C'est ça la vie : faire de son mieux en toutes circonstances pour continuer vers ce qu'on est de toute éternité...
L'homme s'ignore tant qu'il n'a pas souffert, car la souffrance est révélatrice de son véritable moi.
Le tact est une délicatesse procédant de deux désirs également respectables : ne pas désobliger son prochain et ne pas se l'aliéner.
Tout pouvoir excessif meurt par son excès même.
Un homme connaît ses péchés, qu'il n'eut pu soupçonner sans la tentation ; en étant tenté il connaît son coeur.
Dans le passé, un homme devait céder sa place dans le bus à une dame. Aujourd'hui, ce qu'elles attendent, c'est qu'il leur laisse sa place dans son boulot.
Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C'est dans son sein consolateur Qu'on raconte ses pleurs ou sa honte.
Le Bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu'une mère n'aura retiré son enfant du feu.
Il vaut mieux mettre son coeur et ne pas trouver les mots, que de trouver les mots et de ne pas y mettre son coeur.
Mieux vaut laisser son enfant morveux que de lui arracher le nez.
Le plus dur ce n'est pas d'avoir un homme dans son lit mais le même visage tous les jours en face de soi à table.
On devient son pire ennemi en essayant de donner du sens à ce qui n'en a pas.
Faire parler un homme politique sur ses projets et son programme, c'est comme demander à un garçon de restaurant si le menu est bon.
Une maman de soixante-trois ans allaite son enfant. Ce qui est pratique, c'est que quand il pleure trop, elle baisse son Sonotone !
C'est la nature qui, à intervalle régulier, nous rappelle par son silence, qu'il faut nous purifier.
Le crétin se reconnaît à son goût pour les exactitudes inutiles.
J'ai connu autrefois un pauvre homme qui, par scrupule, n'a jamais voulu coucher chez lui, disant que son nom était un nom à coucher dehors.
Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie.Elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche.
Chacun suit son chemin qui n'est pareil à aucun autre et personne n'aboutit au même lieu, ni dans la vie, ni dans la mort.
L'artiste au même titre que le penseur s'engage et se devient dans son oeuvre.
Il y a récession quand votre voisin perd son travail, dépression quand vous perdez le vôtre.
L'amour a son instinct, il sait trouver le chemin du coeur.
A l'approche, choisir son club, c'est comme choisir une femme. C'est différent à chaque coup !
Mais la justice n'a de sens que si elle conserve l'esprit du dés-inter-essement qui anime l'idée de la responsabilité pour l'autre homme. La subjectivité, se constituant dans le mouvement même où à elle incombe d'être responsable pour l'autre, va jusqu'à [...] ► Lire la suite
A un homme, on demande son amitié pour obtenir un peu moins ; à une femme pour obtenir un peu plus.
Son nez ne lui plaisant pas : il l'a remis aux soins de la chirurgie esthétique. Son âme ne lui plaisait pas : il l'a remise aux soins de la psychanalyse.
On n'aime pas son voisin par un simple élan du coeur, on l'aime bien souvent pour avoir une excuse plus tard lorsque fatalement on devra le détester.
Si dans sa maison on témoigne du respect à son père et à sa mère, pourquoi aller au loin pour brûler des parfums ?
Espérons l'impossible, car c'est peut-être une bassesse que de mettre son espoir en lieu sûr.
L'artiste meurt sans enfants, il a été son roi, son prêtre, son Dieu.
La femme est une page blanche sur laquelle l'époux écrit à son gré.
C'est être d'un naturel trop dur que de n'avoir nulle pitié de son prochain.
La maison représente allégoriquement la sécurité de l'enfant, à la fois dans son corps et dans les possibilités de relation de ce corps avec le monde, au sens large du terme.
La mort n'est plus comprise comme la conclusion logique de toute vie, mais comme un accident de parcours. Et comme pour tout accident, il vaut mieux cacher son existence aux survivants.
A supposer qu'une femme déclare son amour à un homme au cours des cinq actes d'une pièce, celle-ci n'est monotone que s'il s'agit du même homme.
Sans l'homme et son potentiel de progrès moral, toute la réalité ne serait qu'un désert, une chose en vain, et n'aurait pas de but final.
La jalousie peut rendre son homme bien ridicule lorsque celui-ci cesse de soupçonner tout le monde à la fois.
Quel animal admirable que le cochon ! Il ne lui manque que de savoir faire lui-même son boudin.
Il semble prudent de remercier un auteur pour son livre avant de le lire. Cela évite d'avoir à mentir.
Non seulement chaque corps nouveau est la source d'une volupté différente, mais chaque relation avec la même femme a son histoire et son identité.
Si, en art, on devait suivre son époque, alors Rembrant serait bien en retard par rapport à Van Gogh.
L'avare ne tire pas plus d'avantage de son argent que s'il avait des pierres dans ses coffres.
A chaque instant la vie passe à côté de son sujet. Il faut refaire tout ce qu'elle fait, récrire tout ce qu'elle crée.
Un véritable savant, qui travaille dans son laboratoire, n'écrit point science avec un grand S.
Un bon diplomate est quelqu'un qui peut égorger son voisin sans que celui-ci le remarque.
De la main du peintre ne doit sortir aucune ligne qui n'ait été formée auparavant dans son esprit.
Pour témoigner que son deuil persiste, elle ne veut se remarier qu'avec quelqu'un qui n'ait pas l'air trop vivant.
L'homme patient et courageux fait lui-même son bonheur...
Son corps est comme un défi d'en trouver un plus beau. Cela donne envie de chercher.
Mourir, pour un jeune homme, c'est lui voler son avenir ; pour un vieillard, lui voler son passé.