Vous savez, un homme se juge toujours en fonction de l'équilibre qu'il peut établir entre les besoins de son corps et les exigences de son esprit.
La liberté coûte cher et son prix ne se mesure pas qu'en chiffre.
Le désir nous met au pied des femmes, mais, à son tour, le plaisir nous les soumet.
Avec son air très naturel le surnaturel nous entoure.
Le dialogue doit simplement être un son parmi d'autres sons, juste quelque chose qui sort de la bouche de personnes dont les yeux racontent l'histoire en termes visuels.
Peu importe où le bouc passe la nuit, pourvu que son maître le retrouve le matin.
L'artiste meurt sans enfants, il a été son roi, son prêtre, son Dieu.
Ooooh ! Il a les yeux de son papa ! Chéri, enlève les lui de la bouche...
Un ivrogne remplit plus facilement son verre que ses engagements.
Il faut libérer son esprit et non son corps. Libérer son corps reviendrait à emprisonner son esprit.
Vous aviez le temps de le monter mais pas de le sortir, mais on donne quoi quand on ne donne pas son temps ?
Il faut accepter son âge, avec ces avantages formidables de sagesse, de douceur, de sérénité. Il faut bien accepter la mort aussi...
Un bon renard ne mange pas les poules de son voisin.
Il est impossible de bien gérer son temps si on ne peut dire à ses collègues ce qu'on a sur le coeur.
L'homme a pour conducteur le discernement et pour rênes la pensée parvient à l'autre rive de son voyage.
La certitude d'un dieu qui donnerait son sens à la vie surpasse de beaucoup en attrait le pouvoir impuni de mal faire.
A un homme, on demande son amitié pour obtenir un peu moins ; à une femme pour obtenir un peu plus.
Mieux vaut laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez.
Il y a toujours à perdre pour une femme à faire son amant de son ami, mais il y a beaucoup à gagner à faire son ami de son amant.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
L'égarement est un oiseau qui abandonne son nid pour chercher sa nourriture sans savoir comment revenir.
Écouter, c'est écouter l'absence de son. Regarder, c'est regarder l'absence de forme.
Le crétin se reconnaît à son goût pour les exactitudes inutiles.
Un problème de voisinage est un problème auquel on demande à son voisin de pallier.
Toute oeuvre d'art reste un mystère, y compris pour son auteur.
Tout corps traîne son ombre et tout esprit son doute.
Le plus dur ce n'est pas d'avoir un homme dans son lit mais le même visage tous les jours en face de soi à table.
Si, en art, on devait suivre son époque, alors Rembrant serait bien en retard par rapport à Van Gogh.
Chien. Spécialement créé pour sauver la vie à son maître. L'ami de l'homme parce qu'il est son esclave dévoué.
Pendule. Machine d'un grand soutien moral pour l'homme, qui le rassure dans son rapport avec le futur en lui remémorant la grande quantité de temps qui lui reste à vivre.
Il est dans la nature humaine de goûter le malheur d'autrui, ne serait-ce que pour se donner l'illusion de son propre bonheur.
Etes-vous ce qu'on appelle un heureux ? Eh bien, vous êtes triste tous les jours. Chaque jour a son grand chagrin ou son petit souci.
Dieu ? Je ne sais pas si j'y crois. J'ai des regrets de ne plus avoir une conception aussi simple de la création et de son créateur.
Il faut mettre de l'eau dans son vin pour qu'il n'y ait pas d'eau dans le gaz !
Le menteur était le plus chaud pour défendre sa véracité, le lâche son courage, le mal élevé sa gentillesse, et le goujat son honneur.
Mieux vaut modérer son orgueil que de perdre un véritable ami.
Un homme paraît avoir du caractère beaucoup plus souvent parce qu'il suit toujours son tempérament que parce qu'il suit toujours ses principes.
La conscience est un bâton que chacun prend pour battre son voisin.
Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c'est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon.
Une des choses que j'ai apprise au fil des années est la différence entre prendre son travail au sérieux et se prendre au sérieux. La première condition est impérative et la seconde désastreuse.
A l'approche, choisir son club, c'est comme choisir une femme. C'est différent à chaque coup !
Pour savourer, il faut s'arrêter, pour de vrai. Et inviter le corps au festin, à la merveille de l'instant présent. Ressentir alors avec tout son corps, tout son souffle, toute sa personne, ce que la vie nous offre.
Il faut aimer la vérité plus que soi-même, mais son prochain plus que la vérité.
On en vient à aimer son désir et non plus l'objet de son désir.
Chacun a une idée confuse d'un bien où son âme puisse se reposer ; il le désire, par suite, il s'efforce d'y atteindre.
Pleurer, c'est avouer son impuissance à résoudre les problèmes.
Nous allons vers une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme certain et ne retient comme critère ultime que son propre ego et ses propres désirs.
Chacun suit son chemin qui n'est pareil à aucun autre et personne n'aboutit au même lieu, ni dans la vie, ni dans la mort.
La radio est déjà un vieux média. Comme la presse écrite, son aînée. Comme aussi, déjà, la télévision, passée aujourd'hui au stade industriel.
Pour celui qui sait observer, chaque homme porte sur sa face la description de son corps et de son âme.