Je pense que mes mélodies sont meilleures que mes paroles.
Il y en a qui n'ont tout leur esprit que lorsqu'ils sont de bonne humeur, et d'autres que lorsqu'ils sont tristes.
Tout est pur pour ceux qui sont purs, et rien n'est pur pour ceux qui sont impurs.
Lors de mon arrivée en Grande-Bretagne, les Anglais étaient grands, minces et taciturnes, tandis qu'aujourd'hui ils sont grands, minces et taciturnes.
Il y a deux espèces de gens, les trompés et les trompeurs, les faibles et les forts. Les forts sont comme le granit, on peut les presser autant qu'on veut, on n'en tirera jamais rien.
Les ordres contemplatifs sont les paratonnerres de la société.
Nos mères sont nos enfants et nous voulons que nos enfants soient nos mères.
La parole, c'est comme les galettes de mil. Il faut les prendre les unes après les autres jusqu'à la dernière sur laquelle sont posées toutes les autres, Et la dernière, c'est la vérité.
Où que nous portions le regard, les enfants sont des proies, exposées aux pires assauts.
Les chansons sont faites pour faire rêver.
Les devoirs de la sépulture ne sont pas les derniers devoirs des amis.
Les femmes comprennent mal ce qu'est l'amour chez les hommes, elles sont constamment déconcertées par leur attitude et leurs comportements.
Confiance et sûreté par l'eau sont emportées.
Civilisation et violence sont des concepts antithétiques.
Les êtres que nous connaissons le mieux, comme nous les déformons dès qu'ils ne sont plus là !
Ce sont les passions et non les intérêts qui mènent le monde.
Les foyers qui tiennent sont ceux qui cultivent l'égoïsme.
Ces littérateurs sont comme les tonneaux des Danaïdes : ils laissent passer toute l'humanité.
Les armes sont les sexes des impuissants. Ils tirent avec ce qu'ils peuvent.
Ces vieux matelas en laine, une fois qu'ils sont creusés au centre... Il faut choisir : camper chacun sur la bordure, ou alors sombrer ensemble dans la fosse commune.
Les philosophes sont bien trop orgueilleux pour avouer leur peur de la mort, et trop prétentieux pour reconnaitre à la maladie une fécondité spirituelle.
Les mains du Christ qui bénissent sont comme un toit qui nous protège. Mais elles sont en même temps un geste d'ouverture qui déchire le monde afin que le ciel pénètre en lui et puisse y devenir une présence.
Les gens sont très piégés là où ils se trouvent. Quand ils entendent parler de « mode », ils sont intimidés, en particulier dans le haut de gamme parce que c'est tellement élitiste.
Thérapie? Je n'ai pas besoin de ça. Les rôles que je choisis sont ma thérapie.
Les innovations sont presque toujours le fait d'explorateurs individuels ou de petits groupes, et presque jamais celui de bureaucraties importantes et hautement structurées.
Les réussites spectaculaires sont toujours précédées de préparations peu spectaculaires.
Malades, la plupart des gens le sont. Mais seuls les psychanalystes y voient un titre de gloire.
Les hommes sont pareils à des copeaux emportés par la rivière ; quand on construit une maison, les copeaux, on les jette.
Nous faisons notre histoire nous-mêmes, mais, tout d'abord, avec des prémisses et dans des conditions très déterminées. Entre toutes, ce sont les conditions économiques qui sont finalement déterminantes. Mais les conditions politiques, etc., voire même la tradition qui hante les cerveaux des hommes, jouent également un rôle, bien que non décisif.
Un fragile qui marche va toujours plus loin qu'un fort qui reste assis. Ce moment est venu : nos résolutions sont prises. Il convient de boucler notre sac, de ne pas oublier la boussole et la carte.
Ils vont, leurs mains sont pleinesD'une poussière d'or,Ils entrouvrent leurs mainsEt la nuit tombe.
Etre voyant, c'est comme lire dans un livre, et les plus beaux des livres du monde sont les êtres humains.
Les perles sont toujours appropriées.
Les films, pour moi, sont des parenthèses, des ruptures, des étapes
Il y a des livres qui meublent. Ce sont ceux qu'on vend le plus et qu'on lit le moins.
J'ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m'a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l'eau, et ont altéré la couleur de mon esprit.
Si je perds bien des maîtresses, j'en fais encore plus souvent, et mes voeux et mes promesses ne sont que feintes caresses.
Il ne peut y avoir d'amitié là où se trouvent la cruauté, la déloyauté, l'injustice. Entre méchants, lorsqu'ils s'assemblent, c'est un complot et non une société. Ils ne s'aiment pas mais se craignent. Ils ne sont pas amis, mais complices.
Les prisons sont là pour cacher que c'est le social tout entier, dans son omniprésence banale, qui est carcéral.
S'il n'était meurtrier, ce virus me serait sympathique. En quelques semaines, il vient de réussir ce que des décennies de lutte syndicale, de confrontations électorales et de publications scientifiques n'ont pas permis : les marchés financiers sont en perdition, les [...] ► Lire la suite
Celui qui n'a rien de caché au fond du coeur trouve que toutes les choses sont claires.
Tes faims de moi sont difficiles.
Je pense que les gens ont toujours aimé les choses qui sont plus grandes que la vie, les choses qui sont imaginatives.
Les hommes et les femmes sont si étrangers, si dissemblables que, s'ils n'empruntent largement les uns chez les autres, l'amour n'est plus possible.
Les belles oeuvres sont filles de leur forme, qui naît avant elles.
Les muscles des hommes politiques sont devenus plus puissants que leur coeur.
Les grandes oeuvres sont celles qui réveillent notre génie.
Ceux qui ont une foi excessive dans leurs idées ne sont pas bien armés pour faire des découvertes.
Ce ne sont pas les histoires qui importent, mais le ton sur lequel elles sont racontées.
Au royaume des aveugles, les borgnes sont mal vus !