Si l'homme écoutait seulement les appels de son organisme, il ne rechercherait l'accouplement que deux ou trois fois dans le cours d'une année.
Je suis homme et il n'est rien de l'homme, ou du moins de son harmonieux plaisir, qui me soit étranger.
Elever son âme de temps en temps comme on fait des haltères, par récréation et par hygiène.
On marie les femmes avant qu'elles soient rien et qu'elles puissent rien être. Un mari n'est qu'une espèce de manoeuvre qui tracasse le corps de sa femme, ébauche son esprit et dégrossit son âme.
Tout homme a dans son coeur un cochon qui sommeille. Qui vivra verrrat.
Palsambleu, morbleu, ventrebleu, jarnibleu ! Dieu aussi a eu son époque bleue.
Elle est si parfaitement laide qu'elle devient vraiment jolie dans son miroir déformant.
Le coeur du fou est dans sa bouche, mais la bouche du sage se trouve dans son coeur.
Un gouvernement, de par sa nature, a intérêt à élargir son champ d'action, restreignant par là même la liberté des individus.
L'argent dresse son mur entre les hommes.
La Nature, dans son inépuisable fécondité, est le plus précieux allié des médecins et se charge, sans en rien dire, de réparer leurs fréquentes erreurs.
L'homme est une créature prédestinée à exister dans son époque, même si ce n'est pas là qu'on rigole le plus.
Aimer son prochain, c'est une drogue douce, mon amour. Et ça devrait être remboursé par la Sécurité sociale.
Qui aime son papa accepte aussi ses défauts.
Un peintre apprenti demandait à son maître "Quand dois-je considérer que mon tableau est fini ?" Et le maître répondit : "Quand tu pourras le regarder avec surprise, en te disant : C'est moi qui fait ça".
Nulle chose n'est compréhensible que par son histoire.
Un historien est un écrivain qui s'occupe de choses qui ne sont pas de son âge.
C'est lorsque la religion atteint son apogée, sa plus haute puissance, qu'elle fait commettre le plus de crimes.
Comptez sur moi, je compte sur vous, ce qui fait que chacun y trouvera son compte !
Le plus souvent, on cherche son bonheur comme on cherche ses lunettes : quand on les a sur le nez.
La douleur est le grand peintre des portraits. Il est bien rare que le modèle aime son peintre.
Le travail s'allonge de façon à remplir la durée prévue pour son exécution.
J'ai un copain fakir, et l'autre jour on lui a piqué son porte-feuille... il a rien senti !
Pardonner, c'est renoncer à son droit à la vengeance.
C'est encore la façon la plus simple de se débarrasser d'un amant. Lui offrir son amitié.
Une femme, c'est une présence, une odeur, un geste, un poudrier qui claque, le bruit de ses talons - plats, forcément - ou de son sac à main quand elle fouille dedans.
On connaît le coeur quand il s'agit d'argent entre amis ; difficilement on entend le son de l'eau quand elle coule d'une haute montagne.
Le monde est un miroir et rend à chaque homme le reflet de son propre visage.
Que faire dans son enfance sinon contracter la mauvaise habitude de vivre ?
Il y a un moment dans la peinture où le peintre sait que son tableau est fini. Pourquoi, il ne saurait le dire, simplement reconnaître son incapacité soudaine à y modifier quoi que ce soit.
Tout homme s'offre le luxe inestimable de prononcer son premier et son dernier mot.
La pire drogue, c'est l'amertume, elle empoisonne la vie, mais conserve son homme.
Il arrive aussi qu'un écrivain du XXIe siècle se sente, par moments, prisonnier de son temps et que la lecture des grands romanciers du XIXe siècle lui inspire une certaine nostalgie.
Que le poète obscur persévère dans son obscurité, s'il veut trouver la lumière.
L'homme s'est forgé des mythes géniaux pour pouvoir croire en son esprit.
Et je l'aimais comme j'aime ce sonAu creux duquel rajeunirait le monde,Ce son qui réunit quand les mots divisent,Ce beau commencement quand tout finit.
Chirac : voila un monsieur affublé d'un sourire à faire passer son hoquet au yéti.
La carrière d'une star commence quand elle a du mal à entrer dans son chemisier et se termine quand elle a du mal à entrer dans sa jupe.
La science naît au moment où la société décide de dominer son monde ou de le reconstruire.
Un mot n'est pas le même dans un écrivain et dans un autre. L'un se l'arrache du ventre. L'autre le tire de la poche de son pardessus.
La vie est la pépinière de l'âme - son lieu d'entraînement pour les destinées de l'éternité.
La mort est quelque chose d'inévitable. Lorsqu'un homme a fait ce qu'il considère comme son devoir envers son peuple et son pays, il peut reposer en paix. Je crois avoir fait cet effort et c'est pourquoi je dormirai pour l'éternité.
Aucune race ne peut prospérer si elle n'apprend qu'il y a autant de dignité à cultiver son champ qu'à composer un poème.
Les muets devraient vivre bien plus longtemps que les autres, ils n'égarent pas le médecin dans son diagnostic.
On peut choisir son régiment, mais partout il faut marcher au pas.
Il y a quelque chose de plus grand que l'homme dans l'amour physique, dans la volupté, dès qu'on y met un peu de son âme.
Traduire le théâtre, c'est d'abord et avant tout savoir lire le théâtre, porter son regard sur un texte et s'en abreuver, se couler dans une matière linguistique et s'y fondre...
Je me suis réveillé avec le coeur à chanter cela veut dire que j'ai trouvé le son que je produisais très agréable pour ma gorge et mon ventre. Les mots que je disais me faisaient frissonner de la tête aux pieds. J'avais la larmes aux yeux et en même temps
Parmi les choses qui me tiennent vraiment à coeur, il y a la possibilité d'assumer son désir de ne pas avoir d'enfant.
Il n'y a point au monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage.