L'homme n'est pas création de Dieu, de cela j'étais sûr. Dieu seul sait de quel tas de fumier suppurant son purin est sorti l'homme.
Comme un départ au loin sur les oiseaux qui tremblent...Comme une incertitude où bout le mimosa...Comme une lèvre détachée de son vieux rire...Comme une transparence aux trois miroirs brisés...
Si la société de consommation ne produit plus de mythe, c'est qu'elle est elle-même son propre mythe. À un Diable qui apportait l'Or et la Richesse (au prix de l'âme) s'est substituée l'Abondance pure et simple. Et au pacte avec le Diable le contrat d'Abondance.
Celui qui n'a pas de sang sur son épée quand il crève, je viole son putain decadavre !
Quand on cherche des excuses, on a déjà péché dans son coeur.
Si on meurt ici plus vite qu'ailleurs, la vie est ici plus intense. Chacun porte en soi la même somme d'énergie à dépenser sauf que la flamme est plus vive quand son temps pour brûler est plus bref.
On eût dit que leur point de rencontre était un bateau naviguant entre deux îles où chacun conservait sa propre vérité. En faisant un effort, il aurait pu apercevoir les rives du monde de Grady, mais son domaine à lui se perdait dans la brume.
Il voulait trouver mieuxQue son lopin de terreQue son vieil arbre tordu au milieuTrouver mieux que la douce lumière du soir près du feuQui réchauffait son pèreEt la troupe entière de ses aïeuxLe soleil sur les murs de poussièreIl voulait trouver mieux
L'homme dissipe son angoisse en inventant ou en adaptant des malheurs imaginaires.
L'homme forme un tout, à moins que son prochain n'en décide autrement.
Comme on fait son âme on se couche dans les mots.
On n'a qu'une chose à soi, c'est son désir.
Lorsque vous êtes un pit-bull, que vous aimez ce que vous faites et que vous allez continuer à grandir, ce talent trouvera son chemin.
Il n'est peut-être pas de meilleure recette pour rester jeune que de consacrer son énergie à autre chose.
Il n'est amis aujourd'hui que de table ; on ne prend plus pitié de son semblable.
Seul celui qui ne porte aucun intérêt à son existence est parfaitement libre, car il a la force extraordinaire d'être prêt à mourir.
On ne découvre jamais mieux son caractère qu'en parlant de celui d'autrui.
L'homme n'est rien quand son coeur est vide.
Tu nous enjoins à visiter malades et oubliés - Honorer son prochain, faire OEuvre de charité - Faîtes donc fortune, donnez sans compter ! - Telle fut la parole de notre bien-aimé.
Apprendre à vivre, c'est apprendre à cerner son âme jusqu'en ses retraites les plus couvertes de nuit.
Un émissaire est un esclave qui ne recouvre sa liberté qu'après avoir livré son message.
Ma plume est une aile et sans cesse, soutenu par elle et par son ombre projetée sur le papier, chaque mot se précipite vers la catastrophe ou vers l'apothéose.
Le silence de la terre vous arrivait en plein jusqu'au coeur-son mystère, sa grandeur, la stupéfiante réalité de sa vie cachée.
Il n'y a jamais eu un jour au cours des quatre dernières années, j'ai été fier d'être son vice-président. Pas un seul jour.
Quand on a le malheur d'avoir plus d'esprit que son supérieur, il faut paraître en avoir moins.
Nul être soucieux de son équilibre ne devrait dépasser un certain degré de lucidité et d'analyse.
Le pouvoir va prenant dans la société une place toujours plus large, que les conjonctures l'invitent à remplir en même temps que son appétit le porte à se gonfler.
L'écriture, en Chine, est la manifestation la plus élevée de la conscience. Écrire sur un objet, c'est lui accorder toute son âme, le dédier à soi-même.
Depuis qu'il a du "son", le cinéma fait l'âne.
La langue propre à chaque peuple peut devenir un grand pont pour son propre avenir.
Je t'aimais quand tu t'ouvraisComme un lys sous la chaleurJe suis juste un autre bonhommeDe neige dans la fondante et la pluieQui t'a aimée de tout son amour geléTout son corps de seconde mainTout ce qu'il est ce qu'il a étéÀ mille baisers de profondeur.
Car une révolution n'est pas seulement une question d'appuyer sur une gâchette ; son but est de créer une société juste et équitable.
Misères, complexes, nostalgie ; on sait des temps où le masculin ne s'encombrait pas de tant d'inquiétudes, exprimait moins de doutes sur son identité même.
Le ridicule est comme la mauvaise haleine ; on ne la remarque que chez son voisin.
Maintenant que le voilà adulte et père de deux fils, il était temps de croire à ce que son père lui répétait si souvent : « Mon fils, il faut bien souvent connaître le passé, avant de comprendre le présent et d'affronter l'avenir avec calme.
Chaque voyageur a une maison à lui, et il apprend à l'apprécier d'autant plus au cours de son errance.
Seul l'homme qui sait ce que c'est d'être vaincu peut atteindre le plus profond de son âme et revenir avec le supplément de force qu'il faut pour gagner.
Un "facteur héréditaire" c'est quand le fils d'un préposé fait le même boulot que son père.
La bêtise ne franchit jamais les frontières ; là où elle met le pied, se trouve son territoire.
Je défie un ermite de jeûner sans donner un goût exquis à son eau claire et à ses légumes.
On perd son temps à cultiver les mots.
Quand on peut dire que le but lui-même a atteint son but ?
On appelle cette mise en question de ma spontanéité par la présence d'Autrui, éthique. L'étrangeté d'Autrui - son irréductibilité à Moi - à mes pensées et à mes possessions, s'accomplit précisément comme une mise en question de ma spontanéité, comme éthique.
L'artiste par excellence est celui qui a pris comme matière à sculpter sa propre chair, comme toile à peindre son visage et son corps, comme terre à modeler sa pensée et ses sentiments.
Méfiez-vous de l'homme qui parle de son honnêteté.
Qui a une femme auprès de soi, vit paisiblement sous son toit.
Mieux vaut porter le poids de son propre chagrin que le fardeau d'autrui.
Il n'y a si long chemin qui n'ait son terme.
Les humains sont des merdes. Tout ce qu'ils aiment, c'est se faire diriger. Punir, récompenser, guider. La nature de l'homme, c'est de tuer son prochain.
Quatre siècles avant Jesus-Christ, Thucydide vous explique que la nature humaine est constamment l'ennemie de ce qui la dépasse. Que les mots de son temps perdent peu à peu leur sens. Qu'en un clin d'oeil on peut retourner une opinion, dénaturer un fait. Comme si rien n'avait changé entre son époque et la mienne.