C'est le terreau de la vie, la banalité. Rarement, une perle, un grain de sable, une particule luisante tombe sur notre épaule. Et dans cet océan de vagues ordinaires, le pouvoir est le vice banal le plus à son aise chez l'homme.
Vous pouvez toujours arriver à lire la note d'honoraires d'un médecin, mais jamais son ordonnance.
Le léopard ne salue pas la gazelle, si ce n'est pour sucer son sang.
La nature apprend à l'homme à nager lorsqu'elle fait couler son bateau.
Quel orgueil d'être seul, les mains contre son front, À noter des vers doux comme un accord de lyre Et songeant à la mort prochaine, de se dire : Peut-être que j'écris des choses qui vivront !
L'homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n'est pas là qu'on rigole le plus.
Nietzsche avait vu juste, avec son flair de vieille pétasse, le christianisme était au fond une religion féminine.
Elle passe ses nuits sans dormirA gâcher son bel avenirLa groupie du pianisteDieu que cette fille a l'air tristeAmoureuse d'un égoïste.
Une crotte révèle la présence d'un être vivant. L'étude des excréments en apprend long à son sujet. La merde, première expérience de l'Histoire.
Il faut mettre son coeur dans l'art, son esprit dans le commerce du monde, son corps où il se trouve bien, sa bourse dans sa poche et son espoir nulle part.
Pour son chien, tout homme est Napoléon. C'est ce qui explique la grande popularité des chiens.
L'homme a dans le corps un habit d'arlequin : son âme.
Dieu est absence du livre et le livre, lent déchiffrement de son absence.
Souvenez-vous que chacun vit dans son univers.
Laissons à Dieu le soin d'assurer son propre salut.
Il n'y a qu'une liberté, et son nom sera toujours écrit avec les lettres du sacrifice et du deuil.
Chuck Norris a écrasé une vieille dame avec son pick-up. La famille s'est excusée.
L'élégance ?... oui, ça me vient, avec l'âge. Plus on a de plis sur le front, moins on veut en avoir à son col.
La crainte suit le crime, et c'est son châtiment.
Tout livre a pour collaborateur son lecteur.
Le roman naît de vos passions personnelles mais il ne peut réellement prendre son essor que lorsque vous avez coupé le cordon ombilical avec votre vie et que vous commencez à interroger non pas votre vie mais la vie même.
Avec les femmes, on ne perd jamais tout à fait son temps.
Le monde est un miroir et rend à chaque homme le reflet de son propre visage.
Quand on représente une cause (presque) perdue, il faut sonner de la trompette, sauter sur son cheval et tenter la dernière sortie, faute de quoi l'on meurt de vieillesse triste au fond de la forteresse oubliée que personne n'assiège plus car la vie s'en est allée ailleurs.
Quand l'homme perd son esprit, il perd tous ses moyens.
Réserver son jugement implique un espoir infini.
Rien n'est plus offensant pour un homme qu'un échec qui touche son côté mâle.
La vie prend son tour, fait ses propres exigences, écrit sa propre histoire, et en cours de route, nous commençons à réaliser que nous n'en sommes pas l'auteur.
Refaire le monde avec son fils, ça n'a pas de prix.
Pour un artiste, il est aussi fatal d'épouser son modèle que pour un gourmet d'épouser sa cuisinière : le premier est privé des séances de pose et le second de dîner.
Le travail s'allonge de façon à remplir la durée prévue pour son exécution.
Le droit intangible du romancier, c'est de pouvoir retravailler son roman.
Marianne est une métisse, c'est ce qui fait son charme, sa beauté, sa force.
L'océan ne demande rien mais ceux qui se tiennent près de ses rives s'accordent progressivement à son rythme.
Un gentleman est un homme qui ne bat jamais une femme sans ôter son chapeau.
Mieux vaut élever son esprit que des chats siamois.
Je ne suis pas un profond jurisconsulte, mais je crois véritablement que si le gouvernement était renfermé dans les limites dont je parle, et que toute la force de son intelligence, de sa capacité fût dirigée sur ce point-là : [...] ► Lire la suite
Le sang oublie souvent son devoir, mais jamais son droit.
Quand nulle bête n'a d'autre choix que vivre son instinct, chaque être humain reçoit la faculté de choisir ; et c'est ce qui le distingue à l'intérieur du règne animal, et c'est ce qu'on nomme intelligence.
L'âge n'est qu'un simulacre. Au plus profond de soi, il n'y a de vif et de vrai que son enfance et sa jeunesse.
C'est une vache qui fait une photo de son troupeau et qui dit: - Attention, ne bousons plus !
Qui aime son papa accepte aussi ses défauts.
Je l'ai connu quand il était encore chenille, avant que... qu'il fasse son coming out.
Il n'y a rien de meilleur au monde que ces amitiés merveilleuses que Dieu éveille et qui sont comme le reflet de la gratuité et de la générosité de son amour.
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
Nul ne sait ce qu'est la guerre, s'il n'y a son fils.
Et je l'aimais comme j'aime ce sonAu creux duquel rajeunirait le monde,Ce son qui réunit quand les mots divisent,Ce beau commencement quand tout finit.
Le plus souvent, on cherche son bonheur comme on cherche ses lunettes : quand on les a sur le nez.
Qui n'a pas connu l'absence ne sait rien de l'amour. Qui a connu l'absence a pris connaissance de son néant - de cette connaissance lointaine qui fait trembler les bêtes à l'approche de leur mort.
Le poème nous montre ainsi ce que l'on ne voit pas, sans que cela implique pour autant son irréalité ; il atteint plutôt un autre niveau de réalité