La radio est déjà un vieux média. Comme la presse écrite, son aînée. Comme aussi, déjà, la télévision, passée aujourd'hui au stade industriel.
Tout le monde s'imagine que le gigantisme est un facteur de joie et de satisfaction pour un metteur en scène. Ce n'est pas vrai. Le cinéma doit aussi définir, examiner et creuser l'éternel humain.
Nous vivons constamment en danger de nous séparer. Le mystère de la raison pour laquelle nous ne nous séparons pas toujours est la tension animatrice de tout art.
La radio marque les minutes de la vie ; le journal, les heures ; le livre les jours.
Une de mes convictions profondes est que toute démocratie dépend d'une presse libre et saine.
La presse sort tout de son contexte, j'ai appris à me taire.
La télévision est aussi le véhicule dématérialisé des émotions qui amplifient et motivent les actions. Chaque nouvel événement doit remplacer les précédents grâce à une charge émotionnelle plus forte.
Les souvenirs, c'est comme le cinéma : lorsque les acteurs sont jeunes, c'est parfois que le film est ancien.
Une émission de jeux est la forme la plus basse de la vie animale.
On vous presse comme des citrons, c'est nous les pigeons et on en a ras-le-bol de se faire arnaquer avec les prix les plus élevés d'Europe.
Si le cinéma français n'était pas structuré comme il l'est, j'aurais disparu il y a quinze ans.
La télévision est comme le grille-pain américain, vous appuyez sur le bouton et la même chose apparaît à chaque fois.
La télévision a chassé l'âme du foyer.
Le plus bel effet spécial, c'est le cinéma lui-même.
Le cinéma est un art populaire.
Média nomade par excellence, émancipée de toute contrainte spatiale, la radio bouge, la radio n'est que mouvement. Sa seule voie, la voix.
La télévision devient l'arbitre de l'accès à l'existence sociale et politique.
J'aime qu'un petit clown de courts métrages cinema muet soit devenu le génial Charlie Chaplin, j'aime que le comédien obscur d'un western-spaghetti soit devenu le grand Clint Eastwood.
Putain, j'vois ici les hommes les plus forts et les plus intelligents que j'aie jamais vu. J'vois tout ce potentiel, et j'le vois gâché. J'vois une génération entière qui travaille à des pompes à essences, qui fait le service dans [...] ► Lire la suite
Tu sais quand tu cherches une rue dans ta voiture... tu la trouves pas... T'as un reflex bizarre... Tu baisses le son de la radio !
Aucun moment de cinéma ne vaut un moment de vie.
Parfois, je pense que j'aurais pu être une star de cinéma majeure avec le vaste manoir et le personnel. Je regarde ma Volvo et je pense que ça pourrait être une limousine. Je pense aux rôles que j'ai refusés. Mais alors, je n'aurais eu aucun enfant.
Comme "Charlie", le Bataclan était considéré comme site sensible, pourtant sans surveillance de la police. Quand j'ai entendu à la radio ces pauvres parents raconter avoir cherché leurs enfants des heures avant d'apprendre leur mort, cela a ravivé ma colère. Comme eux, j'avais passé deux jours à chercher le corps de mon mari.
Qu'on le veuille ou non, la télévision est le métier du paraître.
Je pense que le cinéma, les films et la magie ont toujours été étroitement associés. Les premiers à avoir fait du cinéma étaient des magiciens.
La télévision est un média finalement assez grossier, qui a toujours privilégié l'émotion.
Le cinéma pour moi est ce qui, sous une forme artistique, approche le plus du flot même de nos perceptions.
Le cinéma ressemble tellement aux autres arts ; s'il y a des caractéristiques éminemment littéraires, il y a aussi des caractéristiques théâtrales, un aspect philosophique, des attributs empruntés à la peinture, à la sculpture, à la musique.
Le cinéma n'a jamais fait partie de l'industrie du spectacle, mais de l'industrie des cosmétiques, de l'industrie des masques, succursale elle-même de l'industrie du mensonge.
Il devrait y avoir un bouton sur la télévision pour augmenter le volume d'intelligence. Il y en a un où on peut lire "lumière" mais ça ne fonctionne pas.
La plupart du temps, quand les gens vont au cinéma ce n'est pas pour se voir mais pour se fuir.