La vérité est une dame que l'on replonge volontiers dans son puits après l'en avoir tirée.
Il y a un double interdit, celui aux États de déroger à certains droits, et celui aux hommes de transgresser certaines valeurs, car les franchir conduirait à la négation de ce qui donne son sens à l'humanité.
L'homme parfait qui se trouve dans la misère, perd son habileté ; l'homme pervers n'est puissant que quand le sort lui est favorable.
La communication électrique ne remplacera jamais le visage de quelqu'un qui, avec son âme, encourage une autre personne à être courageuse et vraie.
Je veux être le frère de l'homme blanc, pas son beau-frère.
Notre époque détermine chaque jour son propre style. Nos yeux, malheureusement, ne peuvent pas encore discerner cela.
L'homme content de son sort ne connaît pas la ruine.
L'âme humaine est comme l'abeille qui puise son miel même de l'amertume des fleurs.
Dieu est absence du livre et le livre, lent déchiffrement de son absence.
Une femme reflète plus entièrement son époque qu'un homme.
Les larmes amères qui tombent parfois de nos paupières, ce sont celles de l'adorateur du vrai Dieu qui voit son temple envahi par les idoles, et le peuple stupide, pliant les genoux devant ces divinités de boue et de pierre, abandonner pour elles...le culte du Dieu vivant.
Lorsqu'on respecte autrui, comme son environnement, on se respecte aussi soi-même.
Si l'humanité veut avoir un avenir à long terme, il faut que son horizon dépasse celui de la planète Terre. Il n'est pas possible que nous continuions à nous regarder le nombril et à miser sur une planète surpeuplée et de plus en plus polluée.
Il y a entre l'esprit étendu et l'esprit cultivé la différence de l'homme et de son coffre-fort.
A quoi reconnaît-on un personnage réussi ? Quand son nom propre devient un nom commun...
Besace bien promenée nourrit son maître.
On a l'âge de son traumatisme.
Vieillir c'est se rappeler son enfance.
Le monde ressemble à une vieille coquette qui déguise son âge.
L'homme qui connaît son idéal et ne l'atteint pas est pire que l'homme sans idéal.
Un cinéaste se trouve face à trois options : embrasser le système et en devenir l'esclave ; l'ignorer et le combattre ; ou l'utiliser à son avantage.
Ma mère avait depuis toujours une histoire d'amour avec la France, avec le fait d'être accueillie, de s'être sentie aimée par les Français bien plus que dans son pays.
On ne fait pas le droit, il se fait. Cette brève formule contient toute son histoire.
Quand on va se baigner, on a chacun droit à son mètre carré. Quelqu'un voudrait se noyer, qu'il pourrait pas.
Le drame du pianiste, c'est que son action est exclusivement verticale. C'est le défi permanent de notre art.
Toute fève trouve son mesureur aveugle.
Bien choisir son moment et se taire, serait-ce le seul moyen d'avoir être et habitat.
Fuir : prendre son courage à deux pieds.
L'hérédité, c'est ce à quoi croit un homme jusqu'à ce que son fils devienne un délinquant.
C'est mal utiliser son personnel que de le prolonger inutilement dans les emplois subalternes.
Il n'y a pas de justice : Le premier intellectuel venu exhibe l'intérieur de sa tête... on le fête. La plus jolie des filles nues montre très simplement son cul... on la hue.
C'est ça la culture, c'est un peu chiant, c'est bien ; chacun est renvoyé à son propre néant.
Tu as déjà tendu une corde de guitare très fort ? Tellement fort qu'elle émet un son strident... qui se rapproche plus d'un cri, d'un hurlement... Gniiiiiiii... Gniiiiiiiii !!
Ami sincère de l'Amérique, je vois l'esclavage retarder son progrès, ternir sa gloire, fournir des armes à ses détracteurs.
L'ordre de la pensée est de commencer par soi, et par son auteur et sa fin.
Une femme doit suivre son mari, pas le poursuivre.
L'anthropophagie, qui a connu une certaine vague en Afrique noire au cours des siècles, est en très nette régression. Pourtant le procédé, outre son intérêt gastronomique, évitait tous les frais de funérailles et de sépulture.
Quand l'homme regarde la femme, il voit d'un oeil sa moitié et de l'autre sa rivale. La femme voit d'un oeil ou de l'autre, son appui et son maître, même quand elle se croit affranchie.
Chaque maison a son odeur à laquelle ses habitants ne prennent plus garde, sauf après une longue absence. Quand une maison n'a pas d'odeur, elle effraie ; on a l'impression qu'elle cache un secret, la maladie.
L'acclamation a fait tous les maux de tous les peuples. Le citoyen se trouve porté au-delà de son propre jugement, le pouvoir acclamé se croit aimé et infaillible ; toute liberté est perdue.
On commence à deviner ce que vaut quelqu'un quand son talent faiblit, quand il cesse de montrer ce qu'il peut. Le talent peut être un ornement, et l'ornement une cachette.
Juste avant de franchir le mur du son, c'est le cockpit qui tremble le plus.
Tendre les bras à son destin est de tous les moyens le plus infaillible pour en adoucir les rigueurs.
Tant que la justice n'a pas tranché, cette folle du logis qu'est l'imagination doit rester dans son coin.
C'est par son humeur qu'on plaît ou qu'on déplaît et par le fond de son caractère qu'on se fait aimer ou haïr.
La plus cruelle manifestation de désapprobation du public, c'est son absence. Qu'il siffle, mais qu'il vienne.
La suprême sagesse en face de Dieu, c'est de prendre une feuille blanche, de signer son nom en bas, puis de la présenter à Dieu pour qu'il y écrive ce qu'il veut.
Il n'y a pas d'amour abstrait, pas d'amour qui ne pousse sur la mort de quelque chose ou de quelqu'un. Et sans doute est-ce à son pouvoir de sacrifier quelque obligation, que se mesure la force d'un sentiment.
Un intellectuel n'a qu'une chose à défendre : son nom et son image.
Il y a trois sortes de fils : l'enfant qui ne vaut pas son père, celui qui se hisse à son niveau et celui qui le surpasse.