Celui qui préfère la richesse ou la puissance à des amis sûrs n'a pas son bon sens.
Vouloir plaire à son siècle est souvent une raison pour déplaire à la postérité.
Pour être bienvenu de son hôtesse, il faut donner à son vin les années qu'on ôte à son âge.
Enfant capricieux, Dieu s'offre le monde, s'en amuse un jour ou deux et l'oublie tout aussitôt dans son grand coffre à jouets qu'est l'univers.
Le monde est au risque. Le monde sera demain à qui risquera le plus, prendra plus fermement son risque.
Il n'est trésor que de vivre à son aise.
Qui fait le mal en reçoit la sanction de son vivant.
Il faut qu'un homme ait bien peu à dire, Pour raconter que son père a été pendu.
La souris est petite, mais elle a son âge.
Mieux vaut se confier à son chien qu'à un étranger.
C'est l'usurier le plus juif : il vend son argent au poids de l'or.
L'homme ? Un magicien parfois, mais combien mesquin son pouvoir, petites ses réalisations.
La vie se remplit de minuties et de soumissions qui l'étouffent à sa source et à son insu.
Chopin était venu trop tard et avait quitté ses foyers trop tôt pour posséder cette exclusivité de point de-vue ; mais, il en avait connu de nombreux exemples et, à travers les souvenirs de son enfance, non moins sans doute [...] ► Lire la suite
L'amour a cette exigence : ou son objet t'échappe ou tu lui échappes. S'il ne te fuyait pas, tu fuirais l'amour.
Chacun est redevable à Dieu dans la mesure de son appel. Pas davantage. Il nous a créés libres. Il nous veut libres.
Les petits renoncements de l'enfance préparent l'adolescent à repousser les tentations qui se dressent sur son chemin. L'oubli de soi ne s'apprend pas en un jour.
Quand on débarque dans la vie active, on se trimbale avec les bagages de ses parents. Et puis, on lâche les valises de son passé pour faire les siennes.
Les deux maximes de tout grand courtisan sont : toujours tenir son sérieux et ne jamais tenir sa parole.
Face aux pratiques sociales la science montre ses limites et laisse seul au citoyen le pouvoir de choisir son destin.
Se tromper et devoir cependant accorder sa confiance à son être intérieur, c'est cela un homme.
Les exemples vivants ont bien plus de pouvoir ; un prince dans un livre apprend mal son devoir.
Il était normand par sa mère et breton par un ami de son père.
Dieu ayant créé l'homme à son image, plus on est proche de soi-même et plus on se rapproche de Dieu.
La jouissance n'est pas toujours le point culminant de la volupté. Mais on n'ose pas en convenir de peur de froisser son partenaire, lequel pense peut-être de même.
Au chaudron des douleurs, chacun porte son écuelle.
Il est avéré désormais que le plus pur moyen de témoigner de l'amour à son prochain est bien de le manger.
Où qu'il soit, où qu'il aille, l'homme continue à penser avec les mots, avec la syntaxe de son pays.
Cette histoire de développement durable, c'est de la connerie, on est déjà foutu ; c'est comme si on exigeait à un cancéreux en phase terminale d'arrêter de fumer sur son lit de mort.
L'aube interrompt souvent les rêves les plus beaux qu'on fait à son sujet.
Oh ! Faire son voyage de noces tout seul !
Qui est dans son tort est toujours assez insolent pour inviter à la patience qui est dans son droit.
Etre le premier à un sommet n'a pas d'équivalent. On innove, on crée, on marque de son empreinte. On donne une mémoire.
Il y a toujours une disproportion immense entre le désir et son objet. L'illusion nous porte à trop demander à la vie.
On a les vices que son train de vie permet.
Il faut prendre son bien où et quand on le trouve et ne pas se montrer trop difficile... Les sages s'arrangent pour tout concilier.
Le drame de l'homme se joue moins dans la certitude de son néant que dans son entêtement à ne point s'y résigner.
La voix est le principal témoin de nos émotions, du premier cri jusqu'au dernier souffle qui demeure un son, jusqu'au silence si particulier qui règne après la mort.
L'homme ne saurait apercevoir l'ordre qui règne dans la création, sans éprouver quelque chose de la joie d'un fils qui retrouverait la trace de son père.
Le plaisir, sa recherche comme son refus, préoccupe également l'homme et la femme.
Je suis l'illustration vivante du proverbe « Nul n'est prophète en son pays ». Pour ça, je suis jaloux de mon ami Cabrel : dans sa région, c'est Dieu le père.
L'homme, quoiqu'on en dise, est le maître de son destin. De ce qu'on lui a donné, il peut toujours faire quelque chose.
Tambour loin a joli son.
Le bonheur est la fin dernière de l'homme et est au sommet des biens ; plus une chose est proche de cette fin, plus élevé est son rang parmi les biens humains.
Non s'efforcer vers le plaisir mais trouver son plaisir dans l'effort même, c'est le secret de mon bonheur.
Tout le monde a son grain de folie, sauf vous et moi, et parfois je me demande si vous ne l'avez pas vous aussi.
Où l'homme voit finir son pouvoir, Dieu commence.
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !
Chercher son bonheur, c'est chercher une île déserte et minuscule dans une petite barque inconfortable munie d'une seule rame. Le malheur, c'est perdre la rame. La sagesse, c'est comprendre que l'île n'existe pas...
Bienheureux celui qui, ayant appris à triompher de toutes les passions, met son énergie dans l'accomplissement des tâches qu'impose la vie sans s'inquiéter du résultat.