En fait, il était conteur. Il écrivait avec sa voix. Le son des mots. Il était sculpteur de phrases.
La lettre écrite m'a enseigné à écouter la voix humaine, tout comme les grandes attitudes immobiles des statues m'ont appris à apprécier les gestes.
A la racine du mensonge se trouve l'image idéalisée que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui.
Le passé prend racine dans l'avenir.
La parole est d'argent, le silence est d'or.
Réfléchissez avant de parler, vos mots pourraient blesser quelqu'un plus que vous ne le pensiez.
Prends la parole dans deux circonstance ; ou quand il s'agit de choses que tu sais parfaitement, ou quand la nécessité l'exige.
Définir, c'est entourer d'un mur de mots un terrain vague d'idées.
Si la forte voix servait à quelque chose, l'âne se serait fait construire des palais.
La violence animale naît de l'altération des lois de la nature, alors que la violence humaine naît de leur transgression dans la parole et la civilité.
A l'aspect des lieux que l'on hante,Aux mots qu'on ne dit pas, aux motsQu'on a dits peut-être trop tôt,Aux nerfs sensibles d'une amanteEt à l'énervance de l'airUn soir trop parfumé, trop clair.
Les gens n'ont de charme que par leur folie. Voilà ce qui est difficile à comprendre. Le vrai charme des gens c'est le côté où ils perdent un peu les pédales, c'est le côté où ils ne savent plus très [...] â–º Lire la suite
La radio et la télé resteront toujours, avec ou sans image, de la parole alternée avec de la musique, des mots et des notes, rien de plus.
La musique devrait être les mots de l'âme.
Jamais les mots ne manquent aux idées ; ce sont les idées qui manquent aux mots.
On serait tenté de dire : "Ce ne furent que des mots", mais, aux moments importants de l'histoire, les mots sont des actes.
J'ai d'abord perdu du poids, puis j'ai perdu ma voix et maintenant j'ai perdu Onassis.
Les mots disent ce qu'ils veulent dire. On les emploie par besoin, sans plus. Ou alors on les emploie pour fausser l'idée.
On ne «flirte » pas à l'Opéra; on crie très fort des mots incompréhensibles ; si l'on y échange des serments, c'est avec l'assentiment des trombones : logiquement, les nuances changeantes d'un sentiment doivent s'y perdre parmi tant de clameur obligée.
La faim nous ramène à l'instinct, à la parole d'avant la parole. Celui qui vous a tendu un morceau de pain ou un peu d'eau alors que vous étiez effondré, terrassé par la faiblesse, la main qu'il a tendue, vous ne l'oublierez jamais.
Les valeurs des gens de guerre tiennent en trois mots : prouesse, largesse, loyauté.
Une maladie, un deuil, on en parle... mais un chagrin d'amour scelle les mots au bord des lèvres comme si une incompréhensible pudeur devait les retenir nous empêchant de les communiquer aux autres.
Malheur aux faiseurs de traductions littérales, qui en traduisant chaque parole énervent le sens ! C'est bien là qu'on peut dire que la lettre tue, et que l'esprit vivifie.
Élever la voix ne donne pas raison.
Le mouvement #metoo a permis de libérer la parole et c'est très bien. Mais il y a aussi des « follasses » qui racontent des conneries et engagent l'honneur d'un mec qui ne peut pas se défendre car il est déjà crucifié sur les réseaux sociaux.
Le malheur fait dans certaines âmes un vaste désert où retentit la voix de Dieu.
On avait pas le même sens de l'humour ; il était très anglais, il était indéniablement anglais. Dans ses mots et dans ses gestes, Roger était un bon James Bond.
Je te donne mes notes, je te donne mes motsQuand ta voix les emporte à ton propre tempo
Les professeurs sont des gens qui apprennent aux autres les mots qu'eux-mêmes ont trouvés dans les livres.
Il faut à la parole même une matière.
La puissance des mots est telle qu'elle nous a empêchés d'apprendre les plus importants événements de l'histoire mondiale.