Les souvenirs sont façonnés par l'oubli comme les contours du rivage sur la mer.
Les mers ne sont plus un espace infini, elles ne peuvent plus être l'ultime poubelle.
Je ne discute jamais de questions liées à ma famille. Ils ne sont pas impliqués dans les affaires ou la politique. Cette question est essentielle, elle évite les éventuelles pressions politiques.
Nos actions sont comme nos enfants, qui vivent et agissent en dehors de notre propre volonté.
Quand ils sont au gouvernement, ils ne trouvent pas de solution, vous les mettez dans l'opposition et tout d'un coup ils ont des idées !
Lorsqu'on me demande si je suis pessimiste ou optimiste, je réponds qu'en moi la connaissance est pessimiste, mais le vouloir et l'espoir sont optimistes.
Toutes les femmes ne sont pas faites pour être mères. Quelle allure aurait la Victoire de Samothrace si elle devait arrêter son essor pour mettre bas ?
Les enfants martyrs sont ceux qu'on embrasse trop. Les grand-mères sont particulièrement recherchées pour cette tâche de tortionnaire.
Les filles sont comme les pianos. Quand elles ne sont pas droites, elles sont à queue.
La jeunesse et la beauté sont partout des idoles qui nous font plier le genou.
La guerre n'est tout au plus que barbarie. Sa gloire n'est qu'illusion. Ce n'est seulement que ceux qui n'ont jamais tiré un coup de feu ou qui n'ont jamais entendu les cris et gémissements des blessés, ce sont ceux-là qui appellent à la vengeance,
Oh ! Les jaloux, ils sont parfois d'une logique désespérante.
Les livres de cuisine n'ont d'autorité que lorsqu'ils sont signés par des hommes.
Les vivants sont toujours de plus en plus dominés par les morts.
Les êtres humains, qui sont remarquables de par leur capacité à tirer des leçons de l'expérience des autres, sont également remarquables pour leur inclination à ne pas le faire.
La propriété est évidemment absurde. Pour être heureux, il ne faut avoir rien, ou tout au moins ne tenir à rien, car les possédants sont aussi des possédés.
Chantons la gloire de nos pèresQui dans l'histoireOnt fait leur trouEt qui toujours, nous disent les livres,Sont restés libresComme la mer et le mistral.
Mes habits sont chers comme mes amis.
La vérité d'un homme ce sont ses erreurs.
Ce sont les hommes qui ont eux-mêmes forgé les fers dont ils se plaignent, et sous lesquels ils gémissent.
Les enfants des autres sont légers à porter.
Vous ne pouvez rien apprendre à personne, seulement leur faire réaliser que les réponses sont déjà en eux.
L'Enfer, c'est pour ceux qui n'ont jamais pris de risques. Qui se sont laissés vivre sans se remettre en question, sans rien faire, ou alors en emmerdant les autres, en profitant d'eux.
Les chaises sont de l'architecture, les sofas sont bourgeois.
Si les hommes sont si mauvais avec le secours de la religion, que seraient-ils sans elle ?
Les histoires sont pleines d'exemples qui illustrent la fidélité des chiens plutôt que celle des amis.
Les progrès de l'insomnie sont remarquables et suivent exactement tous les autres progrès.
Les philosophes ne sont pas exempts d'épreuves. La vérité leur coûte parfois la vie quand elle ne leur ôte pas la liberté d'en jouir.
Les faits sont rebelles ; et quels que soient nos souhaits, nos désirs ou nos passions, ils ne pourront pas altérer un état de fait.
Les gens bien doués sont condamnés d'avance à brûler plus longtemps que les autres dans le purgatoire, étant plus riches en phosphore.
J'essaie de ne pas prêter attention à mes ennemis, mais cette fois j'aimerais en parler, car mes ennemis sont mes motivations.
Entre oui et non, la frontière est bien mince. Le bien et le mal sont entremêlés.
Les bienfaits intéressés sont si communs, qu'il ne faut pas s'étonner si l'ingratitude n'est pas rare.
L'homme de science ne vise pas un résultat immédiat. Il ne s'attend pas à ce que les idées qu'il avance soient facilement acceptées. Son travail est comme celui d'un cultivateur, pour l'avenir. Son devoir est de jeter les bases pour ceux qui sont à venir et de montrer la voie. Il vit, travail et espère.
Le diable est optimiste s'il pense pouvoir rendre les hommes pires qu'ils ne sont.
Les absurdités d'hier sont les vérités d'aujourd'hui et les banalités de demain.
L'absurdité des batailles qui sont des batailles de mots mais qui tuent des hommes de chair.
Les cieux sont comme un livre où tout homme peut lire.
Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux.
Les plus grandes âmes sont capables des plus grands vices aussi bien que des plus grandes vertus.
Il y a deux choses auxquelles il faut se faire sous peine de trouver la vie insupportable : ce sont les injures du temps et les injustices des hommes.
Les derniers à embarquer sur un navire sont les premiers à prendre pied sur la rive.
Sache que les hommes sont ce qu'est leur époque.
Les châteaux en Espagne qui ne coûtent rien à construire sont ruineux à démolir.
Les femmes sont curieuses ; fassent le ciel et la morale qu'elles contentent leurs curiosités d'une manière plus légitime qu'Eve leur grand-mère, et n'aillent pas faire des questions au serpent.
Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n'appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l'anonyme.
Quantités de talents sont perdues dans notre société, uniquement parce que ces talents portent une jupe.
C'est comme l'amour en fin de compte. Les grands circuits sont les mêmes pour tous. Mais chacun peut y préférer, ici ou là, sa petite chapelle.
Les droits de chaque individu sont amoindris si ceux d'un seul homme sont menacés.
Les seules choses qui sont impossibles à finir sont celles que l'on ne commence pas.