Le fou vante son cheval, l'enragé sa belle-fille et l'ignorant sa fille.
L'homme est un animal aux instincts de survie primitifs : son ingéniosité s'est donc développée d'abord, et son âme ensuite.
Au bout de combien de temps oublie-t-on l'odeur de celui qui vous a aimée ? Et quand cesse-t-on d'aimer à son tour ?
Aimer une personne pour son apparence, c'est comme aimer un livre pour sa reliure.
Créer, c'est se souvenir : cette proposition concerne l'acteur plus que tout autre créateur. La mémoire est au coeur de son art. Elle est son instrument et sa matière première.
Pour donner libre cours à sa fantaisie, à son imagination, l'écrivain doit ouvrir les portes à tout ce qui sourd en lui, démons compris.
Le singe épargné par les crocodiles oublie trop vite que l'hippopotame lui a prêté son dos pour quitter la rivière.
Je n'avais aucune intention d'être dans le showbiz. Je voulais juste être peintre. Se donner en spectacle et faire sans arrêt son intéressante, me fatigue.
L'invocation de celui qui jeûne sera exaucée chaque fois qu'il rompt son jeûne (le soir).
Le père cache les fautes de son fils, le fils cache les fautes de son père.
Nous avons tous un secret. Le meilleur outil d'un écrivain, est sa capacité à découvrir le secret le plus noir de son sujet et à s'en servir. Soyez sans pitié.
J'ai toujours pensé que le vrai manuel de l'élève était son professeur.
On ne guérit jamais de son enfance. On peut l'analyser, prendre un peu de distance, pardonner. Les émotions demeurent. Enfouies, mais entières.
Nous vivons dans un monde où perdre son téléphone est plus dramatique que de perdre sa virginité.
La marque d'une grande âme, est d'avoir pitié de son ennemi lorsqu'il est dans la misère.
La plus grande faiblesse de l'homme est son amour pour la vie.
Partout où l'homme apporte son travail, il laisse aussi quelque chose de son coeur.
Le fait que l'homme distingue le bien du mal prouve sa supériorité intellectuelle par rapport à toute autre créature ; mais le fait qu'il puisse mal agir prouve l'infériorité de son esprit.
Personne ne peut passer une chaîne à la cheville de son compagnon humain sans finir par se nouer l'autre bout autour du cou.
Chacun tire la couverture de son bord.
L'homme n'est pas la négation de l'enfant, mais son développement, et malheur à qui veut barrer ce qu'il fut !
Triste fleur qui croît seule et n'a pas d'autre émoi Que son ombre dans l'eau vue avec atonie.
Le comble de la pose : Ne pas sortir de chez soi, sonner sur son piano toutes les heures et toutes les demies pour faire croire aux voisins qu'on a une pendule.
On ne connaît pas son bonheur. On n'est jamais aussi malheureux qu'on croit.
Estimer correctement son degré d'ignorance est une étape saine et nécessaire.
Quand l'invité parle de son honneur, l'hôte doit compter ses petites cuillères.
Chaque culture traverse les phases évolutives de l'homme en particulier. Chacune a son enfance, sa jeunesse, sa maturité et sa vieillesse.
La mort elle-même se désire, non point comme l'évasion suprême qui affranchit de la matérialité, mais comme le couronnement de la chair, son ultime réconciliation avec l'esprit.
On découvre au téléphone les inflexions d'une voix qu'on ne distingue pas tant qu'elle n'est pas dissociée d'un visage où on objective son expression.
Même si on le croit égaré, le rêveur vit dix vies en une et il est dix fois plus seul qu'un terrien dans son passage sur cette terre.
De même que l'homme doit vivre du dedans au-dehors, l'artiste doit opérer du dedans au-dehors : car il aura beau faire, il ne produira jamais que son individualité.
Celui qui veut servir, ne gaspillera pas une seule pensée pour son confort personnel.
S'il tient à préserver une quelconque dignité spirituelle, l'homme doit négliger son statut de contemporain.
Vivre en pleine conscience, ralentir son pas et goûter chaque seconde et chaque respiration cela suffit.
Il vaut mieux donner à son fils le nom d'un chanteur vivant que celui d'un général mort.
Conserver la santé et guérir les maladies : tel est le problème que la médecine a posé dès son origine et dont elle poursuit encore la solution scientifique.
Il n'y a point de route impraticable pour l'amour, il trouve son chemin.
On ne doit mettre son espoir qu'en soi-même.
L'immense supériorité de la religion sur toute autre forme de pensée tient à son sens aigu du mystère des choses.
Le rêve est le phénomène que nous n'observons que pendant son absence. Le verbe rêver n'a presque pas de présent. Je rêve, tu rêves.
On meurt pour ce qui est fort, non pour celui qui est faible. Mourir pour ce qui est fort fait perdre à la mort son amertume.
La femme : il y a un monsieur avec une moustache qui frappe à la porte. Le mari : Dis-lui de passer son chemin, j'en ai déjà une.
L'amitié est indispensable à l'homme pour le bon fonctionnement de sa mémoire. Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi, c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver, comme on dit, l'intégrité de son moi.
Il faut tailler son manteau selon son drap.
Soyez assis avec toute la majesté inaltérable et inébranlable de la montagne. Laissez votre esprit s'élever, prendre son essor et planer dans le ciel.
On reconnaît un homme bien élevé à ce qu'il sait décrire une jolie femme en gardant ses mains derrière son dos.
La marche du temps donne la discipline : jamais un seul jour n'a essayé d'en passer un autre avant son tour.
Lorsqu'une femme ne vit pas suffisamment avec son corps, le corps finit par lui apparaître comme un ennemi.
Si l'on veut vivre d'une vie humaine extérieure et retentissante, il ne faut ouvrir que quelques fenêtres de son cerveau, et laisser fermées les autres.
Mieux vaut nourrir son chat que de nourrir le rat.