Les désirs de l'homme sont des flèches de lumière. Ils peuvent explorer les rêves, visiter le pays des âmes, guérir la maladie, chasser la peur et créer des soleils.
J'ai aimé Dieu, qui n'est rien aux yeux des hommes qui ne sont rien. Je n'ai détesté ni les hommes ni les femmes. Et j'ai aimé la vie qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous.
Les symboles n'ont pas une signification intrinsèque et invariable ; ils ne sont pas autonomes vis-à-vis du contexte. Leur signification est d'abord de position.
Quand les lois sont obscures, les juges se trouvent naturellement au-dessus d'elles, en les interprétant comme ils veulent.
Les femmes : bulles de savon ; l'argent : bulles de savon ; la renommée : bulles de savon. Les reflets sur les bulles de savon sont le monde dans lequel nous vivons.
Tous jugements en gros sont lâches et imparfaits.
Les jeunes filles sont des raisins frais et les vieilles filles des raisins secs.
Les idées des autres sont nôtres quand nous les avons faites telles que par notre adhésion.
Heureux sont ceux dont la vie a été achevée, accomplie.
La politique, l'ambition de servir et de se servir sont les plus formidables des ciments et même des aphrodisiaques.
Maigres sont les étourneaux parce qu'ils vont en troupeau.
Les femmes sont des livres et les hommes des lecteurs.
Les mains sont l'outil du peintre, l'artiste.
Les femmes sont les architectes de la société.
Mes chansons sont comme les rasoirs Bic. Pour le plaisir, pour la consommation moderne. Vous les écoutez, aimez-les, jetez-les, puis passez à l'autre. Pop jetable.
Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux.
Penser, analyser, inventer ne sont pas des actes normaux, ils constituent la respiration normale de l'intelligence.
Au banquet du bonheur bien peu sont conviés.
Les chefs-d'oeuvre ne sont jamais que des tentatives heureuses.
Combien pauvres sont ceux qui n'ont point de patience.
Les vieux fous sont plus fous que les jeunes.
Bienheureux les riches ! Car ceux qui sont riches, vraiment riches, n'ont jamais à savoir le prix des choses : il y a toujours quelqu'un qui passe derrière eux régler l'addition.
Souvent ceux qui sont capables de réfléchir deviennent malheureux.
Je suppose que les événements ne sont qu'une sorte de commentaire de nos sentiments - on peut déduire ceux-ci de ceux-là.
Il y a deux attitudes possibles devant la mort. Ce sont les mêmes attitudes que devant la vie. On peut les fuir dans une carrière, une pensée, des projets. Et l'on peut laisser faire - favoriser leur venue, célébrer leur passage.
Une bonne partie de la population ne fait aucun effort de réflexion, et ce n'est pas parti pour s'arranger. Alors ou bien on lutte pour une cause perdue et on y perd sa santé, ou bien on essaie de prendre les choses comme elles sont et de s'y faire.
Les femmes sont cette deuxième moitié du ciel qui constitue, sans discussion possible, la deuxième moitié de la terre.
La baie de Guanabara [...] C'est ainsi que les indigènes la nomment. Les Portuguais y sont entrés il y a cinquante ans, un jour de janvier. Ces ignorants croyaient qu'il s'agissait d'une rivière : ils l'ont nommée la « rivière de janvier », Rio de Janeiro.
Comme la croûte des pâtés, les promesses sont faites pour être rompues.
Les héritiers des milliardaires versent peu de larmes. Ceux qui sanglotent au fond des nefs, près du bénitier, ne sont pas de la famille... c'est pour cela qu'ils pleurent.
Les moments les plus difficiles sont ceux qui donnent le plus de satisfaction.
Les mots et la parole ont une force insoupçonnée. Ils sont la tourmente ou la brise. La pluie qui dévaste ou l'eau qui irrigue.
Ceux dont la conduite laisse parler sont toujours les premiers à attaquer leurs voisins.
La vie se décide au moment où on se demande : est-ce que ce sont les adultes qui sont cons ou est-ce moi ?
Les comédiens sont faits pour jouer les rôles que la vie des autres nous fait écrire. Ils n'existent en somme que pour "vous" faire vivre.
Les enfants sont à ceux qui les rendent meilleurs.
Dans notre monde, seuls les sots sont punis, non les vicieux.
Une chanson ressemble à un rêve qu'on essaie de réaliser. Ce sont des pays inconnus où il faut s'introduire.
La vie se montre cruelle envers les femmes ! Elles doivent se débrouiller de leur mieux, tant qu'elles sont jeunes. Lorsqu'elles vieillissent et deviennent laides, on les délaisse.
Gabin est mort, Blier est mort, Dalban est mort, Carmet est mort, Simonin est mort, Ventura est mort : ils sont tous morts ! Mon carnet d'adresse, c'est un vrai cimetière !
Tous les extrêmes du sentiment sont alliés à la folie.
J'aime les femmes. Elles sont la meilleure chose jamais créée. Si elles veulent être comme les hommes et descendre à notre niveau, c'est bien.
Les succès ne frappent jamais au hasard : ceux qui réussissent, ceux qui gagnent sont d'abord des personnes qui ont cru en elles.
En France, nous avons nos réserves d'imbéciles comme les réserves de Peaux-Rouges en Amérique : ce sont les intellectuels. On est sûr de ne jamais en manquer.
Ce que les Français détestent, ce ne sont pas les inégalités, ce sont les inégalités autres que celles qui sont octroyées par l'Etat.
Les savants sont des gens, qui sur la route des choses inconnues, s'embourbent un peu plus loin que les autres.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
C'est en rêve seulement que les êtres nous sont doux et qu'il est bon de les avoir près de nous... dans la vie réelle ils sont les pierres aux angles aigus desquels on se heurte et l'on se blesse.
Les robes sont comme les femmes ; elles ont l'âge qu'elles paraissent.
Dans une dictature, le passé et le présent sont des frères siamois qu'il vaut mieux ne pas séparer si on veut maintenir l'ordre au dehors et l'harmonie au dedans.