Les philosophes sont bien trop orgueilleux pour avouer leur peur de la mort, et trop prétentieux pour reconnaitre à la maladie une fécondité spirituelle.
Le racisme, la haine, le ressentiment, « le désir légitime de vengeance » ne peuvent alimenter une guerre de libération. Ces éclairs dans la conscience qui jettent le corps dans des chemins tumultueux, qui le lancent dans un onirisme quasi [...] ► Lire la suite
L'avenir est inconnu et source d'inquiétude : seuls les condamnés à mort sont rassurés.
Pour un mort sept jours de deuil ; pour le sot et pour l'impie tous les jours de leur vie.
Qui est mort hier aujourd'hui n'est plus pleuré.
Il faut bien rire de la mort qui se moque bien de nous enlever la vie.
La mort est si ancienne qu'on lui parle latin.
Contre la mort nul ne peut se défendre.
La présomption ? Une maladie sacrée. La vue ? Une tromperie.
La vie est une maladie de l'esprit.
Les animaux ne voient la lumière du jour qu'une fois dans leur vie : au moment de leur mort ou plus exactement quelques heures auparavant, lorsque débute leur transfert vers l'abattoir. Pour beaucoup d'entre eux, les derniers pas auront été les premiers. Ne l'oubliez pas lorsque vous achetez votre jambon ou votre boeuf bon marché.
Les plus grands jeux inventés par l'homme simulent la vie et la mort à s'y méprendre.
Je me suis habitué à la mort : un pianiste est un homme déguisé en croque-mort, avec en face de lui, constamment, son piano qui ressemble à un corbillard.
La mort n'oublie personne, mais certains oublient de vivre.
Ne pas oublier qu'entre un mort et un vivant, il n'y a qu'une différence de 37 degrés.
J'ai très tôt renoncé à la viande et un jour viendra où les hommes tels que moi proscriront le meurtre des animaux comme ils proscrivent aujourd'hui le meurtre de leurs semblables.
Nous vivons la mort par intermittence et la vie comme un contrat que nous n'avons pas signé.
Tout anti-intellectualisme finit dans la mort du langage, c'est-à-dire dans la destruction de la sociabilité.
On n'est de nulle part tant qu'on n'a pas un mort dessous la terre.
Il y a toujours mort d'homme à l'origine de l'ordre culturel.
Le patriotisme a au moins ceci de bien : le héros ne sait jamais qu'il est mort pour rien.
Aller à travers le monde et parler aux hommes ? Les convaincre d'avoir pitié les uns des autres, les bourrer de leur mort prochaine ? Rien à faire, ils aiment être méchants.
La vue d'un corps endormi peut-elle appeler autre chose que le meurtre comme suprême tendresse !
C'est ainsi : les choses qui arrivent dans la vie basculent tôt ou tard dans les livres. Elles y trouvent leur mort et un dernier éclat.
Vous vous souciez tellement que vous sentez que vous saignez à mort avec la douleur.
Au fond, il n'y a qu'un seul chrétien, et il est mort sur la croix.
C'est l'ombre de la mort qui donne relief à la vie.
La vie est une maladie dont tout le monde meurt.
La mort ne révèle point les secrets de la vie.
Nous aimerions chacun ne pas survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Un homme qui réussit son suicide est bien au-delà de la mort car il s'est mesuré à Dieu, en choisissant son heure, et a eu le dernier mot.