Un livre posthume est presque toujours une oeuvre que l'on a eu tort de ne pas enterrer avec son auteur.
Pour un acteur, faire un film historique, c'est vivre son rêve de changer d'époque.
Si lui y marche avec nous, ça va débouler rouge. Des bassistes comme ça on en fait plus, on a perdu l'moule ! [...] Une bête j'te dis : à l'époque où on était avec les Bulldozers, son pseudonyme c'était Bazooka, tel'ment qu'y bastonnait. Non, même avec des moufles y peut jouer les doigts dans l'nez.
Dans une discussion, le difficile, ce n'est pas de défendre son opinion, c'est de la connaître.
Ma grand-mère se souvenait de son voyage de noce à Paris, mais pas d'avoir été mariée.
Le cadeau n'a rien à voir avec son prix, il tient tout entier dans l'intention et la beauté du geste. Si humble soit-il, il est comme un émissaire de la personne et garde sur lui son empreinte.
Celui-là, il veut montrer à son père comment faire des enfants.
Le rôle de l'Académie, tel qu'il a été fixé par son fondateur, le cardinal de Richelieu, est de veiller sur la langue française.
On ne devine que ce qu'on savait à son insu.
Tout écrivain, symboliquement, extermine son lecteur, afin de mieux lui offrir son oeuvre achevée.
L'homme qui a des épreuves, accroît son savoir ; celui qui vit sans épreuves, accroît ses fautes.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
Chaque cuisinier loue son propre bouillon.
Je crois qu'Hillary Clinton devrait être la présidente. Je crois qu'elle et son mari à la Maison Blanche est ce dont le pays a besoin.
Chaque coeur a son propre mal.
Comment se fait-il que le sage soit devant nous sur son âne, et nous loin derrière sur nos pur-sang ?
Malgré soi, on est de son siècle.
Au lieu de craindre la Russie, il serait temps d'essayer de la comprendre, de comprendre que, tiraillée entre deux mondes, c'est tout de même à l'Europe que ce grand pays s'identifie et que c'est son destin qu'il entend continuer à partager ? À nous d'y contribuer.
Plus un produit est recherché par le marché mondial, plus le poids de malheur qu'il apporte est lourd pour le peuple latino-américain qui le crée, avec son sacrifice.
Un tas de colis devant lui comme un éventaire de camelot, le fourrier appelait les lettres en souffrance, au milieu d'une cohue de soldats qui jouaient des coudes et s'écrasaient les pieds. C'était à notre porte, entre le lavoir communal, [...] ► Lire la suite
Il n'y a pas de souffrance plus atroce que celle d'aimer une femme qui vous donne son corps et qui pourtant est incapable de livrer son être véritable - parce qu'elle ne sait pas où le trouver.
L'argent ne fait pas le bonheur, son absence non plus.
Un sot ne doit prendre à son gré la sottise pour une vertu.
Un artiste ne peut avoir de certitudes. Tout son être, tout son travail sont habités par le doute.
Il n'y a pas de son plus féminin qu'une femme en robe de taffeta.
Voir et connaître le pire, c'est retirer à la peur son principal avantage.
Vous qui vivez, vous cherchez la raison de tout au ciel, comme s'il emportait tout dans son mouvement par nécessité.
Si Dieu nous avait vraiment faits à son image, il y aurait moins de chirurgiens esthétiques.
Il n'est d'homme qui vaille son poids d'enfance vive.
Une citoyenneté, par essence, ça pousse pas comme ça. C'est pas naturel. Mais son artifice et sa précarité apparaissent mieux, comme dans l'éclair d'une révélation privilégiée, lorsque la citoyenneté s'inscrit dans la mémoire d'une acquisition récente: par exemple la citoyenneté française accordée aux Juifs d'Algérie par le décret Crémieux en 1870.
Coppola fait son film, Apocalypse Now, comme les Américains ont fait la guerre - dans ce sens, c'est le meilleur témoignage possible -avec la même démesure, le même excès de moyens, la même candeur monstrueuse...et le même succès.
Quand un avare envoie un télégramme payé au mot, il choisit les mots les plus longs afin d'en avoir pour son argent.
Jamais d'autre que toi en dépit des étoiles et des solitudes,En dépit des mutilations d'arbre à la tombée de la nuit.Jamais d'autre que toi ne poursuivra son chemin qui est le mien.Plus tu t'éloignes et plus ton ombre s'agrandit.
Je venais de très loin et j'avais commencé tout en bas. Mais le destin allait bientôt dire son mot. T'avais l'impression que c'est moi qu'il voulait, personne d'autre.
Le glas, un son pour chaque oreille de morts.
Passé quarante ans, on porte son âme sur son visage.
Qui promet contre son gré est un niais.
C'est un plaisir d'être dans un pays qui n'est pas dirigé par son peuple.
Il est des injures qu'il faut dissimuler pour ne pas compromettre son honneur.
C'était une bête étrange. Mais les femmes, peut-être, aiment cela. Vu sous ce jour, il valait bien la peine qu'on l'apprivoisât, et je suppose que chaque femme au fond de son coeur se considère comme une dompteuse de bêtes étranges.
Chacun en son affaire est son meilleur ami.
Le vice qui a perdu son éclat est cent fois plus ennuyeux que la vertu qui s'est ternie.
On a l'âge, après tout, qu'on porte sur son front.
On est libre ou esclave à la mesure de son âme.
Ils ont peint leur âme en peignant les choses, et ton âme te demande aussi son tour.
Aimer, c'est un peu aimer en autrui une autre réalisation de son propre destin social.
En politique, chacun est enfermé dans la matière de son parti.
Un coup de boule qui fit de son nez un proche parent de la tomate écrasée.
L'homme est par nature la bête paradoxale, un animal absurde qui a besoin de logique. De rien il a créé un monde et puis son oeuvre terminée Enfin je connais, se dit-il, le secret ; tout est néant.
Comtesse de Feuillide : Que pensez-vous de M. Lefroy ? Jane Austen : [Ironique] Ah sa présence est un honneur pour nous. Comtesse de Feuillide : Vous trouvez ? Jane Austen : En tout cas c'est son avis. Avec ses airs affectés [...] ► Lire la suite