Le regard est un choix. Celui qui regarde décide de se fixer sur telle chose et donc forcément d'exclure de son attention le reste de son champ de vision. C'est en quoi le regard, qui est l'essence de la vie, est d'abord un refus.
La vie est courte et il faut être réaliste. Lutter contre l'inévitable, c'est du temps perdu ; accepter un fait accompli est une preuve de sagesse, d'intelligence.
Suicide de Judas ? Par remords ? Ou parce que trahir Dieu, ce n'était donc que cela ?
Je n'ai jamais eu aucune imagination. J'ai écrit petitement, avec ma petite vie de femme, de chaque jour. Avec mes drames, avec mes morts, avec mes amours, déchirées, heureuses (1970).
La vie nous laisse le choix d'en faire un accident ou une aventure.
J'ai toujours considéré qu'une vie ce n'était pas beaucoup. J'ai peut-être voulu être acteur pour démultiplier les vies.
L'attitude de l'homme devant le mystère de Dieu détermine toute sa vie sociale et culturelle.
Pourquoi écririons-nous, sinon? Pourquoi écririons-nous si la vie réelle nous satisfaisait? La vie réelle est affreusement contrariante, Curtis, vous le savez bien, elle ne serait pas supportable sans les livres, ceux que nous lisons et ceux que nous écrivons.
La vie est un voyage, mais ne vous inquiétez pas, vous trouverez une place de parking au bout.
Sans notre conscience d'un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l'idée de changer.
Laisse donc aux autres l'illusion de croire qu'ils paraissent ce qu'ils ne sont pas. En se trompant eux-mêmes, ils ne trompent personne.
Il faut vivre sa vie comme une supernova et mourir en tant que tel.
Décider d'être reconnaissant pour les petites choses plutôt que passer son temps à se lamenter sur les gros problèmes pouvait changer votre vie du tout au tout.
Abdiquer ? Autant disparaître ! A quoi bon devenir si petit que plus personne ne vous remarque ? La relation à deux n'était donc possible qu'à condition d'être une ombre ?
C'était sa vie dont il n'était pas certain d'être l'acteur principal, mais le témoin de cet imposteur qui lui échappait.
Rien de précieux n'est transmissible. Une vie heureuse est un secret perdu.
Nous ne tournons pas en rond, nous montons. Le chemin est une spirale ; nous avons déjà gravi de nombreuses marches.
La belle vit la belle vie à belleville.
Vieillir dans la dignité, est-ce donc un luxe réservé à l'élite ?
Ce qui rend la vie rassurante, ce sont ses redites.
Les vieux perdent l'orgueil en chemin ; c'est vrai que c'est inutile la fierté.
Il y a d'étranges pères, dont toute la vie ne semble occupée qu'à préparer à leurs enfants des raisons de se consoler de leur mort.
Il en est peu d'entre nous qui n'aient été tentés à un moment donné de prendre pour la paix de leur conscience le confort et la sécurité de leur derrière.
La vie n'est supportable que lorsque le corps et l'âme vivent en parfaite harmonie, qu'il existe un équilibre naturel entre eux, et qu'ils ont, l'un pour l'autre, un respect réciproque.
J'ai toujours dit qu'il fallait changer de vie tous les dix ans.
Comme dans la vie, les contraintes coexistent partout : dans l'organisation sociale et la vie affective, les échanges entre individus. Vivre et réaliser la contradiction, voilà l'essentiel.
Le théâtre, c'est la vie ; ses moments d'ennui en moins.
La vie est un rêve dont la mort nous réveille.
L'amour est donc une bêtise qui peut faire oublier toute autre chose.
Quand nous trompons nos femmes, si nous avions autant de remords que de plaisir, la vie ne serait plus tenable.
Le chroniqueur vit sa vie de cigale, individuelle et confortable, futile et superficielle. Il écrit ce qui lui chante, quand il lui chante.