.
L'iris de ton regard descendu sur ta face,Pour revenir à lui s'est parcouru sur toi,Mais au coeur de tes yeux expirait son espace,Dont l'astre le plus bas s'éclipsait dans ta voix.
Avec lui, on a été bon, il s'est alors étalé de tout son long.
Il n'est amis aujourd'hui que de table ; on ne prend plus pitié de son semblable.
Telle était aussi Françoise Dorléac. A la fois timide et audacieuse. Les gestes abruptes mais d'une souplesse d'algue. L'extravagance mais aussi les tourments secrets. Légère, éblouissante et le regard quelquefois triste. On n'était jamais sûr de bien connaitre son visage. Tout en contrastes, en inquiétudes, de celles qui font le scintillement des étoiles.
Il surveillait les mouvements de la pensée de son frère, comme il eût surveillé les coups de bêche d'un chercheur de trésors.
Nicolas Sarkozy a toujours envie de se remettre dans l'histoire quel que soit son interlocuteur et, finalement, de parler de lui à travers les autres.
On doit apprendre à écouter, et non seulement ses mots, mais son corps, sa vitesse, sa force, sa faiblesse et ses silences qui déséquilibrent ; on doit perdre un peu de soi pour se retrouver dans l'autre.
On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui.
Lorsque son premier-né fut mis dans ses bras, il put voir que le garçon avait hérité de ses propres yeux, tels qu'ils étaient autrefois - grands, brillants et noirs.
Je juge un restaurant à son pain et son café.
L'homme est conduit, lorsqu'il croit se conduire, et pendant que par son esprit il vise à un endroit, son coeur l'achemine insensiblement à un autre
On perd son temps à cultiver les mots.
Qui retire le verbe de la phrase, elle perd son sens. Qui nie l'unité nie le nombre qui en est fait. Qui ne croit plus en Dieu, il ne croit plus à rien.
Le preux ne cherche d'autre protection que dans l'expertise de son destrier, dans la qualité de son armure et dans le dévouement de ses camarades dont l'amitié le flanque. L'honneur l'oblige à paraître intrépide.
La République n'effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire, ni aucune statue déboulonnée.
Un "facteur héréditaire" c'est quand le fils d'un préposé fait le même boulot que son père.
Méfiez-vous toujours de quelqu'un qui ne trouve rien à redire à son supérieur.
L'amour est le côté idéal de Dieu, l'égoïsme son côté réel.
Aucune science ne peut être dignement comprise sans son histoire essentielle, et aucune véritable histoire n'est possible que d'après l'histoire générale.
Il l'aimait bien mais à petites doses. Il fractionnait son coeur comme des parts de gâteau.
Qui chérit son erreur ne la veut connaître.
La vanité repue est toujours un peu honteuse de son appétit.
Le sport n'est pas un objet de luxe, une activité d'oisif non plus qu'une compensation musculaire du travail cérébral. Il est pour tout homme une source de perfectionnement interne éventuel non conditionnée par le métier. il est l'apanage de tous au même degré sans que son absence puisse être suppléée.
Quelques esprits sont étonnants pour garder ainsi leur simplicité primitive, de même qu'un cyprin doré d'âge patriarcal garde apparemment jusqu'à sa mort son illusion de jeunesse qui lui fait croire pouvoir nager en ligne droite au delà du bocal qui le renferme.
Nous devons être conscients du pouvoir que nous avons et être capables d'imaginer son impact si nous ne voulons pas qu'il nous domine à son tour.
L'opinion publique devrait être alertée sur son inexistence.
C' était simplement que son ami avait ressuscité les rivières brunes où sautent les poissons, et les femmes avec le soleil dans leurs cheveux.
L'homme doit comprendre son univers pour comprendre son destin.
Si un homme transmet son expérience à travers ses chansons, il est courageux. Si une femme fait la même chose, on dira qu'elle manque de pudeur, qu'elle est trop émotive, voire qu'elle est folle.
Son au-delà lui gâche son ici-bas.
Mettre la dernière main à son oeuvre, c'est la brûler.
Plus d'un écrivain est persuadé qu'il a fait penser son lecteur quand il l'a fait suer.